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Gérardmer 2019 : Retour sur The Unthinkable, notre film coup de cœur du festival

Au sein des films en compétition cette année, The Unthinkable a su illuminer une sélection bien terne notamment par sa mise en scène efficace et pleine d’ingéniosité ! Retour sur un formidable moment de cinéma…

Réalisé par Crazy Pictures, un collectif d’amis suédois réunis autour d’une même passion pour le 7ème art, The Unthinkable – ou Den blomstertid nu kommer en version originale – a été sans conteste la bonne surprise de ce festival ! Pour leur tout premier long-métrage, cette troupe de créateurs a également produit, mis en image et monté le film et l’a co-scénarisé avec Christoffer Nordenrot, qui campe aussi le rôle d’Alex, le personnage principal. Tantôt intimiste et envoûtant, tantôt grandiose et sensationnaliste (dans le bon sens du terme), The Unthinkable réussit presque tout ce qu’il entreprend.

Le film nous transporte dans une Suède actuelle, soudainement visée par ce qui semble être une attaque terroriste de grande ampleur. Nous suivons le personnage d’Alex, un talentueux musicien, qui revient dans son village natal alors que les événements qui touchent le territoire débutent à peine. Il y retrouve son amour de jeunesse, Anna (Lisa Henni), avec qui il espère renouer des liens… Mais la catastrophe qui s’intensifie dans le pays risque bien de perturber leurs retrouvailles, allant jusqu’à mettre en péril leur existence. Au cours de cette mission de survie, Alex va recroiser son père, Björn (Jesper Barkselius), avec qui il est en froid depuis des années… Mais comment coopérer avec celui qui l’a tant fait souffrir par le passé ?

Un premier acte splendide et plein de poésie

En sortant de notre séance a Gérardmer, certains spectateurs se sont plaints de la première partie du film, s’étirant trop en longueur selon eux. Effectivement, The Unthinkable prend le temps de s’exposer, de se contextualiser, de présenter ses personnages, de se charger en émotion… Cette portion du film est pourtant celle qui nous a instantanément fait comprendre que nous n’allions pas rester inactif au fond de notre siège durant les 2h09 de visionnage, à suivre bêtement le récit qui se dessinait sous nos yeux. Avec cet acte initial fondateur, se concentrant sur l’émotionnel pur, Crazy Pictures cherche à nous sonder tout en douceur et pourtant bien profondément puis à jouer avec nos cordes sensibles pour mieux les faire voler en éclat plus tard dans l’histoire. Il est vrai que si la relation entre Alex et Anna, remplie de tendresse et de bons sentiments, vous laisse de marbre dès les premiers instants du long-métrage, le travail d’implication et d’assimilation aux personnages sera bien plus complexe par la suite car l’essence même de The Unthinkable réside bel et bien là, dans cette amourette nostalgique…

Une gestion de l’impressionnant à couper le souffle

Au-delà de cette partie fascinante mais qui peut dérouter les personnes venues assister à un enchaînement d’explosions et de scènes de combats, le film rappelle bien assez vite que le terme “catastrophe” qui lui est affilié n’est pas là sans raison. Le collectif de réalisateurs, qui a pu faire ses preuves dans ses précédents courts-métrages, démontre une aisance dans la mise en scène quand le rythme s’accélère et l’action surgit au premier plan. Visuellement époustouflant et jamais cheap, The Unthinkable impressionne par l’impact procuré par la moindre balle tirée, le moindre accident de voiture ou crash d’hélicoptère survenus. Tout est ultra calibré, très lisible et donc simple à suivre et à savourer ! On ressent une étonnante maturité dans le dosage et l’utilisation des effets spéciaux – jamais too much – alors que certains jeunes metteurs en scène auraient tendance, dans un élan de générosité, à vouloir en abuser pour nous en mettre plein la rétine. Crazy Pictures ne tombe pas dans le piège, ce qui, en l’état, est déjà un vrai tour de force !

Si le récit s’étend peut-être un peu trop sur la fin, il nous aura tenu tellement en haleine, aura tellement joué avec nos émotions, qu’on lui pardonne totalement ce petit quart d’heure en trop… La musique de Gustaf Spetz joue un rôle important dans le rythme imposé par le film, en sachant se mettre en retrait ou au contraire, sublimer certaines séquences plus calmes, plus touchantes… La partition du compositeur nous accompagne tout au long du périple quasi initiatique d’Alex, s’accordant harmonieusement aux états d’âmes du personnage. Véritable cerise sur une gâteau déjà bien savoureux !

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