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Hayabusa 2, la sonde japonaise qui déchiffre l’histoire du système solaire

Quelques mois après son premier atterrissage sur l’astéroïde Ryugu, la sonde japonaise Hayabusa 2 en a effectué un second pour recueillir des échantillons en profondeur. Un véritable exploit technique qui va permettre d’étudier des fragments de roches restés intacts depuis la naissance du système solaire.

Un nouvel exploit dans l’histoire de la conquête spatiale. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la sonde Hayabusa 2 a réussi un joli coup de force. Collecter des fragments en profondeur d’un astéroïde distant de 250 millions de kilomètres. Le tout après avoir creusé, à l’aide d’explosifs, un petit cratère artificiel. La manoeuvre est d’autant plus remarquable que la sonde avait déjà effectué un premier passage Ryugu pour y “aspirer” de la poussière à la surface en février 2019.

Seconde après le deuxième atterrissage d’Hayabusa 2 sur l’astéroïde Ryugu
@JAXA HANDOUT/EPA/MAXPPP

Un exploit technique pour retracer les origines du système solaire

Après son premier passage, Hayabusa 2 a largué, en avril dernier, un impacteur qui a libéré un projectile en cuivre. Ce dernier s’est écrasé à la surface de l’astéroïde à une vitesse de 7200 km/h. Suffisant pour y créer une aspérité propice à la collecte de données plus en profondeurs. Toutefois, de longues semaines de reconnaissance et de photographie ont précédé la seconde descente de la sonde, dans le cratère, effectuée seulement cette semaine. Une seconde partie de la mission effectuée, elle aussi avec succès. La sonde rentrera donc sur la planète bleue avec ses deux collectes, véritables trésors scientifiques. Les astéroïdes comme Ryugu se sont formés au début du système solaire et n’ont que peu évolué. Ils renferment donc littéralement environ 4,5 milliards d’années d’histoire. Les échantillons récoltés peuvent donc permettre de percer certains secrets de l’univers. De manière plus précise, Makoto Yoshikawa, chef de mission Hayabusa 2, explique ce qu’ils peuvent révéler. Ils permettront, entre autres, de constater l’influence des vents solaires et rayons cosmiques mais aussi de “comprendre la matière organique et l’eau des débuts du système solaire”. Une sorte de voyage dans le temps pour mieux comprendre la création et le fonctionnement de l’univers qui nous entoure.

Une nouvelle cargaison qui représente donc une véritable mine d’or… qu’il faudra patienter pour récupérer. La sonde va en effet rester sur l’astéroïde jusqu’à la fin de l’automne. Elle entamera ensuite le long et périlleux voyage de retour vers la terre.

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