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Interview – Pierre-Jean Chalençon : “Je serai un personnage historique dans Fort Boyard”

Pierre-Jean Chalençon, collectionneur français d’objets principalement lié à Napoléon Bonaparte, est chroniqueur dans l’émission “Affaire conclue” sur France 2. Il est aussi membre du comité directeur du Souvenir Napoléonien et gère la Société Civile du Palais Vivienne.

Vous êtes le célèbre acheteur de « Affaire conclue » sur France 2, qu’est-ce qui vous plaît dans cette émission ?

C’est une émission populaire où on parle d’antiquités allant de cinq euros à plusieurs milliers d’euros. On rencontre des gens qui viennent de France, de Belgique, de Suisse… de différentes classes d’âges et je trouve ça assez extraordinaire.

On vous a vu également en tant que chroniqueur dans « Touche pas mon poste » sur C8 avec Cyril Hanouna, comment avez-vous rejoint l’équipe ?

Cyril est quelqu’un que j’aime beaucoup, parfois on se dit des trucs… mais on est très copain. Il m’a invité assez régulièrement, l’année dernière j’ai dû y aller une dizaine deux fois. Mais là je ne sais pas quand est-ce que je vais y retourner. Ce que j’aime dans cette émission, c’est qu’elle est en direct et j’aime le direct. On peut se permettre certaines choses qu’on ne peut pas faire ou dire dans des émissions coupées. (rires)

Vous allez bientôt intégrer le casting de Fort Boyard, ce projet a été repoussé en 2021 suite au COVID-19. Vous allez devenir un personnage dans le fort ? 

Oui, je tourne fin juin un épisode où je serai présent en tant que candidat. Mais l’année prochaine je serai un personnage.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce personnage ?

Devinez ! (rires) On va fêter le bicentenaire de la mort de Napoléon et je serai une sorte de personnage historique. Tout ça doit être raffiné…

Continuons à parler de vos projets, vous allez faire un one-man-show. De quoi va-t-il parler ?

Le one-man-show va parler de l’histoire de Napoléon mais avec humour. Je veux faire rire les gens tout en disant des anecdotes réelles. Et je parlerai un peu de politique, de ce qu’il se passe en ce moment… il faut faire rire les gens. Le one-man-show devait commencer cette année mais entre les grèves, le covid-19… on n’a pas eu de chance ! Je pense que ce sera plutôt pour la fin de l’année et je pense que cet été j’irai en Corse faire une salle ou deux. Et je lance également ma pièce de théâtre « Une chance insolente » avec Olivier Lejeune. Cette pièce va commencer en province à partir du mois d’octobre. Dans cette pièce je joue le rôle d’un jetsetter propriétaire d’un cabaret transformiste à Las Vegas. Je pense qu’on va beaucoup rire ! (rires)

Avez-vous d’autres projets ?

J’ai des projets d’exposition à Liège en Belgique pour 2021. Je dois également exposer quelques objets l’année prochaine aux Invalides et je serai sûrement en Chine quelques jours en juillet-août pour inaugurer une exposition qui va durer jusqu’au mois de novembre ou décembre. 

Vous avez récemment sorti un livre qui se nomme « Appelez-moi l’empereur », quel est le thème de cet ouvrage ?

Ce n’est pas un chef-d’œuvre de la littérature, c’est simplement un livre autobiographique qui raconte ce que j’ai fait, mon parcours… mais avec humour. Les gens qu’ils l’ont lu me disent qu’ils sont ravis, donc ça me fait plutôt plaisir.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de faire cette autobiographie ?

J’en avais marre que des gens me posent toujours les mêmes questions. Un moment je me suis dit que j’allais donc faire ce livre, maintenant lisez le bouquin et ça évitera que je me répète à chaque fois. Il y a également beaucoup de gens qui me connaissent sans vraiment me connaître grâce à la télévision ou la radio… et je voulais montrer que je n’étais pas seulement le mec de la télé, que j’avais déjà une vie avant la télévision et qu’elle était déjà très bien remplie.

Pourquoi ce titre « Appelez-moi l’empereur » ?

Quand j’étais plus jeune on m’appelait Napoléon à la salle des ventes de Drouot, alors je dis Appelez-moi l’empereur !

Comment est venue cette passion pour Napoléon Bonaparte ?

J’avais 8 ans, et mes parents m’ont offert une bande dessinée lorsqu’on habitait à Saint-Germain-en-Laye. J’allais souvent au château de Malmaison et quand je suis arrivé dans le château, j’ai vu la bibliothèque de Napoléon et je me suis dit que c’était super !

À 17 ans vous commencez votre collection. Pourquoi avoir commencé une collection ? 

Alors ça je ne sais pas ! C’est peut-être la joie de posséder un moment de l’histoire de France, on a l’impression de faire partie de l’histoire. Je trouve que c’est assez extraordinaire de posséder un objet qui a appartenu à une personnalité, un roi, une duchesse…

Quel est le premier objet de votre collection ? 

Ma mère m’avait offert une carte de visite d’Émile Zola. J’ai dû vendre le scooter que mon père m’avait offert pour pouvoir acheter mon premier objet. Je me suis acheté une lettre de Napoléon qui annonçait la victoire de la bataille de 1807.

Aujourd’hui vous avez la plus grande collection au monde consacrée à Napoléon, de combien d’objets se compose votre collection ?

J’ai quelques milliers de pièces. Il y a des pièces qui valent riens et d’autres un peu plus mais c’est historique. J’en rachète, j’en revends… il m’est même arrivé de racheter des objets que j’avais vendu. C’est un peu la folie du collectionneur. 

Quelle est la pièce la plus importante de votre collection ? 

Sacre de Napoléon 1er

L’anneau du sacre, la bague que Napoléon a eu le jour de son couronnement. Ou le cachet en or qu’il a eu toute sa carrière. J’ai beaucoup d’objets qui sont importants pour moi…

Où repérez-vous les objets que vous achetez ?

Souvent en salle des ventes, ou des particuliers m’appellent et également quelques marchands… mais ça reste souvent en salle des ventes car c’est là que c’est le moins cher et on récupère beaucoup d’objets.

Quels sont les critères pour acheter une pièce ?

Le côté exceptionnel, historique… il faut qu’on se dise « waouh » lorsqu’on vient voir les objets. Il faut que les visiteurs se rendent compte que c’est un objet important. J’aime les choses qui sont faciles à comprendre. Pour moi, j’ai des livres très précieux qui valent un certain prix mais qui sont des choses plus intellectuelles et ce n’est pas vraiment ce que je cherche. Je cherche des objets populaires, qui sont compréhensibles pour les jeunes et les moins jeunes. C’est très important pour moi.

Il y a des acquisitions dont vous êtes particulièrement heureux ?

Oh bah oui ! J’ai acheté des assiettes du service de l’empereur et d’autres objets. C’est comme un chasseur et il y a un petit côté Sherlock Holmes où on est toujours très content de découvrir des objets dont on n’a pas forcément les moyens d’acheter et qu’on arrive finalement à avoir par le savoir et la connaissance. Je suis fils d’un père journaliste et d’une mère responsable de boutique chez Sonia Rykiel donc je n’étais pas d’une grande fortune. Ce que j’ai, je l’ai eu par moi-même. Je n’avais pas d’argent de famille, j’ai moi-même monté ma collection. Une collection que je donnerai d’ailleurs à l’État français, à la république. 

Avez-vous des regrets ? Des œuvres que vous auriez aimé acheter ou que vous regrettez d’avoir acheté ?

Oui bien sûr, j’ai beaucoup de regrets mais ce sont des regrets éphémères. Par exemple, j’aurais aimé avoir la feuille de la couronne de Napoléon, que je n’ai pas eu contre des collectionneurs chinois. Mais à un moment il fallait devenir raisonnable, et je n’ai pas les moyens de ces gens. Donc on va dire que ce sont des petits regrets… mais vu le prix qu’ils ont payé, ils ne vont pas la perdre. (rires)

Avez-vous déjà acheté un objet de votre collection en ligne ?

Jamais ! Je suis vraiment très mauvais sur Internet. J’ai déjà essayé une ou deux fois mais je n’ai pas eu les objets… ce n’est pas du tout mon truc.

Vous êtes le propriétaire du Palais Vivienne. Pourquoi avoir acheté ce palais, qu’est-ce qui vous a séduit chez lui ?

Ce qui m’a séduit c’est son emplacement rue Vivienne, qui est un lieu historique construit par le dernier ministre des finances de Louis XIV. Il y a eu beaucoup de grandes personnes à venir dans ce palais. Par exemple, Mozart, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Napoléon… sont venus dans le Palais Vivienne. C’est aussi un lieu d’événementiel, c’est une société comme vous l’avez dit. On organise des défilés de mode, des soirées… mais en ce moment avec le Covid-19 ça nous a mis au chômage technique et j’espère que ça va bientôt reprendre. J’organise moi-même des visites au mois de juin, les gens peuvent s’inscrire s’ils veulent. Il faut s’inscrire à l’adresse mail : [email protected]. On doit reprendre car il faut faire rentrer de l’argent, on n’est pas des fonctionnaires payés par l’État. (rires)

Quel est l’événement le plus fou qui ait eu lieu dans le palais ?

J’ai fait une soirée pour Adidas et il y avait 1000 personnes dans le palais. Il y avait la queue dehors, un rappeur dément, des tonnes de matériel à tel point que les murs ont failli exploser. Je ne referai plus jamais un truc pareil ! Mais c’était assez extraordinaire.

Pour finir, que peut-on vous souhaiter ?

La santé et de trouver l’amour. Et j’espère avoir des nouvelles émissions.

Si on vous proposait d’animer une émission sur l’histoire, vous accepteriez ?

Oui j’aimerais bien animer une émission portant sur l’histoire. Mais je pense que j’ai aussi cette folie qui fait que je peux faire autre chose. Regarder, quand je suis invité chez Cyril Hanouna je parle peu d’histoire et je fais surtout le Buzz. Et j’ai quand même un cerveau qui me permet de poser des questions sans avoir de fiches, contrairement à certains animateurs que je ne citerai pas. (rires) Je n’ai pas besoin d’avoir des fiches pour avoir une conversation et faire rire les gens. C’est ce qui fait que je suis aussi populaire aujourd’hui et que je ne suis pas seulement le chroniqueur de l’émission affaire conclue… si j’étais resté le chroniqueur de cette émission je n’aurais pas la notoriété que j’ai aujourd’hui. Maintenant il faut que je transforme cette notoriété en émission et je suis motivé !

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