Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, n’est plus à présenter : blogueur et militant engagé pour la cause animale et environnementale. En septembre dernier, l’homme de 39 ans avait mené une action anti-corrida dans les arènes de Nîmes.
Retour sur son action

Le célèbre influenceur a comparu le jeudi 2 avril, devant le tribunal correctionnel de Nîmes.
Après avoir fait irruption sur la piste des arènes lors d’une corrida en brandissant une pancarte sur laquelle était inscrite “F*ck Corrida” dans les arènes de Nîmes en septembre 2025, il risquait jusqu’à 1 an de prison et 15.000 euros d’amende pour cette action militante contre la tauromachie.
L’influenceur aux 2,5 millions de followers sur Instagram et 2,9 millions sur TikTok a expliqué que le but de son action, organisée avec des associations, était de « dénoncer ces spectacles barbares ».
« C’est moi qui ai décidé de sauter après la mise à mort du taureau, où le torero porte lâchement le coup final », a-t-il confié à la barre (…) « Il n’y a pas eu de trouble de la compétition puisque le taureau était déjà mort » a ajouté le blogueur.
Une intrusion sanctionnée par la loi ? : Verdict du tribunal de Nîmes
Le délibéré s’est tenu ce mardi à 13h30. Ils sont une centaines de fans à s’être déplacés pour accueillir Jeremstar devant le tribunal de Nîmes situé juste à côté des arènes.
Poursuivi pour “une entrée sur une aire de compétition de l’enceinte sportive troublant le déroulement de la compétition”, le militant a finalement été relaxé par le tribunal, étant donné que les arènes ne sont pas une enceinte sportive et que la corrida n’est pas reconnue comme un sport.
Au-delà du cas individuel de Jeremstar, le tribunal a dû trancher car une question de fond se posait, celle de savoir si les spectacles tauromachiques peuvent être considérés comme des compétitions sportives. Un point nié par les militants anti-corrida.
Aujourd’hui, la corrida suscite de vifs débats en France entre les pro-corrida, justifiant cette pratique en une tradition culturelle régionale, et entre les anti-corrida, fermement opposés au nom de la cause animale.
D’autres actions menées par Jeremstar
Jeremstar a également milité en 2022 devant le magasin de Louis Vuitton situé aux Champs Élysées aux côtés de l’association à but non lucratif PETA (People for the Ethical Treatment of Animals ), pour « demander à LVMH de supprimer les peaux exotiques de Louis Vuitton ».
En 2023, le blogueur de 39 ans a de nouveau participé à une “action choc de rue” portant sur le même sujet, accompagné une nouvelle fois par l’association PETA, pour « demander à Louis Vuitton d’arrêter d’utiliser des peaux exotiques (serpents, crocodiles) pour leurs sacs et accessoires. »
D’autres personnalités publiques ont dénoncé cette tradition

Rémi Gaillard
En juillet 2019, le vidéaste humoriste Rémi Gaillard, défenseur de la cause animale, s’est mobilisé lors de la manifestation contre la corrida organisée à Lunel. De plus, son association milite contre la corrida et est affiliée au Crac Europe (Comité radicalement anti-corrida).
Quand la tradition tue, il faut tuer la tradition (…) Je ne suis pas pour l’arrêt de la corrida, je suis pour l’arrêt de la torture. La torture n’est pas un spectacle. Et il y a des gens qui vont payer pour voir ça !
Déclaration de Rémi Gaillard dans le journal Midi Libre

Le mistral gagnant
Critique virulente du capitalisme, de la police et de l’extrême droite dans ses chansons, le chanteur Renaud possède d’innombrables engagements. Parmi ses nombreux engagements il y a son opposition à la corrida. En 2006, Renaud sort un nouvel album intitulé Rouge sang. Dans la chanson du même nom, il critique la corrida et les souffrances animales :
« Entre ce sang qui coule,
Sur le sable de l’arène,
Et fait vibrer la foule,
Barbare, inhumaine. »
En France, la corrida reste légale en 2026 uniquement dans des départements du sud où elle constitue une « tradition locale ininterrompue ».