C’était l’un des moments les plus attendus du premier JeuXdi by Paris-Longchamp de la saison. En plus de la fête et des courses professionnelles, le public a pu découvrir la première étape qualificative du Championnat des Grandes Écoles. Sur la célèbre piste de l’ouest parisien, de jeunes cavaliers amateurs ont troqué leurs livres de cours contre une casaque de jockey. Ce rendez-vous unique permet à des étudiants passionnés de vivre leur rêve de pouvoir galoper en compétition sur l’un des plus beaux hippodromes du monde.
Une préparation intense pendant 4 mois pour Longchamp
Le Championnat des Grandes Écoles n’est pas une course comme les autres. Pour être présents au départ ce jeudi 7 mai, les étudiants sélectionnés ont dû suivre un parcours de formation rigoureux. Depuis le mois de décembre dernier, quarante élèves issus des plus prestigieuses écoles de France ont participé à des stages d’initiation à Chantilly. Ils ont ensuite été répartis chez vingt-six entraîneurs professionnels partout en France. Ces derniers les ont accueillis plusieurs matinées par semaine, souvent très tôt avant les cours, pour leur apprendre les bases du métier de jockey, l’équilibre en selle, la gestion de l’effort du cheval et la maîtrise de la vitesse.
Le déroulement de la course et l’enjeu sportif
Dès l’ouverture des portes à 16h00, l’effervescence est montée autour du rond de présentation. Pour cette première épreuve qualificative, les étudiants ont dû gérer une pression particulière : celle de galoper devant un public nombreux venu pour l’afterwork. Contrairement aux jockeys professionnels, ces cavaliers amateurs doivent concilier leur vie d’étudiant avec des entraînements matinaux exigeants. Sur la piste, la course s’est jouée sur la distance classique de Longchamp, demandant aux participants de bien doser l’effort de leurs chevaux, notamment dans la célèbre ligne droite finale.
L’enjeu de cette journée était de marquer les premiers points au classement général. Ce championnat fonctionne par étapes : les meilleurs de chaque manche marquent des points qui leur permettront, à terme, de décrocher leur ticket pour la grande finale du 14 juillet. Au-delà du résultat pur, cette première manche a surtout servi de test grandeur nature pour valider les progrès réalisés durant les stages de formation à Chantilly. Pour ces jeunes issus d’écoles de commerce, d’ingénieurs ou de vétérinaires, l’objectif était de boucler le parcours en toute sécurité tout en montrant une réelle maîtrise technique face au chronomètre.