Les réactions quant aux photos polémiques du Président de la République aux Antilles n’ont pas manqué d’alimenter la toile ces derniers jours. Si les critiques furent nombreuses et variées, celle de Michel Onfray, adepte de la diatribe envers le chef d’Etat, est elle aussi, largement dénoncée. 

Dans une lettre ouverte au Président de la République, qu’il qualifie familièrement de « Cher Manu », Michel Onfray laisse libre cours à sa verve accusatoire et fustige le dernier cliché du Président, tout sourire aux côtés de deux jeunes antillais torses nus, l’un deux adressant un doigt d’honneur à la caméra. Signe déplacé d’une connotation très forte pour les uns, ou minute d’égarement pour d’autres, le geste n’interpelle pas moins pour autant. 

©Le Parisien

Pour Eric Zemmour, également au coeur d’une polémique, « c’est une guillotine symbolique » comme le rapporte RTL. Le polémiste établit rapidement un lieu entre l’ancien monarque – Louis XIV – forcé d’arborer le bonnet phrygien après le 14 juillet, et le Président posant aux côtés de locaux. 

Pour Michel Onfray aussi, ça ne passe pas. Elle se voulait satire du pouvoir présidentiel, la lettre du philosophe s’est finalement retrouvée au coeur d’une nouvelle polémique. Jugée homophobe car évoquant à de nombreuses reprises un certain penchant du Président de la République pour les « beau(x) black(s), bodybuildé(s) en prison et luisant de sueur tropicale ». Usant de la figure du doigt d’honneur pour s’attarder sur « le doigté et son fondement », Michel Onfray dénonce directement la politique du chef d’Etat.

Sur BFMTV, l’homme au coeur du scandale s’est oralement justifié : « Je parle d’une photo et on m’accuse d’homophobie. Pourquoi les philosophes n’auraient-ils pas le droit à la satire ? « 

Du côté des médias, les réactions furent aussi rapides. Originellement prévue le 8 octobre prochain, l’interview de Michel Onfray dans le « Magazine de la Santé » sur France 5 est officiellement annulée. Il réagit rapidement sur son site : «Après France Culture, c’est donc France 5 qui me prive de micro : cela confirme la censure dont je fais l’objet de la part du service public audiovisuel et dont je parlais dans ma satire».

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