Nouvelle grosse annonce série pour TF1 à la veille de son rapprochement avec Netflix cet été avec le tournage de Le Réseau Corneille.
Le chef-d’œuvre d’espionnage de Ken Follett, Jackdaws, s’offre une adaptation télévisuelle d’envergure. Sous la houlette de la réalisatrice Mona Bauer, une escouade féminine s’apprête à faire sauter les lignes de communication allemandes dans une course contre la montre haletante à la veille du Débarquement.
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Une épopée féminine au cœur de l’Occupation
Mai 1944. Tandis que les côtes anglaises fourmillent de troupes alliées prêtes à l’assaut final, l’issue de la Seconde Guerre mondiale se joue dans l’ombre des châteaux français. Pour que le « Jour J » ne vire pas au désastre, une mission suicide s’impose : détruire le principal central téléphonique de la Wehrmacht, verrou stratégique niché dans une forteresse réputée imprenable.
C’est le point de départ de Le Réseau Corneille, une mini-série de six épisodes (52 minutes) qui promet de renouveler le genre de la fiction historique française. Portée par Laetitia Casta, qui incarne Elisabeth « Betty » Clairet, l’intrigue suit la formation d’un commando pour le moins hétéroclite. Betty n’a qu’une semaine pour transformer cinq civiles — des femmes aux personnalités électriques et aux trajectoires singulières — en redoutables saboteuses.
Un casting cinq étoiles pour une traque impitoyable
Face à la caméra de Mona Bauer, le plateau de tournage réunit une distribution de haut vol. Aux côtés de Laetitia Casta, on retrouve Mathilde Seigner, Lina El Arabi et Bérangère McNeese, formant le noyau dur de ce groupe de femmes prêtes à tout pour la liberté. Le défi est immense : infiltrer la zone occupée, pénétrer dans l’antre de l’ennemi et faire sauter l’édifice avant que le premier soldat allié ne touche le sable normand.
Mais la mission ne sera pas un long fleuve tranquille. Sur leurs talons se dresse le major nazi Dieter Frank, interprété par le glaçant Jochen Hägele. Un antagoniste d’une intelligence rare, prêt à toutes les extrémités pour démanteler le réseau. Le casting est complété par des noms bien connus du paysage audiovisuel comme Michaël Youn, Stéphane de Groodt, Alexandre Brasseur ou encore Florian Lesieur, promettant une richesse de jeu à la hauteur de l’enjeu dramatique.

L’excellence de la production française
Créée par Camille Treiner, la série bénéficie d’une écriture collégiale solide associant Treiner à Mathieu Missoffe et Chloé Marçais. En puisant dans le matériau originel de Ken Follett, les auteurs ont su conserver la tension psychologique et le rythme effréné qui ont fait le succès mondial du roman.
Visuellement, la série s’annonce ambitieuse. Le tournage s’est déployé entre Paris, la région parisienne et la Normandie, utilisant les décors naturels et historiques pour recréer l’atmosphère étouffante de la France occupée. Ce réalisme est soutenu par les régions Île-de-France et Normandie, soulignant l’importance patrimoniale d’un tel projet.
Une alliance stratégique : TF1, Netflix et Federation Studios
Ce projet d’envergure internationale est le fruit d’une collaboration entre plusieurs géants de l’industrie. Produit par Thomas Saignes et Raphaël Rocher pour Empreinte Digitale (label de Federation Studios), en partenariat avec l’Américaine Stephanie Germain, Le Réseau Corneille marque une nouvelle étape dans la coproduction entre TF1 et Netflix.
Cette alliance garantit à la série une exposition maximale, tant sur le réseau hertzien français que sur la plateforme mondiale, confirmant l’appétit du public pour des récits de résistance forts, portés par des figures féminines puissantes.