Pendant plus de 3 heures, le président de la République Emmanuel Macron a fait face aux assauts parfois agressifs de Jean-Jacques Bourdin et d’Edwy Plenel, ce dimanche soir. Les journalistes n’ont rien laissé passer, voici les 5 points qu’il faut retenir.

Ce dimanche pour le président Macron, ce fut un combat. Sur BFM TV-RMC et Mediapart, il s’est expliqué pendant près de trois heures devant Jean-Jacques Bourdin, Edwy Plenel, et 3,8 millions de téléspectateurs. Voici ce qu’il faut retenir.

Au sujet des contestations : SNCF, NDDL, étudiants

Commençons par la grève de la SNCF, le président à dit comprendre les cheminots. Il a cependant nuancé en affirmant que : « Le mécontentement des cheminots a peu à voir avec le mal-être profondément légitime à l’hôpital qui dure depuis des années… ». Il poursuit en disant que la réforme irait jusqu’à son terme et que l’État reprendra la dette de la société nationale à partir du 1er Janvier 2020.
S’agissant des étudiants, le locataire de l’Élysée est bref : « dans toutes les universités où il y a des amphis paralysés et des violences inadmissibles, les étudiants sont souvent minoritaires (…) ce sont des groupes et “des professionnels du désordre’’ ».
Enfin, pour Notre-Dame-des-Landes, le président juge illégitime la colère des zadistes, il a affirmé que « tout ce qui devra être évacué le sera ». Il a avoué ne pas comprendre ceux qui continuent à protester alors que l’aéroport ne sera finalement pas construit.

 

 

« Pas d’économie sur les hôpitaux »

Emmanuel Macron l’a affirmé, ce quinquennat ne fera pas d’économies sur l’hôpital. Ce dernier « est étranglé par un système devenu comptable qui s’appelle la tarification à l’activité » a fait savoir le président, avant de rappeler qu’il a augmenté le budget de la santé. Des décisions seront annoncées d’ici fin Mai sur le sujet.

Concernant les EHPAD, le chef de l’État s’est engagé en direct à créer un cinquième risque de la Sécurité Sociale. Ce volet dépendance avait été promis par Sarkozy en 2007, il n’y avait pas vu le jour. À noter qu’il ne figurait pas dans le programme de l’actuel chef d’État. « Il faut investir et médicaliser » a-t-il déclaré.

Les frappes légitimes en Syrie

Le président a d’abord salué une mission réussie sur le plan militaire, il a précisé que les « capacités de production d’armes chimiques du régime syrien ont été détruites ». Justifiant la riposte par la réalité de l’attaque chimique, le président s’est défendu. Pour lui, l’intervention s’est faite « de façon légitime dans le cadre multilatéral (…) C’est la communauté internationale qui est intervenue ».

 

Pas de nouvel impôt d’ici la fin du quinquennat

« Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local, ni d’un impôt national, il n’y aura pas d’augmentation de la pression », a confirmé le Président.

Déjà entendu mercredi, le natif d’Amiens a une nouvelle fois assumé de demander un « effort » aux retraités dans le but de baisser les cotisations salariales de tous les travailleurs, afin que le travail paye mieux. Il a également assumé sa réforme de l’ISF.

 

Il a du respect pour François Hollande

Le président Emmanuel Macron a répondu au passage que son ancien mentor lui a adressé dans son livre « Les leçons du pouvoir ». Il s’est défendu : « Ces cinq années, j’ai toujours dit ce que je faisais et ce que je pensais, y compris quand il fallait assumer des désaccords. Si c’est ça qu’on appelle la duplicité ! » Il a ensuite affirmé qu’il y avait un malentendu en déclarant qu’il ne « considère pas qu’être ministre, c’est être un obligé ».

Il a ensuite conclu en signalant qu’il lira sans doute » le livre de son prédécesseur, qui a « sa part de vérité » et pour lequel il a « du respect ».

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