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Journée sans cheminots : pourquoi la grève continue ?

Les syndicats ont appelé, ce lundi, à une journée de mobilisation “sans trains et sans cheminots” pour ce 18ème jour de grève. La SNCF annonce un TGV, TER ou Transilien sur trois et un Intercités sur cinq.

L’intersyndicale CGT-Unsa-SUD-Rail-CFDT ont pour but de faire de ce lundi, une grosse journée contre la réforme de la SCNF. Les cheminots veulent montrer que le mouvement ne s’essouffle pas et veulent l’amplifier. Ils lancent également un projet interne de réforme de la SNCF.

Un trafic “très perturbé

En moyenne un TGV, TER ou Transilien sur trois et un Intercités sur cinq circule. En fin de matinée, dans un communiqué, la SNCF annonce que le taux de grévistes, dans l’entreprise, s’élève à 24,58% – contre 14,46% le 9 mai.

74,4% des conducteurs sont en grève, 74,3% pour les contrôleurs et 37% des aiguilleurs. Les syndicats avaient appelé à une journée “sans cheminots, sans trains“.

En Île-de-France, un train sur deux circule sur les lignes du RER A et B. Le trafic est également très pertubé sur toutes les lignes (A,B,C,D et E) avec parfois un train sur trois.

A LIRE AUSSI : la grève va continuer pour la CGT et la CFDT

Des tensions sous-jacentes

En Normandie, des caténaires ont été rompus, la SNCF porte plainte pour des “actes de malveillance“.

A Marseille, des cheminots ont paralysé la gare Saint-Charles pendant une heure pour l’opération “gare morte“.

Dans l’Eure, un sectionnement de câble provoque l’interruption de la circulation entre la gare Saint-Lazare à Paris et la Normandie.

Plusieurs actes sont venus s’additionner à la grève, le filtrage des voyageurs à la Gare du Nord vers 9 heure. Ils n’ont laissé passer qu’une quarantaine de voyageurs à chaque fois.

Vers 13h30, le maire de Nice, Christian Estrosi, dénonce l’action de grévistes venus “bloquer l’entrée de la mairie“.

Appel à la consultation

Baptisé “vot’action“, l’intersyndicale lance un début de consultation. Cela permettra aux 147 000 cheminots de répondre à cette question : “Etes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement?”.


Cette consultation sera organisée “du 14 au 21 mai” à annoncé à la presse Laurent Brun (CGT-cheminots). “Nous n’avons absolument aucun doute sur le fait que les cheminots ne soutiennent pas cette réforme donc il n’y a pas d’enjeu de participation. C’est une question de réponse à l’argument qui consisterait à dire que 80% des agents sont favorables à cette réforme” ajoute-t-il.

La consultation devra permettre à chaque salarié de s’exprimer anonymement et se fera de façon règlementée. “On aura des bulletins de vote que l’on mettra dans des urnes fermées. On veut faire ça de façon très règlementée“, ajoute Bruno Poncet, secrétaire fédéral de Sud Rail.

Les quatre organisations syndicales réclament également une table ronde en début de semaine avec Édouard Philippe.

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