VL a eu la chance de se rendre en région parisienne dans l’impressionnant décors de Missions saison 2, bientôt sur OCS. Une saison qui s’annonce encore plus dense et encore plus forte.

C’est à Ivry sur Seine, aux Studio K, que VL a rendez-vous pour visiter le set de Missions saison 2. Un plateau important qui renferme le sublime décor de la navette qui doit ramener sur Mars une partie de l’équipage de la saison 1 pour une mission sauvetage de la dernière chance. Ce qu’ils vont y découvrir dépassera ce qu’ils avaient pu imaginer. Tout comme nous visitant le tournage de cette nouvelle saison.


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Déjà ça va parler de quoi Missions saison 2 ? Henri Debeurme, co-créateur et producteur de la série nous en parle : « On retrouve notre équipage 5 ans plus tard. En 5 ans, il s’est passé beaucoup de choses, à commencer par Jeanne laissée sur Mars à la fin de la saison 1. Est-elle vivante ou morte ? Une intuition va leur donner le sentiment qu’elle est encore vivante et qu’il faut retourner sur Mars. Le milliardaire William Meyer décide alors de ramener une partie de l’équipage sur Mars. La saison 2 va donc voir nos héros revenir sur la planète rouge où ils avaient vécu un trauma et qu’ils avaient volontairement mis de côté des questions sans réponses. Tout ça va voler en éclats car bien entendu, une fois revenu, tout ne va pas se passer comme prévu. La grosse découverte sera un lieu très vert, une grande forêt, lieu dont on ne sait pas si elle se situe sur Mars … ou ailleurs. On aura en saison 2 la réponse à ce passage étrange découvert en saison 1 et qui menait à un lieu qui ne ressemble en rien à Mars. »

A gauche : Clément Aubert alias Simon Gramat A droite : Julien Lacombe – auteur et réalisateur

 

Pour fabriquer cette saison 2 et la diffuser (autour de juin 2019), il aura fallu attendre 2 ans : « Nous avons préféré attendre les retours après la diffusion« , nous explique Henri Debeurme. « Nous avions peur de nous faire descendre avec ce type de projet et compte tenu de nos contingences de fabrication. Nous avons été pleinement rassurés par les retours et aujourd’hui, on a vraiment confiance en ce que l’on fait« .
La très bonne forme de la saison 1 à l’étranger et les ventes qui en ont découlées ont fait augmenter le budget de la série (de 1.5 millions en saison 1 à 2 millions € en saison 2) avec pour conséquence immédiate un allongement léger mais important pour la logistique du temps de tournage.
La saison 2 comptera toujours 10 épisodes de 25 minutes mêlant la mythologie de la série et la vie privée des personnages (une des leçons retenues des critiques formulées après la saison 1) : « Rien n’est encore décidé pour la saison 3 mais ce qui est sûr c’est qu’on sait où on va et on attendra pas aussi longtemps pour lancer l’écriture. Sans doute commencera-t-on durant le montage de la 2″, précise Julien Lacombe, réalisateur / auteur. « On réfléchit même à un possible allongement de la durée des épisodes en saison 3. C’est en discussion. »

Pour cette nouvelle saison, le temps mis à la préparation de la saison se ressentira dans l’histoire : « Notre volonté en saison 2 est de surprendre les spectateurs. C’était un vrai défi. Si la saison 1 se jouait essentiellement en huit clos dans la navette, la saison 2 est presque intégralement en décors naturels et pas nécessairement ceux que le public attend, à savoir le sol martien tel qu’on se le représente et tel qu’on l’a vu en saison 1″, explique J.Lacombe. « En gros on a voulu bâtir la saison 2 en accentuant ce qui nous plaisait en saison 1 et en allant dans de la « hard SF » c’est à dire aller dans des univers comme ceux de Arthur Clarke (auteur de 2001 L’Odyssée de l’espace ndlr) avec des mondes différents, des portails spatio-temporels, en somme tout ce qui me fait rêver dans la science fiction. »

Sur une couchette … dans la navette …

 

On devine au fil de nos rencontres que la saison 2 se tournera davantage vers les personnages et l’aventure et moins, voire plus du tout vers l’aspect scientifique : « On s’éloigne encore plus du discours scientifique dans ce que l’on a écrit. On poursuit la mythologie que l’on avait commencée à installer en saison 1 avec cet autre monde, cet espèce d’Eden perdu qui se trouverait sur Mars. On va donner des explications et ouvrir de nouvelles portes. Et on vous promet une fin de saison dingue ».

Toutes les équipes se donnent à fond pour offrir une saison 2 upgradée par rapport à la première. Si une grande partie du casting original est de retour, tous ne repartiront pas sur Mars : « On voulait que ça ait un sens narrativement. On ne voulait pas faire repartir des personnages juste pour les faire repartir« , nous explique Henri Debeurme. « Avec le cap de 5 ans entre les deux saisons, les personnages ont changé, des histoires d’amour se sont créées entre certains, et d’anciens traumas vont même refaire surface. »
Si Hélène Viviès, Clément Aubert, Mathias Mlekuz, Arben Bajraktaraj ou encore Giorgia Sinicorni seront de retour, Missions saison 2 pourra compter sur la venue d’une petite nouvelle dans l’équipage de la série en la personnage de Barbara Probst (aux côtés de Clément Aubert dans Speakerine).

Chris Calcus travaille sur sa maquette de la navette qui a servie de base pour fabriquer le grand modèle définitif

 

Si le tournage des intérieurs de la navette se fait au Studio K en région parisienne, il s’est aussi déplacé un peu partout en France comme nous l’explique Julien Lacombe : « On a envie d’aller tourner dans des endroits surprenants, des lieux qui vont visuellement étonner tout le monde et en mettre plein la vue. Et on peut trouver ces lieux en France comme on l’a trouvé avec une grande grotte dans les Pyrénées qui est la plus grande grotte accessible au public ou même de somptueux plateaux. On en a trouvé aussi dans les forêts de Dordogne. Notre volonté est de bâtir quelque chose qui a de la gueule. »

L’enjeu de Missions est, d’un point narratif, dirigé vers quelque chose d’intéressant : porter un message sur le devenir de notre monde. Est ce que Missions a un discours politique ? Écologique ? Sans doute un peu : « Nous sommes à un carrefour en terme d’évolution de notre espèce. On sait que dans les 100 prochaines années, il va se passer des choses assez dingues pour notre civilisation. La science fiction doit s’intéresser à ça. Elle doit interroger certaines choses. Est ce que nous, à notre modeste niveau, allons y parvenir ne serait-ce qu’un peu ? Je l’espère sincèrement.« , conclut Julien Lacombe.