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Nos jeunes entrepreneurs ont du talent #1

Benjamin Coutinot est un jeune entrepreneur âgé de 22 ans. À la sortie de son DUT Gea, il a fondé la société de téléphonieIth”.

Peux-tu nous en dire plus sur ta société ?

La société s’appelle Ith, c’est une société de téléphonie. On fait de la réparation de smartphones, tablettes, ordinateurs et nous en vendons également en reconditionnés. Nous faisons également des forfaits mobiles. Nous vendons tous nos produits dans notre magasin et également sur le site Internet.

Pourquoi avoir choisi de vendre des produits reconditionnés ?

J’ai fait ce choix là car je suis jeune, j’ai 22 ans et je me sens concerné par tous les enjeux environnementaux actuels. De plus, le coût de fabrication d’un smartphone neuf est énorme pour la planète. L’industrie du reconditionné limite fortement l’empreinte carbone des smartphones et ça permet de diviser par deux ou trois la facture. Il y a donc que des bonnes raisons d’acheter des produits reconditionnés. À titre personnel j’ai toujours eu ce type de produits et ça fonctionne très bien.

Pourquoi avoir voulu se lancer aussi jeune dans la création d’une entreprise ?

La création de l’entreprise s’est faite naturellement, c’est venu petit à petit. J’ai commencé au statut de micro entrepreneurs quand j’avais 17 – 18 ans, à côté j’ai également eu beaucoup d’expériences professionnelles en tant que salarié et ça ne m’a pas vraiment plu. La création de ma société m’a permis d’avoir une certaine indépendance, on est libre des choix et des décisions que l’on prend, après il faut les assumer mais j’aime la part de risque que ça a. J’ai voulu créer ma société aussi jeune car je n’avais pas envie de me contraindre à être dans un parcours professionnel qui ne me plaisait pas.

Combien de temps s’est écoulé entre le jour où tu as eu l’idée d’Ith et le jour où tu t’es réellement lancé dans sa création ?

C’est allé assez vite, ça a dû prendre 2 – 3 mois puisque j’étais déjà plus ou moins dans ce secteur d’activité là. J’avais déjà les fournisseurs, les process et à partir du moment où j’ai eu le déclic que je voulais en faire mon activité à plein temps et en ouvrir un magasin il a fallu trouver un local, faire les travaux et toutes les démarches administratives qui vont avec la création d’une entreprise.

Comment as-tu financé la création de cette entreprise ?

Avec de l’argent personnel que j’avais mis de côté en faisant des jobs étudiants, on l’a ouverte vraiment à moindre coût. J’ai également eu de l’aide venant de mon père pour les travaux et on s’est lancé comme ça.

Quelles ont été les principales difficultés auxquelles tu as été confronté ?

Honnêtement il y a eu très peu de difficulté, peut-être certaines au début avec l’appréhension que l’on peut avoir des premiers clients, de la manière dont on va gérer les petits aléas négatifs qui peuvent arriver aux sociétés… mais pour l’instant je n’ai pas rencontré de difficultés majeures, je touche du bois.

Si c’était à refaire, retenterais-tu l’expérience ? Sur le même marché ?

Oui 1000 fois ! Je retenterai l’expérience et je la recommande à toutes les personnes qui aimeraient se lancer. Et oui sur le même marché car c’est un secteur qui me plaît énormément, c’est porteur, c’est plaisant… je recommencerai sans hésiter.

Où en es-tu aujourd’hui, comment fonctionne Ith ?

Ça va faire un an et trois mois que le magasin a ouvert, je suis associé avec mon père, on est à deux sur la société et on gère à deux la gestion du magasin. On a également un salarié qui va nous rejoindre d’ici trois semaines pour un CDD de trois mois, ce sera le premier salarié de la société.

Comment te différencie-tu de la concurrence ? 

Essentiellement sur la clarté et la rapidité de nos prestations. On est livré pour le lendemain matin si des pièces ne sont pas en stock. La clarté car on travaille qu’avec des pièces d’origines ou génériques mais on laisse le choix aux clients, on est très clair sur l’origine des pièces et leurs qualités. En terme de prix c’est un marché sur lequel il y a un peu de tout et nous on essaye d’être très transparent et de proposer des tarifs qui restent raisonnables. 

Tu n’as pas peur de la concurrence ?

La concurrence ça ne me fait pas peur, ça fait partie du jeu et je pense que je suis sur un secteur où il y a de la place. 

Aimerais-tu ouvrir d’autres boutique en France ?

Récemment on a fermé une de nos deux boutiques sur Saint-Malo suite à l’épisode du coronavirus car ça faisait beaucoup à gérer et nous avions un gros loyer sur la deuxième boutique à intra-muros. Avec du recul ça a été la bonne décision de fermer cette boutique car aujourd’hui l’entreprise se porte très bien. Et pourquoi pas ouvrir d’autres boutiques ailleurs en Bretagne, c’est dans un coin de ma tête. Il va falloir attendre d’avoir un peu plus de recul sur l’activité et je pense que ça viendra.

En tant que jeune entrepreneur, comment as-tu vécu cette crise du Covid-19 ?

C’était surprenant car nous n’étions pas préparés et rester enfermé c’est compliqué. Surtout que quand on a sa société on est habitué à faire beaucoup de choses, on est pas mal sollicité, on sort tout le temps et le temps passe très vite. D’un coup le temps s’est arrêté, il fallait s’occuper, il fallait rester chez toi. Quand tu es un entrepreneur tu es tout seul et si ça ne se passe pas bien tu ne peux compter que sur toi-même, donc j’avais forcément des petites appréhensions mais honnêtement on a bien traversé la crise.

Tu as une boutique à Saint-Malo et un site Internet. Pour toi, quel est le plus important ?

La boutique est clairement plus importante, aujourd’hui c’est très majoritairement la boutique qui fait les chiffres. Le site Internet a également son importance, il nous ramène beaucoup de clients et ça permet d’avoir une présence digitale. Il est un de nos plus gros axe de développement dans les prochains mois.

Quels sont tes projets pour Ith ?

À court terme, sortir définitivement de cette crise et assurer la viabilité de l’entreprise. Si possible dans les mois futurs ouvrir d’autres points de vente et faire grandir l’entreprise.

As-tu d’autres projets d’entrepreneuriat ?

Avec des amis proches nous sommes sur un projet, nous allons ouvrir un restaurant type asiatique dans le secteur de la restauration rapide. Je ne peux pas en dire plus car c’est encore tout frais mais on devrait ouvrir en septembre ou octobre. Ce projet n’a rien à voir avec les téléphones mais c’est un projet que j’ai en tête depuis un petit moment et là ça se concrétise donc on est vraiment content.

Pourquoi se lancer dans le milieu de la restauration ?

J’ai toujours été attiré ! Déjà j’aime bien manger (rires).J’aime également le relationnel avec les clients, je trouve qu’il est vraiment intéressant dans le secteur de la restauration. La restauration est un milieu qui m’a toujours branché et je n’ai personne dans mon entourage qui y travaille.

Des voyages t’ont inspiré pour la conception du menu de ce futur restaurant ?

Oui carrément ! J’ai fait un voyage en Thaïlande il y a environ cinq ans et j’ai vraiment aimé leur gastronomie, la manière qu’ils avaient de cuisiner car c’est prêt très rapidement, c’est simple, équilibré et c’est très bon ! On va donc s’inspirer de cette façon de cuisiner.

Aurais-tu des conseils à donner aux étudiants et aux jeunes diplômés qui souhaiteraient se lancer en tant que jeune entrepreneur ?

Les conseils que je peux donner sont simples à dire mais plus compliqués à mettre en place. Il faut tout d’abord croire en soi et en ses projets. Si le projet est viable et que la personne aime ce qu’elle fait il y aura un résultat positif au bout. Il faut également écouter les autres mais pas trop non plus, travailler dur et foncer car si on sent qu’on a le truc il faut y aller.

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