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On a vu … L’histoire sans fin, le film culte de 1984 (Max)

Alors qu’un remake est en toujours en projet, le film L’histoire sans fin est sur la plateforme Max. Plongez-y sans vous retourner !

« Ne pas toujours garder les pieds sur Terre et faire tout ce qu’on rêve » est peu le letmotiv de L’histoire sans fin, ce film mythique sorti en 1984, une année importante pour tout un cinéma populaire. Mais ce qui rend le visionnage du film sur Max assez inédit pour l’auteur de ces lignes … c’est qu’il le découvre pour la première fois aujourd’hui en 2024 après avoir été, a priori, repoussé par les images que l’on voyait du film. Le découvrir, et surtout l’aimer aujourd’hui, ne peut se faire qu’à une condition : laisser l’adulte de côté et redevenir Bastien, le héros qui dans le film découvre le livre pour la première. Et de confesser : le visionnage du film nous a procuré une émotion qui va au-delà de tout ce que l’on aurait pu imaginer. Instantanément, on redevient ce petit garçon qui découvre l’histoire pour la première et l’on se met à ressentir quelque chose que l’on avait pas ressenti depuis longtemps : voir un film qui semble tout simplement fait pour nous.

L’histoire sans fin : une ode à la lecture et à l’imaginaire

Bastien, dix ans, est un passionné de romans d’aventures. Un jour, il dérobe un ouvrage merveilleux peuplé d’extraordinaires créatures. Il s’enfonce fébrilement dans l’univers fantastique de ce livre qui le fascine. Et il découvre l’univers de Fantasia, un monde destiné à disparaître à condition que le héros, Atreyu, ne parvienne à amener à la jeune Impératrice le secret pour sauver le royaume. Mais ce secret se révèle aussi étonnant que totalement magique pour Atreyu comme pour Bastien.

Réalisé par Wolfgang Petersen, L’histoire sans fin est l’adaptation d’un roman de Michael Ende, éponyme du film. Le cinéaste en signe aussi l’adaptation. Coté bande originale, la somptueuse musique du film est signée Klaus Doldinger, auquel ajouter la très belle chanson, typique des années, The Neverending Story, composée par Giorgio Moroder et chantée par Limahl. Enfin, au casting de cette histoire, deux héros, deux petits garçons typiques des années 80 : Barrett Oliver et Noah Hathaway, deux petits garçons auxquels les jeunes spectateurs pouvaient sans peine s’identifier. N’oublions pas non plus car elle est bouleversante dans le film, la jeune Tami Stronach (l’Impératrice) dans son seul et unique rôle au cinéma.

« Faire tout ce dont je rêve »

Comment a-t-on pu vivre sans L’histoire sans fin ? C’est vraiment la question que l’on se pose après avoir vu le film. Tout ce qui paraissait avant nous rebuter dans la découverte du film est en fait ce qui en fait sa force, notamment la création de tout l’univers de Fantasia et les créatures qui la peuplent. Ca nous semblait kitch, c’est en réalité bouleversant d’ingéniosité. Et même si tout ne semble pas parfait, c’est justement sa qualité première car nos rêves, notamment quand on est enfant, ne sont pas beaux et parfaits, ils ont de l’aspérité et ne ressemblent à aucun autre. A l’instant où Bastien ouvre le livre et que l’on entre avec lui dans cette histoire, l’émotion ne peut que nous gagner car on redevient sans s’en rendre compte, le petit garçon (ou la petite fille) que l’on était et qui se créait ses aventures dans sa têtes ou avec ses amis dans la court de l’école. Ou qui se créait tout un imaginaire quand il ouvrait les pages d’un livre d’aventures par exemple.

Tous les personnages croisés par Atreyu sont attachants et bouleversants : de Artax le cheval du héros, au Golem mangeur de pierres, en passant par Morla, la tortue géante et évidemment Falkor, « le dragon porte-bonheur ». Tous ces personnages sont non seulement de très belles réussites, mais touchants comme aucun autre. L’émotion que l’on ressent n’est jamais feinte, et étonne même alors que l’on pensait ce petit garçon loin de nous.

L’histoire sans fin est aussi et surtout un appel vibrant à la lecture, à la création d’un imaginaire et quelque part à l’ennui. Quand on est petit, on cherche souvent à être perpétuellement « occupé », mais l’ennui est aussi source de belles choses car il permet à l’imaginaire de prendre le relais et de se créer un monde sans limites. A l’image de Fantasia ! Le film est aussi un appel à ne jamais renoncer à ses rêves quelque soit son âge. Avoir les pieds sur terre (comme dit le père de Bastien) mais aussi la tête dans les nuages ne devrait pas être négatif. Car cela permet de croire en des possibilités insoupçonnées qui empêche le néant soit le quotidien routinier de prendre le dessus. C’est le sens du message que reçoit Bastien dans cette aventure, et c’est en acceptant de continuer de rêver qu’il peut sauver Fantasia. Car grandir, ce n’est pas renoncer à ses rêves et Bastien le comprend à la dernière minute, face à une Impératrice déchirante quand elle appelle à l’aide afin de sauver son monde.

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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