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On a vu pour vous … Grand Hôtel, la série événement de la rentrée de TF1

TF1 frappe fort pour sa rentrée avec l’adaptation française de Grand Hôtel et son casting 5 étoiles. Un pari car le tournage vient à peine de se terminer après le confinement.

Nous n’avons vu que les épisodes 1 à 4 de Grand Hôtel

C’est quoi Grand Hôtel ? Anthony Costa, 25 ans, se fait embaucher comme serveur au Grand Hôtel, palace historique de la Côte d’Azur pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, femme de chambre ayant mystérieusement disparu il y a quelques mois.  Il n’imaginait pas alors tomber amoureux de l’héritière de la famille Vasseur, sur le point de se marier avec le directeur de l’hôtel…Mais sous ce luxe se cachent de nombreux secrets enfouis depuis longtemps, prêts à refaire surface…

Grand Hôtel : Solène Hebert et Maxence Danet-Fauvel

Une nouvelle saga de rentrée pour TF1

Si TF1 donnait l’impression, notamment depuis l’arrivée de Demain nous appartient, d’avoir renoncé à cette tradition des grandes sagas, les succès du Temps est assassin ou du Bazar de la Charité ont prouvé que le public avait une envie de ces grandes histoires romanesques.
Cette année, direction le Grand Hôtel pour une nouvelle adaptation d’un format étranger, espagnol dans ce cas là (tout comme Les Bracelets Rouges) mais dans une version modernisée comme ce fut le cas aux Etats-Unis dans une série produite par Eva Longoria (et dont l’action se situait à Miami).
A l’image de toutes les grandes sagas, TF1 a mis le paquet côté casting : Carole Bouquet, Bruno Solo, Solène Hébert, Gwendoline Hamon, Flore Bonaventura, Victor Meutelet, Marie Kremer, Anny Duperey, … Une telle distribution d’ordinaire réservée aux sagas mais qui s’étend aux séries de TF1 qui attirent beaucoup de grands noms ces derniers temps. Dans le cas de Grand Hôtel, à ce beau casting vient s’ajouter une réalisation enlevée et moderne, une bande son réussie, et un rythme soutenu où les rebondissements s’enchaînent sans temps morts.

Cette série est un vrai pari pour TF1, la diffusion survient très peu de temps après la fin du tournage ce qui constitue une vraie prouesse pour livrer en ces temps si compressés une série.

Grand Hôtel : un vrai prime time soap à l’américaine

Pour celles et ceux qui défendent le feuilleton quotidien comme c’est le cas dans ces colonnes, on ne cesse de rappeler que l’apport de ce genre à la télé permet de dynamiser l’écriture sérielle au sein d’une chaîne car la méthode fait des petits et peut être étendue. Il y a fort à parier que sans Demain nous appartient, une telle série aurait été plus difficile à envisager. Car dans le registre de la saga – exception faite du Bazar de la charité qui avait une vraie modernité pour une série d’époque – Grand Hôtel modernise le genre et fait passer la saga française au soap à l’américaine. Cela se sent dès les premières scènes d’ouverture où l’on est davantage dans Gossip Girl ou dans le nouveau Dynastie que dans une saga “traditionnelle” (mais qui avait son charme et qu’on aime aussi beaucoup).
Ici ça va vite, les situations rocambolesques s’enchaînent à un rythme ultra soutenu. Sans doute trop par moment car à la différence du soap où les intrigues peuvent s’étaler sur plusieurs épisodes, ici c’est plutôt très concentré. Mais peu importe finalement, une fois le spectateur attrapé, on ne le lâche plus. Il faut bien sûr aimer le genre, aimer le non réalisme, aimer ces personnages over the top, ces twists sortis de nulle part. Mais vous savez quoi ? C’est aussi pour ça que l’on regarde ces séries. Pour le côté décomplexé et fun de l’histoire, des personnages, des punchlines que décochent Anny Duperez façon Alexis Carrington dans Dynastie.
Alors oui, les intrigues sont des archétypes du genre, des ressorts que l’on a vu ailleurs. Tout comme les personnages sont des archétypes du soap (à l’image du personnage de Alain-Fabien Delon en fils maudit toxico).
Le rôle de jeune et belle héroïne convient à merveille à Solène Hebert tandis que Victor Meutelet confirme après Les Innocents et Le Bazar de la charité sa place de révélation séries du moment.

Difficile, surtout quand on ne connaît pas l’histoire original, de savoir où la série va nous emmener (et si elle suivra la même trajectoire) mais force est de constater qu’à l’issue de ce 4ème épisode, on est totalement capté par ce qui arrivent à ces personnages et qu’on prend un plaisir fou à imaginer ce que les auteurs (Aurélie BelkoSébastien Le Délézir, Julie Simmoney et Frédéric Faurt) ont imaginé pour la suite. Enfin un vrai soap en prime, ça manquait !

Si vous n’aimez pas le soap, passez votre chemin, Grand Hôtel en est une véritable incarnation. Mais si vous aimez ça, savourez votre plaisir, c’est fun, c’est parfaitement assumé et c’est un vrai divertissement.

Ce que l’on retient de Grand Hôtel

Un plaisir décomplexé à faire un soap et qui fait du bien !

Une belle distribution où chacun s’amuse et ça se voit !
Attention cependant à un excès de guests, on a parfois l’impression qu’on va trouver un visage connu derrière chaque porte qui s’ouvre

Un sens du cliffhanger réussi et maîtrisé

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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