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On débriefe pour vous… Girlboss, la nouvelle série fraîchement annulée par Netflix

Tout juste annulée par Netflix, la série Girlboss, en s’inspirant librement de l’histoire de Sophia Amoruso, créatrice du célèbre site NastyGal.com, met à l’honneur une femme d’affaires qui s’est faite toute seule. On revient pour vous sur cette annulation pas si surprenante.

C’est quoi Girlboss ? Sophia Marlowe est une jeune adulte rebelle et fauchée. Très peu responsable, la jeune femme passe son temps à chercher des vêtements vintage et se fait régulièrement virer de ses boulots. Un soir, sur un coup de tête, elle décide de vendre l’une de ses vestes vintages sur le site de vente aux enchères eBay. La vente est un succès et Sophia décide de se lancer dans la personnalisation de vêtements vintages à vendre sur le site sous le nom de Nasty Gal.

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Une success story à l’américaine

Adaptée du roman #GIRLBOSS, la série télévisée créée par Kay Cannon raconte assez “librement” la vraie histoire de Sophia Amoruso qui, seulement âgée de 22 ans, ouvre sa e-boutique Nasty Gal Vintage sur eBay en 2006 pour y vendre des vêtements vintages. Grâce à son incroyable talent de styliste et des photos attrayantes, les enchères s’envolent et les acheteuses s’arrachent ses pièces. Rapidement entourée d’une base de clientes solide sur eBay et MySpace, Sophia développe son site hors du vintage à partir de 2008 et propose également des vêtements de mode de marques classiques. Sa propre ligne voit le jour en 2012. Le succès ne s’arrête pas là pour la Californienne originaire de San Diego : les chiffres de vente de son site atteignent les 300 millions de dollars en 2015, d’après Forbes. Elle intègre ainsi en 2016 la liste du magazine américain des autodidactes américaines les plus riches du magazine américain et se classe à la deuxième place, juste derrière Taylor Swift, grâce à une fortune estimée à près de 280 millions de dollars. 

Un scénario lisse et un personnage détestable

Sophia Marlowe (renommée ainsi pour la série) est une jeune femme déjantée et irresponsable, mais déterminée à réussir coûte que coûte et à ne laisser personne se mettre en travers de son chemin. Dans Girlboss, on découvre les différentes étapes auxquelles est confronté un auto-entrepeneur, que ce soit le manque d’argent pour financer ses idées ou le manque de soutien de ses proches, mais également la motivation et la persévérance nécessaires à la réussite de son projet. On assiste à la naissance d’une réelle business woman de sa toute première vente au lancement de son site officiel, grâce à l’aide notamment de sa meilleure amie Annie. Les femmes sont donc à l’honneur dans ce programme et on ne peut que saluer cette décision. Malheureusement, le sujet de l’entreprenariat est légèrement survolé pour donner du temps, peut-être trop, aux histoires de coeur et d’amitié de Sophia nous laissant ainsi sur notre faim.

C’est l’actrice Britt Robertson (Under The Dome, The Secret Circle) qui interprète le rôle de Sophia dans la série disponible sur Netflix depuis le 21 avril 2017. Peu convaincante dans les premiers épisodes et donnant l’impression de surjouer le personnage à coups de rires forcés, elle se montre tout de même touchante par la suite dans un registre plus sentimental et dramatique. Toujours dans l’extrême, le personnage de Sophia est néanmoins désastreusement antipathique et il est très difficile pour le spectateur de s’y attacher. Encore inconnue du grand public, Ellie Reed est, quant à elle, beaucoup plus charmante et naturelle dans son rôle d’Annie, ajoutant ainsi une petite touche de douceur à sa survoltée meilleure amie.

Déjà la fin pour Girlboss…

Après l’annulation de Sense8 et The Get Down, Girlboss est officiellement la nouvelle victime de Netflix, mais c’est sans surprise cette fois puisque la série n’était malheureusement pas à la hauteur de ses promesses. C’est Sophia Amoruso elle-même qui a annoncé la nouvelle dans sa story Instagram. Cette annulation fait écho au destin presque funeste de Nasty Gal qui a été déclaré en faillite en 2016, après un changement de direction et plusieurs séries de licenciements, avant d’être revendu au détaillant britannique Boohoo.  

Girlboss

© Karen Ballard/Netflix

 

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Girlboss avait tout pour être un succès : un pitch et un trailer prometteurs, une success story à l’américaine comme on les aime et une bonne pincée de girl power ! C’était sans compter sur l’exubérance exagérée de l’héroïne et la difficulté à s’attacher émotionnellement à son personnage. Un peu de folie, pourquoi pas. Mais là on est rapidement exaspéré par le comportement provocateur et un tant soit peu irresponsable de Sophia. La série se laisse regarder, mais elle est quelque peu décevante pour un programme made in Netflix. Son annulation n’a donc rien d’étonnant après une première saison un peu plate.

13 épisodes de 25′ environ

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