Après Furies ou Pax Massalia, Netflix lance une nouvelle série d’action pure dès aujourd’hui, GIGN, portée par Tomer Sisley.
Chef de section hors pair, David pensait enfin pouvoir quitter le terrain. Mais lorsqu’un attentat touche le GIGN en plein cœur, il reprend la tête de son unité. Un ennemi invisible, armé d’une tonne d’explosifs militaires volés, multiplie les attaques et frappe toujours plus près de lui. David doit le traquer tout en protégeant Max, son filleul de 25 ans, fraîchement breveté malgré tous ses efforts pour l’en empêcher. Mais à mesure que l’étau se resserre, l’adversaire exhume un passé que David croyait enterré.
L’essentiel
La France se met à l’action pure et ça fait du bien. Après Mercato sur TF1, Pax Massilia ou Furies sur Netflix, Machine, La cible (bientôt sur TF1, encore avec Tomer Sisley) ou La vallée fracturée sur France TV, une nouvelle série française arrive sur Netflix. Avec ses 6 épisodes en saison 1, GIGN est un mash-up de ce qui se fait en la matière en télévision, reste à savoir si elle le fait bien. Créée par Julien Leclercq et Sylvain Caron, on retrouve notamment à la réalisation Julien Leclercq qui connaît bien le sujet du GIGN pour avoir mis en scène le film L’assaut sur la prise d’otage de l’avion à Marseille en 1994. La série épouse ici le format ultra feuilletonnant permettant de capturer l’attention en suivant une équipe d’intervention victime d’une vengeance.
Côté casting, c’est un joli sang faute, en tête Tomer Sisley à qui ce registre convient décidemment très bien. Mais aussi Guillaume Gouix, Thierry Neuvic, ou encore Nelly Lawson et Tristan Zanchi. Est-ce que la France a définitivement franchi le cap de l’action et est devenu crédible en la matière ?
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On aime ?
Moins « fun » que ne le fut Furies et son côté BD très assumé, GIGN n’en demeure pas moins d’une efficacité redoutable avec des scènes d’action vraiment impressionnantes (chaque épisode a son morceau de bravoure). En revanche, il faut être cash d’entrée de jeu : GIGN est une série efficace mais pas subtile, il n’y a pas la place en 6 épisodes pour les chemins de traverse si on veut aller au bout. Pas de place non plus pour étoffer l’intrigue autour des personnages qui sont limités à des stéréotypes même bien incarnés. D’ailleurs, à part Sylvain Caron (Tomer Sisley), aucun personnage n’a vraiment de développement réellement abouti et profond. On reste sinon en surface, du moins on ne creuse pas trop pour maintenir rythme et efficacité. Mais force est de constater que ça fonctionne. Tout en découvrant les « coulisses » du GIGN, on entre de plein pied dans la mythologie de la série qui ne cesse de nous proposer des twists parfaitement réussis, jusqu’à un final vraiment « explosif ».
A bien des égards, GIGN évoque aussi une série comme 24 grâce à sa progression dramatique et la mise en exergue dans la saison 1 des tensions qui existent entre le travail et la famille. Bon nombre de rebondissements évoquent certains aspects de la saison 1 de cette dernière.
Mais globalement sur les 6 épisodes, la série ne bénéficient d’aucun temps mort, le spectateur est trimbalé dans les pas de Tomer Sisley – de tous les plans – dans une course folle pour découvrir la vérité et l’identité de celles et ceux qui leur en veulent.

GIGN est prenante, sans repos et fonctionne tout le temps grâce à son scénario qui assume une action décomplexée, efficace et parfaitement mise en scène. On aime particulièrement l’épisode 4, une sorte d’origine story de la vengeance ; l’épisode 5 plus intime qui explore les conséquences des actions des membres du GIGN d’un point de vue plus « réaliste ». Et enfin le final de la saison, réellement impressionnant et aux conséquences dantesques pour les personnages comme pour le spectateur. Ouvrant la voie à une saison 2 ? On ne peut que l’espérer car les dernières minutes nous arrachent les tripes.