Rien de tel qu’une histoire de requins pour faire trembler les spectateurs de l’été. Voilà le parti pris de « La bouche du diable » dispo depuis le 29 juillet sur Prime.
C’est quoi « La bouche du diable » ? Des amis partent en Thaïlande pour l’aventure, mais se retrouvent piégés dans des grottes sous-marines avec un prédateur mortel. Alors que l’oxygène diminue, d’anciennes tensions refont surface dans leur lutte désespérée pour survivre.
L’essentiel
Depuis que Steven Spielberg a inventé le blockbuster moderne avec Les dents de la mer, les histoires de requins n’ont jamais cessé de peupler la télévision ou le cinéma. Outre les suites logiques du film de Spielberg, on a vu bon nombres d’histoires en reprendre le concept, soit en mode survival pure, avec des héros coincés en pleine mer, encerclés par les requins, comme en déclinaison façon Piranhas ; en mode série Z avec la saga Sharknado ; et aussi en mode extrême avec En eaux très troubles.
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Mais le succès récent de Sous la Seine (avec une suite en tournage) a donné des envies aux plateformes de décliner son propre support. Sur Prime, c’est La bouche du diable qui est chargée de prendre cette place, portée par l’héroïne de Ant-Man, Kathryn Newton. Ou comment faire une histoire entre Les dents de la mer et The Descent. Un vrai exercice de style …

On aime ou pas « La bouche du diable » ?
La bouche du diable est un bon petit film d’été, parfaitement conçu pour plaire aux amateurs du genre. Il ne révolutionne rien, ne propose aucune surprise dans ce registre éculé. Mais il figure dans la bonne portion des films du même acabit. Même si on ne comprend toujours pas pourquoi les personnages s’évertuent à choisir le chemin le plus difficile alors qu’ils pourraient juste profiter d’une promenade agréable, le film ne rechigne sur aucun effet, et le suspense est présent tout au long de l’histoire.
Comme The descent, on tremble pour les personnages et on se demande s’ils vont retrouver la sortie avant que la bestiole qui les traque ne les tue. La caractérisation des personnages ne soulève là aussi aucune surprise : le garçon idiot ou la fille agaçante vont se faire bouffer tandis que la « final girl », souvent seule et ayant vécu un trauma, va se dépasser et parvenir à s’en tirer. Mais ce qui importe c’est ce qui se passe « entre » et on ne boudera pas son plaisir : ce qui arrive fait parfaitement le job.

Si on sent trop souvent dans ce type de productions que certains personnages sont façonnés pour être « bouffés » littéralement (sans aspérité, limite agaçant), on perçoit ici une tentative d’en étoffer certains via de longues scènes de dialogue où l’on en apprend davantage sur eux. On se doute que ce type d’artifice permet surtout de limiter les apparitions du requin, mais elles apportent toutefois avec d’envergure à des personnages sinon un peu fade. Si le film manque un peu de moments WTF, façon Sous la Seine, il n’en demeure pas mois vraiment prenant et efficace pour peu que l’on soit sensible à ce type d’histoires.