A l’heure de l’éveil des « startups », VL s’est entretenu longuement avec Alexis Santin, coach international pour athlètes et entrepreneurs révolutionnaires, fondateur de « Nouvel Homme » et « Tennis Tactique », il nous fait part de son métier actuel qui consiste à aider les entreprises, les coachs et joueurs de tennis à devenir « limitless » (invincibles) dans leur vie.

1/ Qui es-tu Alexis Santin ? Comment peux-tu te définir ?

Je dirais que je suis un « bêta testeur » de plein de pratiques de coaching que ce soit sur le plan mental, émotionnel, spirituel. Je me présente comme ingénieur coach et « bio hacker ».

2/ Est-ce que cette phrase-là te caractérise parfaitement ? « Je m’appelle Alexis et je suis ingénieur « bio hacker » et coach passionné par le développement humain et de la société, collectif et humain ».

Pas totalement, je dirais plus que ça me définit dans mes attraits du moment, qu’est ce qui m’intéresse en ce moment ! C’est-à-dire le développement personnel pour avoir un impact dans le monde. Ce que j’aime avant tout c’est donner des nouvelles perspectives aux gens, de montrer que les choses dans la vie peuvent être perçues autrement. Je propose donc cela au travers de mes coachings. Alors dans le tennis c’est plus pour casser la manière dont on est formaté, la façon dont on enseigne le tennis, afin d’aider les gens à progresser rapidement. Et quand je coach des coachs c’est pour les libérer de leur train de vie, de leurs enseignements. J’aime aider les personnes qui apportent quelque chose de positif au monde de la transformation, je ne cherche pas à coacher des gens qui font des vidéos de coaching sur les pronostics par exemple. Voilà « grosso modo » j’aime bien coacher les gens qui ont une approche ou ils transforment leur vie ou la vie des gens.

3/ Ce qui est très intéressant avec toi c’est que tu n’as pas un métier bien défini comme la plupart des personnes dans la société. Quel terme pourrait caractériser au mieux ta profession ?

Je dirais coach quand même. Pour l’instant c’est comme ça que je vois les choses à travers les programmes, le coaching, l’accompagnement, les conseils qui me permettent de générer des revenus. Donc oui je dirais coach entrepreneur.

4/ Es-tu indépendant actuellement ? Quel est ton statut ?

Alors oui je suis indépendant, j’ai une entreprise que j’ai fondée et ça va faire 9 ans que j’ai débuté dans ce métier (depuis 2009).

5/ Tu étais ingénieur, tu travaillais dans une entreprise après tes études. Un style de vie assez classique. Qu’est ce qui t’es venu à l’esprit, pourquoi avoir fait ce choix de devenir coach, de travailler dans le développement personnel ?

Et bien c’était pour ne pas mourir ! haha ! pour ne pas mourir d’ennui que j’ai arrêté. Je me suis vu à 80 ans et c’est là que je me suis dit si je fais toute ma vie la même chose ça me semblerait bien triste.

6/ Qu’est ce qui t’es donc venu à l’esprit de vouloir, de décider comme ça de changer de chemin de vie. Est-ce que c’est uniquement parce que tu t’es vu dans le futur ou bien est-ce dû à quelque chose d’autre qui a pu te créer un déclic ?

J’ai eu cette image en fait je m’en rappelle c’était lorsque j’ai commencé à travailler dans une entreprise parisienne, j’ai eu très vite l’envie de voyager, voir autre chose. C’est à ce moment-là que je suis parti travailler à Milan en Italie pendant un an et c’était génial ! Mais au fur et à mesure du temps je me suis rendu compte que c’était la même chose finalement mais dans un pays étranger. Et donc c’est à ce moment-là que je me suis dit « ok je vais partir, je vais quitter l’Italie » et je suis parti encore plus loin en Australie « à l’arrache », sans vraiment prendre le temps de me préparer. En plus je ne parlais pas très bien Anglais et je n’avais aucun contact.

Mais j’avais vraiment cette envie de me mettre à la dure, c’est-à-dire de me connaître et savoir ce que je vaux, donc j’ai pris 8 mois pour faire ça. Je travaillais comme serveur et à côté de mes heures de travail, c’est là que j’ai rencontré un groupe de blogueurs, des gens qui gagnaient leur vie de leur passion, grâce à internet. Il y en avait un qui adorait les voitures et aujourd’hui il a le plus gros site sur les voitures, et environ 20, 30 salariés travaillent dans sa société. Il y avait également un qui était magicien et qui a commencé à partager son talent sur YouTube. Et enfin il y avait un autre gars qui adorait le domaine de la vidéo, et maintenant il développe des vidéos marketing sur internet. Donc voilà en gros c’était ça le point de départ.

7/ Là tu as développé à ce jour deux sites et deux chaînes YouTube :
« Tennis Tactique », qui a pour objectif de s’adresser particulièrement aux joueurs de tennis souhaitant progresser rapidement. L’autre site s’appelle « Nouvel Homme » et s’adresse à toutes personnes qui désirent évoluer dans leur vie. As-tu employé le mot « homme » pour t’adresser précisément aux hommes ou plutôt à l’humain en général (homme et femme) ?

Oui exactement, je m’adresse à tout le monde, même si comment dire, de par le fait que je suis un homme, les sujets que je vais évoquer vont davantage parler aux hommes.

8/ Comment as-tu réussi à te lancer dans le développement de ces deux sites et de ces chaînes YouTube ? Quel est l’élément déclencheur qui t’a permis de te dire « ça y est, je me lance » ?

Alors il y a d’abord eu « Nouvel Homme » que j’ai lancé. Voilà parce que je connaissais ces blogueurs en Australie et c’est à partir de ce moment où j’ai pris conscience que « ah oui on peut créer son propre site », vivre de sa passion etc. Ensuite, j’ai lancé « Tennis Tactique » au départ un peu comme ça, comme un hobby, car je venais de reprendre le tennis j’étais heureux de partager mon parcours, mes succès, mon évolution en utilisant le coaching dans le tennis.

Quand je te parle de coaching c’est-à-dire tout ce que j’ai appris concernant le développement personnel, le monde de l’entreprise, la stratégie d’entreprise dans le tennis, etc. Voilà et tout ça a beaucoup parlé aux gens qui commençaient à me suivre sur internet. D’ailleurs actuellement, je dirais que ma plus grosse réussite entre guillemets par rapport aux temps que j’y ai passé c’est vraiment « Tennis Tactique ».

9/ Pourquoi as-tu fait le choix de t’adresser à ces deux catégories de personnes, c’est-à-dire sur « Tennis Tactique » au tennisman, et sur « Nouvel Homme » à « monsieur tout le monde » qui s’intéressent au développement personnel, au coaching ?

Eh bien déjà sur « Nouvel Homme » je m’adresse avant tout à moi-même ! et ça peut intéresser les gens. C’est en quelque sorte comme un journal où je partage tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai pu découvrir. C’est un peu comme si je disais à quelqu’un : « hé ! regarde il y a ça ! qu’en penses-tu ? ». L’idée c’est de montrer et de parler de choses que personne d’autre ne parle en France. Par exemple il n’y a personne qui traite de « la spirale dynamique » et comment ça s’applique aux relations, à la nutrition, etc. Donc je me dis qu’il va bien falloir que j’en parle puisqu’il n’y a personne qui le fait en France.

Et « Tennis Tactique », je m’adresse aux joueurs de tennis qui font des recherches sur internet pour progresser. Par exemple moi c’est de cette façon que j’ai procédé quand j’ai repris le tennis. Et il y a eu des choses que j’ai appliquées et qui m’ont fait progresser très rapidement. Et ce qui est dingue c’est que je me suis rendu compte que ça n’était pas enseigné dans les clubs ou les académies de tennis. Mais pour tout te dire après avoir vu la manière dont est enseigné le tennis en France, voire même dans le monde, on comprend rapidement que les professeurs de tennis forment les joueurs de la même façon. Donc oui l’objectif de « Tennis Tactique » c’est d’apporter quelque chose de différent, donc même si certains conseils paraissent « nuls », j’ai pu constater que grâce aux retours positifs de centaines de joueurs, ça pouvait être encore plus bénéfique que de payer des heures individuelles avec un professeur dans un club.

10/ Quelle est la moyenne d’âge des personnes que tu aides et qui te font des retours sur « Tennis Tactique » ?

Il n’y a pas vraiment de moyenne d’âge ça va de 14 ans à 70 ans. Après il y a quand même une grande partie de joueurs qui ont entre 30 et 40 ans, qui se remettent aux tennis. Et en général on leur accorde moins d’attention dans les clubs par rapport aux jeunes. Les gens qui ont un certain âge « on s’en fout un petit peu » alors que ce sont des personnes qui sont pour certains autant motivés pour progresser. Voilà donc je m’adresse principalement à cette tranche d’âge.

J’ai d’ailleurs vu que ça touchait ces personnes, que ça leur parlait parce qu’il y a un côté professionnel, business dans le coaching qui leur parlent beaucoup. Je travaille donc sur des concepts, des métaphores pour être le plus efficace possible. Je m’axe beaucoup sur le fait qu’on n’a pas besoin de passer beaucoup de temps sur le terrain. Moi quand j’ai repris le tennis et que j’ai progressé très rapidement je n’ai pas beaucoup joué, j’ai dû passer 300heures sur le terrain jusqu’à aujourd’hui, c’est l’équivalent de moins d’une heure par semaine. Mais quand je joue une heure, je me dis « ok à chaque fois que je rentre sur le terrain, qu’est-ce que je fais aujourd’hui pour progresser ? ».

11/ Cette partie sport tennis et développement personnel, recherche de connaissance, de spiritualité, est-ce vraiment représentatif des choses qui t’intéressent dans ton quotidien ?

Oui quand même ! Je lis beaucoup et j’écoute régulièrement des podcasts 2 à 4h par jour quasiment depuis 10 ans. Donc c’est certain qu’il y a cette soif de connaissance que j’ai surtout eu lorsque j’ai quitté l’école (vers 23 ans).Or quand j’étais à l’école, je jouais aux jeux vidéos, c’était chiant je me faisais chier. Et une fois que j’ai pu apprendre ce que je voulais je me suis dit « ouah c’est super en fait ! la vie est passionnante ! il y a tellement de choses à apprendre ».

12/ Tu as appelé le premier site que tu as créé « Nouvel Homme » qui consiste à aider, à donner des clés par le biais de coaching au personnes souhaitant évoluer. C’est donc quoi être un nouvel Homme ?

Difficile de donner une définition car elle change à chaque fois et pour chacun. Je dirais c’est être un peu à la recherche perpétuelle de la meilleure version de nous-mêmes. Comment devenir meilleur.

13/ Est-ce que cela a été une volonté pour toi de te dire « je veux absolument aider les gens, je veux être utile » ?

Carrément ! Il y a une joie pour moi d’être dans le monde des idées, des concepts, de changer ma vision du monde, d’acquérir de nouvelles connaissances, de me remettre en question et de progresser.