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Pourquoi Gaspard Glanz n’a pas pu assister à la conférence de presse d’Emmanuel Macron

Depuis jeudi, Gaspard Glanz, Daniel Schneidermann, le service communication de l’Elysée et d’autres journalistes s’affrontent à coups de tweets. Ils s’opposent pour savoir si oui ou non, le service presse de l’Elysée a eu raison de refuser la demande d’accréditation du journaliste indépendant à la conférence de presse d’Emmanuel Macron.

Le journaliste indépendant Gaspard Glanz fait décidément parler de lui. De nombreux journalistes l’avaient soutenu cette semaine après qu’il a passé 48 heures en garde à vue. Alors qu’il couvrait les manifestations, il a fait un doigt d’honneur à un policier qui l’empêchait de faire son travail.

Cette fois-ci, c’est sur Twitter que le débat a eu lieu. Tout commence lorsque le site de critique des médias “Arrêt sur Images” (ASI) décide d’envoyer Gaspard Glanz à la conférence de presse d’Emmanuel Macron. Annonçant la chose via un tweet non teinté d’une certaine ironie.

Cette conférence de presse doit être ouverte à TOUS les journalistes.”

Problème, à peine quelques heures plus tard, la nouvelle tombe. Pour des raisons de sécurité, Gaspard Glanz ne peut être accrédité. ASI proteste alors “contre le refus par l’Elysée d’accréditer notre nouveau chroniqueur Gaspard Glanz, sous un prétexte fallacieux, et appelons la présidence de la République à reconsidérer son refus. Cette conférence de presse doit être ouverte à TOUS les journalistes.”

Réponse immédiate de l’Elysée : “Tout journaliste qui souhaite s’accréditer à un événement à l’Élysée doit 1/ respecter la date butoir d’accréditation ; 2/ disposer d’une carte de presse en cours de validité. Ces règles sont clairement indiquées sur le formulaire d’accréditation. Elles s’appliquent à tous.”

Mais Daniel Schneidermann se fend alors d’un thread de protestation pour demander une dérogation. Selon lui, puisque la carte de presse n’est pas obligatoire pour être journaliste, elle ne devrait pas être obligatoire pour assister à la conférence de presse. Un argument appuyé par Nassira El Moaddem, rédactrice en chef du Bondy Blog, qui dit avoir “assisté à de nombreuses reprises à des évènements ouverts à la presse à l’Elysée sans carte de presse.”

Une simple demande…

Autre point, Daniel Schneidermann se plaint de ne jamais avoir reçu le fameux formulaire. Cependant, cela a suscité la réaction de certains de ses confrères qui ont souligné sa mauvaise foi ou son ignorance. En effet, il semblerait que pour recevoir le formulaire, il suffise de le demander…

Au micro de France Info, l’Elysée a répondu négativement à la demande de dérogation du rédacteur en chef d’ASI : Nous ne sommes pas responsables de l’erreur, nous ne pouvons plus accréditer personne pour des raisons de sécurité. Il y a déjà beaucoup de journalistes accrédités.”

Finalement, “Arrêt Sur Images” a décidé d’organiser une émission spéciale autour de la conférence de presse en Facebook live. Gaspard Glanz et le journaliste spécialiste des violences policières, David Dufresne, étaient conviés pour l’animer.

A lire aussi : Après les annonces d’Emmanuel Macron, les Français peu convaincus

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