Moins d’un an après sa sortie de prison, le rappeur Moha La Squale se retrouve de nouveau confronté à la justice. L’artiste, déjà condamné en 2024 pour violences conjugales, séquestration et menaces de mort sur plusieurs ex-compagnes, a été interpellé dans la nuit du 26 au 27 mai 2026 à Paris.
Une intervention policière après des appels au secours
L’affaire débute dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 mai dans le 18e arrondissement de Paris, rue Championnet. Selon le parquet de Paris, plusieurs habitants de l’immeuble alertent les forces de l’ordre après avoir entendu des “bruits de coups” et les appels à l’aide d’une femme.
Lorsque les policiers arrivent sur place, Moha La Squale refuse d’ouvrir la porte de son appartement. Les agents doivent alors forcer l’entrée du logement pour intervenir.
D’après les informations révélées notamment par Le Figaro, le rappeur tente ensuite de prendre la fuite par les toits de l’immeuble avant d’être finalement rattrapé et interpellé par les policiers.
Au moment de son arrestation, Mohamed Bellahmed se trouve en état d’ivresse. Les forces de l’ordre le placent immédiatement en garde à vue.
Le rappeur est ensuite conduit au dépôt du tribunal afin d’être présenté à un magistrat du parquet le lendemain.
Une femme blessée retrouvée dans l’appartement
Les enquêteurs découvrent dans l’appartement une femme présentant des blessures importantes au visage. Selon le parquet de Paris, la victime explique connaître le rappeur depuis seulement quelques jours. Elle raconte avoir passé la soirée avec lui ainsi qu’avec une autre femme, qui aurait quitté les lieux après avoir consommé de la cocaïne.
Toujours selon les premiers éléments de l’enquête, Moha La Squale aurait violemment agressé la victime après avoir constaté la disparition de sa montre Rolex.
Des photographies prises par les enquêteurs montrent notamment un “visage tuméfié”, selon le parquet.
La seconde femme présente durant la soirée a également été entendue. Elle affirme avoir reçu une gifle au cours de la nuit. L’enquête a été confiée au commissariat du 18e arrondissement de Paris.
Des voisins dénonçaient déjà un climat inquiétant
Selon plusieurs informations relayées par Le Figaro, les habitants de l’immeuble se plaignaient depuis plusieurs semaines du comportement du rappeur. Les voisins évoquent un “climat de peur et d’insécurité” installé progressivement dans la résidence.
Ils dénoncent des tapages nocturnes répétés, des insultes, de la consommation de stupéfiants dans les parties communes ainsi que des comportements jugés agressifs envers certaines femmes croisées dans l’immeuble.
Le 9 mai dernier, Moha La Squale aurait également jeté plusieurs objets par la fenêtre de son appartement, dont une chaise. L’intervention des pompiers avait alors été nécessaire.
Selon les informations rapportées, les secours avaient évoqué à cette occasion une possible tentative de suicide. Ces différents épisodes alimentent désormais les inquiétudes autour de l’état psychologique du rappeur.
Un rappeur déjà condamné pour violences conjugales
Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte judiciaire déjà extrêmement lourd pour Moha La Squale.
En juillet 2024, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour des faits de violences conjugales, séquestration et menaces de mort sur plusieurs anciennes compagnes.
La justice reprochait alors au rappeur des violences répétées commises sur au moins six ex-partenaires. Le tribunal avait également imposé un suivi socio-judiciaire strict comprenant des soins psychologiques ainsi qu’un sevrage lié à sa consommation de cannabis.
Malgré cette condamnation, l’artiste avait retrouvé la liberté en août 2025 après avoir effectué une partie importante de sa peine en détention provisoire.
À sa sortie de prison, Moha La Squale avait d’ailleurs annoncé son retour sur les réseaux sociaux et dans la musique.