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Pourquoi Raquel Garrido est-elle sanctionnée par LFI ?

La députée La France Insoumise, Raquel Garrido, est mise en retrait pendant 4 mois de son groupe à l’Assemblée. Une sanction que l’on apprend ce matin, en réponse aux propos que la députée à tenu sur le fonctionnement de son parti.

Convoquée ce lundi, Raquel Garrido a été entendue sur ses dires concernant l’ex candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et son parti de manière plus générale. La sentence est irrévocable. Le bureau du groupe LFI à l’Assemblée décide de mettre à l’écart la députée. « À l’issue de cette audition, le bureau a décidé que Raquel Garrido ne pourrait plus être oratrice au nom du groupe dans les travaux parlementaires pour une durée de quatre mois », affirme le bureau du groupe LFI, cité par franceinfo.

Que lui reproche-t-on ?

Le parti lui reproche « non pas de défendre ses idées » mais une « accumulation d’agissements et de propos répétés qui nuisent au bon fonctionnement collectif du groupe ou de ses membres ». Le bureau du groupe parlementaire LFI la condamne également pour« la diffusion de fausses informations dans la presse à propos du groupe ou de ses membres », « la mise en cause et le dénigrement ad hominem de plusieurs membres du groupe » ainsi que « la prise à partie de salariés du groupe parlementaire ».

Ces derniers mois, Raquel Garrido n’avait pas épargné Jean-Luc Mélenchon, le président du parti LFI. Dans la presse, elle affirmait que l’ex-candidat à la présidentiel n’avait « fait que nuire depuis 10 mois » au parti. Sur franceinfo, le 22 octobre dernier, elle a affirmé que « Jean-Luc Mélenchon a de loin cherché à mettre des coins entre nous et les organisations syndicales et entre nous et les autres partis de la Nupes ». La France Insoumise a estimé que les propos tenus par Raquel Garrido nuisaient à LFI.

« Je suis humiliée »

Sur le réseau social X (ex-Twitter), la députée LFI de Seine-Saint-Denis n’a pas manqué d’exprimer sa colère. Elle s’est dit « humiliée » face au verdict de la Cour pénale insoumise.

« Quatre mois. Quatre mois, cela vous dit quelque chose ? C’est comme Adrien Quatennens… », écrit l’élue dans son tweet. « Je suis mise au ban (…) parce que j’ai tenu bon sur le principe de non-cumul des mandats (…), parce que j’ai osé dénoncer la communication masculiniste d’Adrien Quatennens orchestrée par Sophia Chikirou et soutenue par Jean-Luc Mélenchon, parce que j’ai défendu l’unité de la Nupes, du mouvement syndical, et de LFI pendant le grand mouvement des retraites alors que la direction LFI ne faisait que cliver, cliver et cliver encore« , dénonce la députée. Pour Raquel Garrido, les accusations portées à son égard sont « infondées et mensongères ».

À lire aussi : Jean-Luc Mélenchon bientôt “Fiché S” ?

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