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Air France : le procès de la “chemise arrachée” mené dans la confusion

Le procès de 15 salariés d’Air France, jugés pour l’affaire de la « chemise arrachée » du Directeur des Ressources Humaines de la société, s’est ouvert mardi 27 septembre à Bobigny. Dans une ambiance tendue, le président a été contraint de rappeler à l’ordre.

Les deux partis étaient réunis, s’exprimant dans la confusion. Ce en s’appuyant sur des vidéos desquelles peu de de certitudes ont été dégagées.

Retour sur l’origine du procès

Le procès suit l’agression de cadres des ressources humaines lors du comité d’entreprise du 5 octobre 2015. Une manifestation contre le plan social d’Air France s’était organisée en face des locaux. Cette configuration laissait présager le contact direct entre responsables et manifestants. L’impétuosité de la révolte était d’autant plus agitée que le projet de restructuration qu’envisageait Air France entend supprimer 2 900 emplois. Pour redresser sa compétitivité. Et, alors que des manifestants parviennent à s’introduire dans le bureau, le mouvement de foule brouille les responsabilités. En effet, certains agressent les cadres tandis que d’autres les protègent. Cela faisant toute la difficulté de statuer sur les coupables.

A lire aussi : Air France : la garde à vue de 5 salariés prolongée

Le déroulement

Quinze salariés ont comparu lors du procès. Les accusations ne sont pas les même pour tous. Dix d’entre eux sont poursuivis pour dégradations et le reste pour violences en réunion. Mais dans la salle bondée, les arguments fusent sous les yeux des sympathisants de la CGT et des cadres de la direction d’Air France, présents dans la pièce. Au vue de la confusion de l’affaire, le président de la 14e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Charles Moscara, a fort à faire pour livrer justice. Après avoir visionné les vidéos proposées par les deux partis pour consolider leur défense, le procès se poursuit aujourd’hui mercredi 28 septembre.

L’affaire marque le coup du dialogue social français défectueux. Or si les violences sociales sont condamnables, par la justice qui jugent les actes, s’intéresser à leur cause (ici le plan social) pour avoir une vue d’ensemble est essentiel.

Crédit photo à la Une : Challenges

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