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La prostitution, une face sombre des Jeux Olympiques

Les prostituées à Rio

Il ne reste qu’un jour avant la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Rio de Janeiro. Ce qui peut être considéré comme le plus grand événement sportif mondial va attirer des centaines de milliers de touristes et d’athlètes du monde entier. Si pour beaucoup la ville qui abrite Copacabana et le Christ Rédempteur va devenir un lieu de fête et de joie, d’autres ne pourrons profiter de cette formidable compétition. Les JO de Rio sont une “aubaine” pour les nombreuses prostitués qui espèrent pouvoir profiter de l’afflux massif de visiteurs et ainsi pouvoir enfin sortir de ce monde de la prostitution qu’elles n’ont pas eu le choix de rejoindre.

Elles viennent de tout le Brésil pour tenter d’amasser un maximum d’argent durant cette période des JO. Elles sont étudiantes, hôtesses de l’air, masseuses, souvent déjà mère, et bien que toutes détestent ce “travail”, elles sont obligées de se prostituer. L’une d’entre elles, Luiza (elle n’a pas souhaitée se faire appeler par son véritable prénom), âgée de 32 ans, a pour ambition d’ouvrir un restaurant mais ne dispose pas des moyens nécessaires pour réaliser son rêve. Prostituée très jeune, elle avait réussie en s’en sortir grâce au mariage mais a finie par divorcer. Elle est donc venu à Rio pendant les jeux et espère “ne plus jamais revenir dans la rue par la suite“.

Prostituée brésilienne

Ces femmes n’ont pas le choix et cherchent à trouver à travers la prostitution des moyens financiers pour s’en sortir. Elles espèrent que les JO leur permettront de quitter la rue.

Une autre jeune femme de 24 ans veut quand à elle “finir [ses] études et étudier l’anglais“. Mais la prostitution est la seul façon qu’elle a trouvée pour y arriver. Elle a d’ailleurs comme hantise de ne pas pouvoir stopper cette activité : “Ma peur, c’est de ne pas arrêter. Ce n’est pas de l’argent facile mais c’est vite fait : c’est une addiction infernale.”

Mais alors que l’édition 2016 des Jeux Olympiques n’a même pas encore commencé, certaines quittent déjà la ville des cariocas. En effet la concurrence y est féroce et toutes n’ont pas l’assurance de gagner de l’argent. Certains riches clients asiatiques fréquentent des clubs dans lesquelles ils sont prêts à mettre de grosses sommes d’argent, comme le rapporte le quotidien El Pais dans sa version brésilienne : “Deux jeunes Japonais imberbes s’assoient [dans le club] une bière à la main. Devant leurs yeux, les jambes de quelques dizaines de femmes avec des histoires lourdes, peu d’argent et beaucoup de maquillage. Les Nippons se mettent à choisir.” Mais ces clients ne sont pas les plus nombreux. Ils sont “principalement argentins, dotés de peu de moyens”.

Une étude de l’observatoire de la prostitution de l’Université fédérale de Rio de Janeiro, sur l’impact de la Coupe du monde 2014 au Brésil dans les zones les plus importantes de prostitution avait conclu que l’événement n’avait pas été favorable aux prostituées qui travaillaient dans la rue. Les Jeux Olympiques ne devraient donc pas forcément rimer avec “succès” pour ces femmes.

Un problème de plus dans cette préparation des JO qui n’aura pas été de tout repos.

Crédit : Montage photo à partir d’un dessin de FALCO, CUBA

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