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PSG : 4 questions pour un mercato

Frappé de sanctions économiques et sportives par l’UEFA, le PSG vit un mercato compliqué et doit s’adapter. Retour sur les défis qui attendent le club cet été.

Il s’agit sans doute du mercato le plus compliqué pour le PSG depuis l’arrivée de ses riches investisseurs. Sanctionné par l’UEFA en mai dernier pour une gestion déficitaire de ses comptes, le club de la capitale tente malgré tout d’adapter son recrutement à ses ambitions sur la scène européennes. Un casse-tête qui amène plusieurs questions.

Quelles sanctions ?

Initialement, le PSG était condamné par l’UEFA à une amende de 60 millions d’euros (qu’il récupérera en partie si ses comptes sont sains l’année prochaine), mais aussi à d’autres impératifs économiques. Parmi ceux-ci, l’impossibilité de dépenser lors du présent mercato plus de 60 millions d’euros ou d’augmenter sa masse salariale. Et si le volet pécunier de la punition bloque le club, l’aspect sportif est tout aussi gênant. Car Paris ne pourra aligner en Ligue des champions que 21 joueurs (contre 25 normalement) sur lesquels 5 devront avoir été formés en France et 1 au PSG.

Les rouges et bleus devront donc contenir leurs dépenses pour ce marché des transferts, mais auront aussi intérêt à conserver leurs joueurs français.

Quel bilan transfert ?

Le mercato bien entamé, il convient aujourd’hui de faire le bilan des achats et des ventes du PSG. Côté départ, l’équipe francilienne s’est déjà délestée de plusieurs joueurs, dont le brésilien Alex et les français Coman (Juventus Turin), Menez (AC Milan) et Jallet (OL). Et si le quota de joueurs formés en France et au club est atteint, c’est le volet économique des sanctions de l’UEFA qui interpelle encore. Car le club de la capitale souhaite toujours recruter et espère ainsi dépasser le stade des quarts de final en Ligue des Champions. Avec quatre joueurs vendus et seulement deux nouveaux arrivants (David Luiz et Serge Aurier), nul doute que la masse salariale des rouges et bleus devrait plus ou moins (les chiffres n’étant pas systématiquement divulgués par les clubs) atteindre le même montant que l’année dernière et ainsi contenter une UEFA aux aguets.  Mais alors quid du recrutement à venir ? Car Paris semble bien parti pour accueillir un ou plusieurs nouveaux joueurs, comme le laisse supposer la dernière déclaration du coach de l’équipe. Interrogé hier en conférence de presse, Laurent Blanc déclarait avoir « encore du temps pour le mercato », même s’il refusait de commenter les rumeurs de transfert de son équipe. Le PSG devrait donc encore recruter, mais ne dispose plus que d’une enveloppe de 10 millions d’euros (60 millions autorisés moins les 50 millions du transfert de David Luiz). Le club devra donc ruser pour mener à bien ce marché des transferts.

David Luiz, la première recrue parisienne de cet été

David Luiz, la première recrue parisienne de cet été

Quelles solutions ?

Avec la signature de Serge Aurier, Paris a montré à tous qu’ambitions et respect du fair-play financier n’étaient pas incompatibles. Pour faire venir le talentueux latéral droit du TFC, le staff de Nasser Al-Khelaïfi a ainsi obtenu du club toulousain qu’il prête aux rouges et bleus son précieux joueur avec option d’achat. En clair, Aurier sera définitivement parisien l’année prochaine, le temps pour le PSG de montrer patte blanche à l’UEFA et d’afficher à nouveau des comptes sains. Mais la solution, viable, légale et astucieuse, rencontre tout de même un bémol : tous les clubs ne consentiront pas à retarder le paiement d’un transfert acté dés ce mercato. La signature d’un joueur comme Di Maria, annoncé en contact avec le club de la capitale, couterait certainement plus de 50 millions d’euros. Et si Paris ne dispose actuellement pas d’une telle somme, on imagine mal le Real Madrid laisser filer son joueur sans encaisser immédiatement un chèque dont la Casa blanca a cruellement besoin cet été (recrutement de Kroos et de James Rodriguez). Reste que si le PSG ne se fait pas prêter ses nouveaux arrivants, il devra dépenser. Rester dans les clous de l’instance européennes tout en recrutant passera donc par une nécessaire étape : la vente.

Qui laisser partir ?

Vendre pour mieux acheter, tel sera certainement le crédo de l’équipe francilienne pour cette fin de mercato. Mais dans une équipe à qui les deux dernières saisons ont souri, se séparer d’un joueur présente un risque de déstabiliser l’organisation en place. D’autant qu’un certain nombre de parisiens sont annoncés intransférables, à l’image de Marquinhos, de Thiago Silva ou encore d’Ibrahimovic. Heureusement, certains éléments affichent un rendement loin d’être optimal, en tout cas au vu des recrues escomptées cet été. C’est le cas, par exemple, de Javier Pastore. L’argentin, arrivé à Paris en 2011 contre 42 millions d’euros, peine toujours à confirmer. Avec seulement 3 passes décisives et 2 buts marqués toutes compétitions confondues sur cette saison, l’ancien palermitain fait aujourd’hui partie des joueurs que le PSG pourrait vendre. Cette situation a d’ailleurs attiré l’œil de plusieurs grands clubs européens puisque Chelsea ou encore l’Atletico Madrid seraient intéressés par le profil d’El Flaco. Autre possible partant : Ezequiel Lavezzi. Le joueur, argentin lui aussi, serait sur les tablettes de plusieurs formations et semble sur le départ depuis deux saisons maintenant. Et même s’il son rendement paraît honorable (10 buts toutes compétitions confondues cette saison), El pocho pourrait faire les frais des sanctions de l’UEFA, mais aussi du recrutement galactique du PSG.

Lavezzi, international argentin, pourrait faire les frais des sanctions de l'UEFA.

Lavezzi, international argentin, pourrait faire les frais des sanctions de l’UEFA.

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