Le 28 Février dernier, le co-fondateur du Front National, Jean-Marie Le Pen, sortait le premier tome de ses mémoires : « Fils de la nation ». Voici les sept temps forts à retenir.

 

 

« J’ai pitié d’elle »

Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin. Partie où il aborde ses enfants. L’ancien président d’honneur n’est pas tendre avec Marine. Il l’écrit lui-même « Il est trop tôt pour parler de mes filles. Je pourrais en dire du mal, je le fais parfois quand on m’y provoque. Je ne comprends pas tous leurs actes, ni tous les reproches qu’elles me font. Elles peuvent changer, et moi aussi (…) Marine vient de subir une présidentielle et des législatives décevantes. Philippot et les siens l’ont quittée, elle peine à faire sa rentrée. Le prochain congrès du FN s’annonce houleux. Elle est assez punie comme cela pour qu’on ne l’accable pas. Un sentiment me domine quand j’y pense : j’ai pitié d’elle »

 

 

Son oeil

Alors que la légende racontée à la télévision par Alain Jamet voulait que la perte de son oeil gauche provenait d’une bagarre électorale où il défendait Ahmed Djebbour, candidat du Front national des combattants, en 1958. La cataracte traumatique qui a gangrené la vision de Jean-Marie Le Pen s’est développé après un incident en montant le chapiteau d’un meeting de Jean-Louis Tixier-Vignancour.


« Pétain était légal est légitime »

« Que l’on puisse discuter ensuite de la politique de collaboration, de ses fautes, de ses excès, à condition qu’on examine les fautes et les excès de tous, je le veux bien, mais cela ne remet pas en cause ce que je viens de décrire ». « Si de Gaulle a eu de la vista, Pétain n’a pas manqué à l’honneur en signant l’armistice ». « Il avait passé avec le Reich un acte régulier et contraignant », ce qui le rendait le président du Conseil « légal et légitime » selon Jean-Marie Le Pen.


« De Gaulle reste une horrible source de souffrance »

Dans son ouvrage, l’homme au bandeau noir explique ses sentiments lors de la première rencontre avec le général. C’était en 1945 dans le Morbihan. « Je serrai cette main indifférente. Il me parut laid et dit quelques banalités à la tribune tendue de tricolore. Il n’avait pas une tête de héros. Un héros doit être beau. Comme saint Michel ou le maréchal Pétain. J’étais à nouveau déçu ».

Algérie

Jean-Marie Le Pen a été soldat des guerres d’Indochine et d’Algérie. (cp. dandelotmije)

« L’armée française a bien pratiqué la question »

L’ancien leader du Front National revient également sur la guerre d’Algérie. Il explique que la France a eu recours a des moyens d’interrogatoire poussé, sans que cela ait a voir avec les horreurs que les soldats avaient pu voir en Indochine d’où ils rentraient. « Cette horreur, notre mission était d’y mettre fin. (…) Les moyens qu’elle y employa furent les moins violents possible ». « Il est profondément immoral, de jeter l’opprobre sur des hommes qui ont le courage d’utiliser sur ordre, pour obtenir le renseignement qui sauvera des civils, des méthodes brutales qui leur pèsent, qui leur coûtent », argumente t-il.

 


« S’il prend son arme, je tirerai »

Persuadé que les Allemands sont à l’origine de la mine qui a tué son père au large de la Trinité-sur-Mer en 1942, le Pupille de la Nation se jure de se venger en faisant couler du sang allemand. L’occasion se présente en 1944, quand les Allemands battent retraite. « On ne tue pas quelqu’un dans le dos, quelqu’un qui ne vous menace pas ». « Je me dégonfle » précise l’homme d’extrême droite. Avouant ne pas regretter d’avoir une mort sur la conscience, même si cet acte aurait fait de lui un héros de la résistance.


« Je suis le plus bruyant des petits coqs »

Alerte anecdote croustillante. Le fils de la nation, comme il se définit lui-même de part son essai, décrit sa première relation sexuelle, en Août 1944.  « L’été fut chaud sous les maillots cette année-là. Carnac avait été une des premières plages déminées. Les touristes s’y pressaient, surtout des femmes que leurs maris retrouvaient certains week-ends par le train des cocus. Je perds mon pucelage avec une voisine et n’en suis pas peu fier, je suis le plus bruyant des petits coqs. »

 

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