Les tentatives d’assassinat visant des présidents américains rappelle que la fonction présidentielle aux Etats-Unis a toujours été au coeur des violences politiques.
Depuis 1865, plusieurs occupants de la maison blanche ont été victimes d’attaques armés, qui ont marqués l’histoire des Etats-Unis
Abraham Lincoln, premier président des Etats-Unis assassiné
Le premier drame majeur survient en 1865. Quelques jours seulement après la fin de la guerre de Sécession, le président Abraham Lincoln est assassiné au théâtre Ford à Washington par John Wilkes Booth. Touché d’une balle à la tête, Lincoln meurt le lendemain. Son assassinat choque profondément les Etats-Unis et lance une longue série d’attaques visant la présidence américaine.
Theodore Roosevelt survit à une balle
Tous les attentats ne sont cependant pas mortels. En 1912, alors qu’il n’est plus président mais candidat à un nouveau mandat pour la présidences des Etats-Unis, Theodore Roosevelt est victime d’une tentative d’assassinat lors d’un meeting dans le Wisconsin. Une balle tirée à bout portant traverse son discours plié dans sa poche et son étui à lunettes, ralentissant le projectile. Gravement blessé, Roosevelt refuse pourtant d’annuler son intervention et prononce un discours de près d’une heure avant d’être hospitalisé.
John F. Kennedy, l’assassinat qui a boulversé les Etats-Unis
L’assassinat le plus marquant du XXᵉ siècle reste celui de John F. Kennedy. Le 22 novembre 1963, à Dallas, le président est mortellement touché par des tirs alors qu’il circule en cortège officiel. Sa mort, attribuée à Lee Harvey Oswald, provoque un choc mondial et nourrit encore aujourd’hui de nombreuses théories et interrogations. L’événement transforme durablement les dispositifs de sécurité entourant la présidence des Etats-Unis.
Ronald Reagan, survivant emblématique
En 1981, Ronald Reagan est grièvement blessé devant un hôtel de Washington par John Hinckley Jr, qui ouvre le feu sur le cortège présidentiel. Une balle ricoche sur la limousine blindée avant de pénétrer dans la poitrine du président. Opéré en urgence, Reagan survit et reprend rapidement ses fonctions. Son sang-froid et son humour après l’attaque ont aidé à renforcer sa popularité auprès de la population des Américains.
George W. Bush visé par une grenade en Géorgie
En mai 2005, lors d’une visite officielle à Tbilissi, capitale de la Géorgie, le président américain George W. Bush échappe de peu à une attaque potentiellement meurtrière. Alors qu’il prononce un discours aux côtés du président géorgien devant une foule rassemblée sur la place de la Liberté, un homme lance une **grenade à main** en direction de la tribune présidentielle.
L’engin atterrit à quelques mètres seulement du président américain. Par chance, la grenade n’explose pas : elle était enveloppée dans un tissu serré qui a empêché le déclenchement du mécanisme. Sans cet élément accidentel, l’attaque aurait pu avoir des conséquences dramatiques.
Au total, quatre présidents américains ont été assassinés et plusieurs autres ont survécu à des tentatives meurtrières. Ces épisodes rappellent que la présidence des États-Unis, qui est un symbole politique mondial, demeure une cible potentielle dans un pays où l’accès aux armes ont souvent permis des actes de violence.
Malgré l’évolution constante des dispositifs de sécurité et le rôle central du Secret Service, l’histoire américaine montre que le risque zéro n’existe pas.
Dernier en date, Donald Trump remet en lumière les complications des responsabilités au sommet de la première puissance mondiale.