Chaque année, le dernier week-end de mai, le monde des courses hippiques tourne ses regards vers Stockholm. L’Elitloppet n’est pas seulement une épreuve sportive, c’est une véritable institution, souvent décrite comme la course de trot la plus rapide et la plus électrique de la planète. Dans une ambiance de festival où les tribunes de l’hippodrome de Solvalla vibrent au rythme des cris du public, les meilleurs trotteurs du monde se retrouvent pour un défi de vitesse pure.
Un format unique, l’exigence des batteries qualificatives de L’Elitloppet
Ce qui rend l’Elitloppet si particulier, c’est avant tout son format de compétition. Contrairement au Prix d’Amérique qui se court sur une seule manche de longue distance, l’épreuve suédoise est un tournoi de vitesse qui se déroule en deux étapes le même jour. La difficulté pour les chevaux, ils doivent courir deux fois à leur niveau maximum en l’espace de quelques heures seulement.
Le dimanche après-midi, seize chevaux sont répartis dans deux courses de qualification, appelées les batteries. Chaque batterie regroupe huit concurrents sur la distance courte de 1 609 mètres. Pour espérer décrocher le titre, il faut d’abord terminer dans les quatre premiers de sa batterie. Les huit qualifiés se retrouvent ensuite en fin de journée pour la grande finale. Ce système demande une endurance et une récupération physique hors du commun. Le vainqueur n’est pas seulement le plus rapide, c’est celui qui possède le mental d’acier nécessaire pour répéter un effort violent deux fois de suite. À Solvalla, la moindre erreur au départ ou dans un virage est fatale car tout se joue à une vitesse folle, dépassant les 50 km/h.
Une armada française prête à conquérir Solvalla
La France a toujours entretenu une relation passionnée avec l’Elitloppet. Après les succès récents de nos champions, l’édition 2026 s’annonce comme une véritable offensive tricolore. Le chef de file n’est autre qu’Idao de Tillard. Double vainqueur du Prix d’Amérique, il est considéré comme le meilleur cheval du monde sur les parcours de tenue et possède une pointe de vitesse également hors norme que nous avons pu apercevoir dernirement de le prix de l’Atlantique. Thierry Duvaldestin a préparé son champion pour cette course qu’il n’a encore jamais gagné.
À ses côtés, nous pourrons compter sur le tenant du titre, Go On Boy. Ce cheval est un spécialiste des fins de course foudroyantes. L’année dernière, il a montré qu’il adorait la piste de Solvalla. Son expérience de l’événement est un atout majeur, il sait gérer l’attente entre les deux batteries et possède cette pointe de vitesse finale capable de remonter tout un peloton en quelques mètres. Enfin, la grande sensation de ces dernières semaines se nomme Inexess Bleu. Fraîchement vainqueur du Prix des Ducs de Normandie ce week-end à Caen en étant férré, Inexess peut venir tout raflé avec Alexandre Abrivard aux commandes.
Les méthodes de qualification et les chevaux etrangers
Face à nos champions français, la résistance s’organise, principalement du côté des pays scandinaves et de l’Italie. En Suède, le système d’invitation est très sélectif. Chaque cheval reçoit un « billet rose » pour participer. Parmi les grands favoris étrangers, il faudra surveiller de près les meilleurs trotteurs suédois qui ont l’avantage de courir à domicile. Des chevaux comme Borups Victory ou les champions italiens comme Jabalpur habitués aux pistes rapides seront des adversaires redoutables.
Entre la puissance d’Idao de Tillard, l’expérience du tenant du titre Go On Boy et la forme exceptionnelle d’Inexess Bleu, la France n’a jamais eu autant de chances de faire le doublé sur la piste suédoise. Dimanche 31 mai, Stockholm sera le centre du monde pour tous les passionnés de trot.