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Qui est Diane Parry la derniere francaise en lice à Roland Garros ?

Elle avance en silence, elle avance avec certitude. À 23 ans, Diane Parry s’est offert samedi 30 mai l’un des plus beaux moments de sa carrière : une qualification pour les huitièmes de finale de Roland-Garros 2026, après une superbe bataille face à la sixième joueuse mondiale, Amanda Anisimova, sur le score de 6-3, 4-6, 7-6 (3). Dernière Française encore en lice dans le tableau féminin, elle incarne désormais les espoirs du tennis tricolore sur la terre battue parisienne

Diane Parry, une enfant du tennis français devenue adulte sur le circuit

Née le 1er septembre 2002 à Nice, Diane Parry est professionnelle depuis 2019. Elle s’entraîne au tennis club de Boulogne-Billancourt (TCBB) et a obtenu ses premiers résultats significatifs en juniors dès 2018. Son ascension est alors fulgurante. En 2019, elle remporte le tournoi Grade 1 de Criciúma au Brésil, atteint les demi-finales à Wimbledon chez les juniors, puis s’impose à la Osaka Mayor’s Cup et devient numéro 1 mondiale. Elle décroche ensuite le titre au Masters de Chengdu et devient championne du monde junior 2019.

La transition vers le monde professionnel n’est pas toujours simple. Parry traverse des hauts et des bas, comme beaucoup de jeunes prodiges. Pourtant, elle ne lâche pas. Elle grimpe jusqu’au 48e rang mondial en octobre 2024, un sommet qui confirme son potentiel réel. Aujourd’hui 92e mondiale, elle prouve à Paris qu’elle appartient bien à l’élite du tennis féminin. 

Un parcours à Roland-Garros taillé pour l’exploit

Diane Parry n’en est pas à son premier coup d’éclat sur les courts parisiens. En 2022, elle avait déjà signé une victoire face à une joueuse du Top 10 sur le Central de Roland-Garros, en battant Barbora Krejcikova, alors numéro 2 mondiale et tenante du titre. Mais cette année, elle franchit un palier supplémentaire

Après cinq éliminations au troisième tour d’un tournoi du Grand Chelem, la sixième tentative a été la bonne. Sur le court Philippe-Chatrier, portée par un public en feu, elle domine une joueuse pourtant redoutable. La première manche tombe 6-3. Anisimova égalise ensuite au deuxième set. Alors, dans un troisième acte à couper le souffle, Parry ne tremble pas. Elle remporte le super tie-break 7-3 et explose de joie. Vidée mais rayonnante, elle confie : « Je suis tellement heureuse d’avoir pu vivre ce match dans cette ambiance-là. »  Sa route vers les huitièmes n’a pas été un hasard. Impressionnante malgré un changement de dernière minute lors de son premier tour, puissante contre Ann Li au deuxième tour, Parry a été en parfaite harmonie avec le plus grand court du stade à chaque étape. Elle construit son tournoi avec méthode, sans jamais se précipiter.

@francetvsport

🎾 #RolandGarros | 🔥 ICI C’EST PARRY ! 🇫🇷Diane Parry domine Ann Li en deux sets (6-3, 6-4) et file au troisième tour de Roland-Garros ! #tennis

♬ son original – France tv sport

Une sérénité mentale qui fait toute la différence

Ce qui frappe chez Diane Parry, ce n’est pas l’explosion émotionnelle. C’est le calme. Souriante sans grande explosion de joie, la Française montre une force tranquille qui la caractérise, une sérénité louée par ses proches. Cette stabilité mentale lui permet aujourd’hui de jouer sa première deuxième semaine en Grand Chelem. 

Elle attribue cette solidité à un travail invisible mais rigoureux. Elle déclare : « Le physique, c’est primordial. C’est ce qui permet d’aller au combat et d’enchaîner les matchs. C’est le résultat d’un gros travail en amont qui ne se voit pas. » Avant Roland-Garros, sa saison sur terre battue avait pourtant été décevante. Sortie dès le premier tour à Rouen, Madrid, Saint-Malo et Rome, elle retrouve de sa superbe en remportant le Trophée Clarins quinze jours avant le Grand Chelem parisien. 

Ce titre lui redonne confiance. Il lui rappelle que son tennis peut faire mal à n’importe qui. Désormais prête pour le plus grand match de sa jeune carrière, elle déclare avec ambition : « C’était un objectif dans ma carrière d’atteindre la deuxième semaine d’un Grand Chelem. Pouvoir le faire ici, à la maison, et le partager avec ma famille, ce n’est que du bonheur. »  En huitièmes de finale, elle affronte la Polonaise Maja Chwalinska, 114e mondiale, ce lundi 1er juin sur le court Philippe-Chatrier. Un rendez-vous accessible, une occasion unique. Diane Parry la saisit des deux mains. 

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