Plusieurs appels à une mobilisation générale le 17 octobre prochain circulent sur les réseaux sociaux suite aux dernières hausses du prix du carburant. Une revendication qui rappelle le lancement du mouvement des Gilets jaunes en 2018.
La guerre en Iran, lancée par les États-Unis et Israël le 28 février 2026, continue de faire rage au Moyen-Orient. Avec elle ce sont les prix des carburants qui restent très hauts, quand les stations services ne sont pas à sec. Vital pour aller travailler pour une bonne partie de la population française, le carburant devient source de colère. En conséquence, des appels à manifester le 17 octobre prochain sont publiés sur les réseaux sociaux. De quoi envisager un retour des Gilets jaunes ? Rien n’est sûr pour l’instant, même si on peut y trouver des racines communes.
Des réseaux sociaux aux ronds-points
Les rassemblements des Gilets jaunes sont nés sur les réseaux sociaux. De nombreux utilisateurs se plaignaient de la hausse des taxes sur le carburant en janvier 2019. Le premier appel à la mobilisation est lancé début octobre 2018 par Eric Drouet, un chauffeur routier. Cela consistait à placer un gilet jaune, obligatoire dans chaque véhicule et donc accessible à tous, sur son tableau de bord. Petit à petit la colère s’organise sur les réseaux sociaux et mène à une journée de mobilisation nationale le 17 novembre, mobilisation qui va devenir hebdomadaire jusqu’au printemps 2019. Environ 300 000 personnes se mobilisent pour ce premier acte, l’État dénombre 500 blessés et deux morts.
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De semaine en semaine le nombre de manifestants augmente et la violence avec. Lors de l’acte 4, le 8 décembre 2018, 1 723 personnes sont arrêtées dont 1 220 sont placées en garde à vue. Une journée qui a marqué les Français.
Les revendications des Gilets jaunes ont elles aussi rapidement évolué. Après la baisse des prix du carburant, les manifestants ont réclamé une démocratie plus directe. Cela passe notamment par un référendum d’initiative collective (RIC), qui n’aura jamais lieu. La démission d’Emmanuel Macron, le prix des péages et le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF) sont d’autres demandes moins importantes des gilets jaunes.
Que reste-t-il de ce mouvement ?
Les Gilets jaunes s’essouffleront peu à peu au fil des semaines. Pour récolter la parole de chacun, Emmanuel Macron crée les cahiers de doléances dans lesquels chaque citoyen peut y écrire ses revendications. Au total, il y a eu près de 20 000 cahiers pour plus de 200 000 messages des citoyens… qui vont rapidement prendre la poussière. Michel Barnier a voulu s’en servir mais son gouvernement n’a pas tenu longtemps. Ces cahiers sont progressivement publiés et mis en ligne avec des revendications qui résonnent encore aujourd’hui, à l’aube d’une potentielle nouvelle mobilisation.
Plusieurs anciens Gilets jaunes sont contre une nouvelle mobilisation tant le contexte est différente ce soit national avec les élections présidentielles qui arrivent et à l’international.