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Révélation Parisienne Carole Pelé des Beaux Art à la Pop Urbaine

A l’instar d’artistes la nouvelle scène Pop Urbaine comme Aloise Sauvage ou Suzane, la jeune Carole Pelé sait magner l’art total. Issue des Beaux-Arts, elle soigne particulièrement son image et son univers multiplie les références au cinéma et à l’art plastique tout en conservant son coté authentique de la street qui fait d’elle une artiste contemporaine accomplie et bien ancrée dans son temps, tout en cassant les codes et abolissant les frontière entre les styles. Elle est accompagnée dans son périple par un artiste très précieux que l’on connait bien au Tohu Bohu sur VL Jonathan Granjon du groupe La Vague.

A l’occasion de la sortie de son premier Ep” Vendredi”, elle se prête pour l’émission le Tohu Bohu (qui la suit depuis ses débuts sur disque et sur scène lors de ses soirées) au jeu des questions-réponses. Merci à Daydream Music (Fred Lombard) qui continue à dénicher les jeunes pépites de la pop française.

  • À quel moment as-tu commencé à écrire tes propres textes ?


J’ai commencé à écrire mes propres textes quand je préparais les concours des écoles d’arts. Au départ, j’écrivais un peu de tout : théâtre, nouvelle, poésie, avec un penchant pour les aphorismes. Je me suis rapidement rendue compte que je n’aimais pas faire parler des personnages et que j’écrivais toujours en un « jet. » Depuis six ans maintenant que j’écris, j’ai toujours gardé et perfectionné cette pratique d’écriture. 

  • Qu’est-ce qui t’a donné envie de poser tes voix sur des instrus ?

Au départ, je me suis en effet posé la question de la voix seule, sans instrumental. Mais pour moi, ce mode de monstration relevait plus du discours et dans le champ de l’art plastique, de la performance. Je ne saurais pas exactement expliquer pourquoi, mais je ne m’y voyais pas. J’ai eu l’intuition qu’il fallait que je prenne des cours de chant, ce que j’ai fait. Ça m’a tout de suite beaucoup plu et j’ai continué dans cette voie. 

  • Quelles sont les influences musicales et artistiques qui ont été déterminantes pour toi ?

Kae Tempest, qui est la meilleure artiste musicale que je connaisse. Pour sa force, sa présence et la manière dont elle fait sonner les mots. Et Fauve que j’adore également pour leur sincérité, leur combattivité et leur identité visuelle. Dans les artistes plasticiens, ils sont beaucoup plus nombreux. Mais si je dois n’en retenir que quelques-uns, je dirais Sophie Calle, Joseph Kosuth et Jean Dubuffet. 

  • Parlons un peu de ton EP. Comment pourrais-tu le qualifier ?

L’écriture est la base de mon travail. Mes textes possèdent une dimension autobiographique et réflexive puisque dans mes chansons, je me parle à moi-même. De la même manière, j’interroge le sens des mots en créant de fausses répétitions. Ainsi, les mots semblent identiques mais prennent un sens différent, voir opposé, selon l’interprétation que j’en fait. Similaire, mais jamais pareil : comme cette chose indiscernable qui fait qu’on reste la même personne toute sa vie, en changeant. Au-delà d’une simplicité tautologique apparente, c’est également pourquoi j’ai choisi d’intituler mon premier EP : Premier EP.

  • Quels sont les mots qui pourraient définir ton propre style musical ?

Je définirais mon style musical d’inspiré, sensible, combattif et oratoire. À la croisée des chemins du slam, de la trap et de la chanson. 

  • Tu partages la scène avec Jonathan Granjon (La Vague). Comment vous êtes-vous rencontrés ? Peux-tu nous parler de votre collaboration ?

À la base, Jonathan était mon prof de guitare. J’ai pris des cours et au bout de quelques mois, je lui ai présenté mon premier morceau, « Rana Plaza », qui était en cours de composition. Il a tout de suite accroché avec l’univers et m’a proposé son aide pour affiner l’instrumental. Ensuite, il a assisté à une de mes répétitions et de fil en aiguille, est aussi devenu mon musicien pour le live. 

Sur scène, Jonathan joue du SPD-SX (sorte de batterie électronique), du clavier et de la guitare. Pour mon premier EP, il a aussi composé l’instrumental du titre « Biget ». J’étais avec lui quand il a posé la base de guitare et j’ai tout de suite beaucoup aimé. C’est une musique assez spéciale dans l’EP qui a son univers propre.

  • Tu viens d’être diplômée des Beaux-arts. De quelle manière les Beaux-arts ont-ils influencé ta création artistique ?

J’ai l’habitude de dire que je pense plus mon travail comme une plasticienne que comme une musicienne. De l’art plastique, j’ai retenu l’importance de la cohérence du fond et de la forme, et la possibilité de décliner une pratique en passant d’un medium à un autre. L’importance du processus également, pour justifier ma démarche artistique. 

On vous laisse avec une captation d’un live fait par Carole Pele sans public (Covid 19 oblige) avec le soutien en tant que résidente d’un lieu important du spectacle vivant l‘EMB Sannois. & du Réacteur d’Issy les Moulineaux pour la production.

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