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Romain Arcizet : une vraie force de proposition dans la 11ème circonscription des Français de l’étranger

Interview de Romain Arcizet Candidat du parti indépendant constructif aux législatives Dans la 11ème circonscription

Bonjour ! Pouvez-vous tout d’abord vous présenter, ainsi que votre parcours, les raisons de votre engagement ?

Je suis un ingénieur, originaire de Haute Savoie, ayant effectué ses études à l’INSA de Lyon, en spécialité Génie Electrique. Cette école, fondée par le philosophe Gaston BERGER m’a permis de me développer en tant qu’homme à travers un investissement associatif, une formation en théâtre, et une dernière année d’étude au Mexique. Elle m’a apporté un esprit scientifique et une capacité d’analyse. A l’heure où notre démocratie ressemble plus à une succession de votes dont le choix est de plus en plus réduit, j’ai décidé de m’investir pour proposer pour une fois une candidature qui n’est pas basée que sur son intérêt personnel, ou celui de ses potes. C’est pourquoi, pour ne pas devenir moi même pourri une fois que j’aurai eu accès aux responsabilités, j’ai décidé de m’appliquer le principe de l’initiative populaire. J’accepte si je suis élu de pouvoir être bloqué dans mes votes par les électeurs s’ils en font la demande.
Quel intérêt a d’après vous cette élection ? N’est-ce pas un défi incroyable de représenter près de 100 000 français dans plus de 49 pays, comment le relever ?

C’est un défi effectivement incroyable, chaque pays possède sa propre identité, ses propres lois, et les français qui y vivent ont des expériences de vie qui sont beaucoup plus diversifiées. Les représenter tous sera un honneur, et un dur labeur, mais ma campagne et mes rencontres m’ont montré à quel point les ambassades et les consulats sont les premiers représentants des français de l’étrangers. Les présidents passent mais les garants de la France à l’étranger restent, et c’est sur eux que le député doit s’appuyer s’il veut avoir une vision clair des difficultés rencontrés dans chaque pays. Pour ma part, je me concentrerai sur deux chantiers, d’abord l’initiative populaire, et en parallèle la santé, avec le conventionnement des hôpitaux à l’étranger. Nous avons dans chaque circonscription un échantillon représentatif de chaque département français, c’est pourquoi cet espace peut être un véritable laboratoire de la démocratie, et comme nous avons une plus grande ouverture sur le monde, un point de vue plus détaché de notre pays, et un niveau de conscience assez élevé, nous devons expérimenter ce système, et prouver que l’on peut prendre en main notre destin.

Quels avantages pensez-vous apporter en tant que français de l’étranger à la métropole ?

Quid de la nécessité d’ouverture à l’international ?

Quelles sont vos priorités ? Notamment pour les Jeunes ?

A l’assemblée nationale, je veux surtout montrer aux plus frileux que les réformes existent, et que certaines décisions sont prises dans certains pays depuis des années, là où vu de la France on nous dit que c’est impossible, à cause de l’Europe, ou parce qu’on manque de pouvoir ace à certains lobbys. J’ai un bon nombre d’exemple, qui en temps de crise peuvent permettre à notre état de reprendre sa marche en avant, de renflouer ses caisses, en mettant la préférence nationale en avant. On nous présente souvent les modèles allemand ou des pays nordique, avoir une expérience de la Malaisie, ou de la Russie peut aussi nous montrer une voix à suivre, ou justement à ne pas suivre pour cette dernière… Mon échange universitaire m’a permis ce luxe, je souhaite bien évidemment que le maximum d’étudiants, et de jeunes vivent ce genre d’expérience, c’est pourquoi nous devons réfléchir à un service civil obligatoire à l’étranger,

Au lieu de faire son service militaire, et dans le cadre de la coopération, mon père est parti au Tchad 18 mois enseigner l’électricité, de manière pratique et théorique. Le service militaire à disparu, et c’est une bonne chose mais avec lui la coopération, qui elle était une bonne chose.

Vous semblez vouloir promouvoir la démocratie participative, concrètement qu’est-ce que cela signifie ?

Le principe est très simple : à travers une connection sécurisée, il suffit qu’un groupe pour une votation sur une loi soit formé, et qu’il remporte l’adhésion de 10% des inscrits ( ce pourcentage évoluera ) pour donner lieu à une votation. Le député peut proposer une votation avec sa seule voix s’il souhaite obtenir l’avis de ses concitoyens sur une loi en cours, ou sur une proposition de loi. Chaque votation sera l’occasion d’un débat (par un système de forum) , et au minimum d’une lettre ouverte du député pour expliquer ses choix.

Pendant une période d’une semaine, les inscrits seront amenés à donner leur opinion (voter) sur le projet de loi sélectionné, et le résultat du vote devra être pris en compte par les députés élus du PIC, si la participation est suffisante (50% des inscrits). Le député peut exercer son droit de veto en votant blanc si les résultats de la votation va à l’encontre de ses convictions, mais il ou elle ne pourra en aucun cas voter à l’inverse du résultat de la votation ( Oui si la votation dit non, et inversement)
Cet outil sera utile à l’électeur qui sera responsabilisé, et aura un moyen d’être entendu si une loi va à l’encontre de ses convictions. Cet outil sera aussi utile au député, qui pourra donner du poids à ses propositions en recueillant l’adhésion populaire… ou pas.

N’est-ce pas faire preuve de populisme ?

Je n’ai jamais trop compris ce que voulait dire ce mot là, sans doute si s’agit de flatter le peuple, et de lui donner ce qu’il demande, ce n’est pas le cas. Tout notre classe dirigeante n’est pas pourrie, c’est juste un fusible en plus pour empêcher une minorité de servir leurs intérêts personnels. On sait que le pouvoir corrompt et personne n’y échappe. Je suis quelqu’un de pragmatique, et je possède des opinions très tranchées, mais en tant qu’homme politique je suis ici pour servir le peuple et le représenter. Je ne suis personne, donc je suis tout le monde. Mais je cherche à ce que le pouvoir me corrompt le moins possible, c’est pourquoi je m’impose ce verrou. Après investigation, je me suis rendu compte que je ne suis pas seul dans cette démarche, et qu’une association, le RIC se concentre presque uniquement sur l’initiative citoyenne, et proposera des candidats aux prochaines législatives. Même si ma démarche était au départ isolée, je me suis rendu compte que d’autres se sont donné pour mission de redonner le pouvoir au peuple.

Nous avons été en pleine élection présidentielle, comment a-t-elle été perçue à l’étranger ?

Quel impact a-t-elle sur les français de l’étranger ? Qu’est-ce que le premier tour vous a inspiré ?

Pour revenir à votre débat sur l’entre deux tour, et la montée du Front National on peut voir que le Front national a fait un score assez faible (6%) dans notre circonscription. C’est un raccourci un peu facile, mais il est indéniable que le voyage, la découverte d’autres civilisations de l’intérieur aide à comprendre les autres, et amène plus de tolérance.

L’extrême droite progresse notamment car on tente comme toujours de l’étouffer, de la rendre inexistante, au lieu de trancher, et de la combattre sur son terrain. En ne réglant pas les problèmes, on augmente juste le sentiment de ces électeurs d’être enterrés, et cela rend leur légitimité et leur motivation d’autant plus grande. Encore une fois on peut voir les limites de notre système, et le fait de ne pas avoir de députés pour les représenter ne fera qu’amplifier ses scores dans le futur tant qu’on arrivera pas à donner une réponse positive ou négative à leurs interrogations. L’initiative populaire sur un certain nombre de sujet qui ont pollué la campagne, et la pollueront encore permettra au moins de faire trancher les français, et de passer à autre chose, car il y a d’autres sujets plus important sur lesquels se concentrer que la viande halal

Le référendum d’Initiative populaire peut-il être appliqué en France ? Une France en état de « guerre civile permanente » du fait de son système politique bipolaire ?

C’est la raison pour laquelle il doit être appliqué, tout en gardant notre système parlementaire actuel. Quand on lit la constitution, on voit que notre système à été pensé et repensé pour être le plus juste possible, mais nos dirigeants ont quand même réussi à limiter au maximum notre démocratie, en nous permettant d’aller au urnes une fois tous les 5 ans, et ensuite d’être spectateur de ce système bipolaire. Infliger un camouflet de temps à autre, par la voix des urnes, et par la volonté du peuple est une nécessité. La mise en place de ce système ne peut se faire que par les urnes, et nous n’avons une fenêtre de tir que tous les 5 ans, car vous pouvez être sur que les deux grosses formations politiques n’accepteront jamais de le mettre en place d’eux même, car ce serait perdre la mainmise sur le système actuel.

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