Dans les années 80, 90 et 2000, la télévision américaine a cherché à réitérer le succès colossal de drames sériels emblématiques comme Dallas ou Dynastie. Pourtant, malgré des castings prestigieux, des intrigues rocambolesques et des budgets confortables, plusieurs de ces prime time soaps n’ont jamais réussi à s’imposer sur le long terme.
Flamingo Road (NBC, 1980–1982)
Lancée dans la foulée du phénomène Dallas, cette adaptation du roman de Robert Wilder se déroule dans la ville fictive de Truro, en Floride. Portée par Morgan Fairchild (dans le rôle de la vénéneuse Constance Weldon) et Mark Harmon, la série explore les rivalités politiques, les trahisons familiales et les passions interdites au sein de la haute société locale.
Malgré un ton délicieusement excessif et deux saisons au compteur, la série a souffert de la comparaison directe avec les géants du genre.
Pourquoi la redécouvrir ? Pour son esthétique très glamour du début des années 80, la performance iconique de Morgan Fairchild en peste intégrale et son parfum nostalgique inégalé.
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Savannah (The WB, 1996–1997)
Créée par Aaron Spelling, Savannah suit les mésaventures de trois amies d’enfance — Reese, Lane et Peyton — au cœur de l’aristocratie du Sud des États-Unis. Entre secrets mortels, chantage et tromperies, le pilote démarre fort avec le meurtre du fiancé de Reese le soir même de ses noces.
Diffusée sur le réseau naissant The WB, la série réalise d’excellents démarrages mais perd rapidement son public au cours de la deuxième saison à la suite de changements d’horaires répétés.
Pourquoi la redécouvrir ? C’est le pur plaisir coupable des années 90 : des rebondissements frénétiques à chaque épisode, une ambiance sudiste savoureuse et la prestation mémorable de Jamie Luner dans le rôle de la manipulatrice Peyton Richards, qui s’imposait alors comme l’une des reines du soap de l’époque.
Central Park West (CBS, 1995–1996)
Également imaginée par Darren Star (le papa de Beverly Hills et Melrose Place), cette série plonge dans le milieu impitoyable de la presse et de la haute société manhattanienne. Le casting réunit notamment Mädchen Amick, Lauren Hutton et John Barrowman.
Malgré un lancement très médiatisé et une tentative de sauvetage en saison 2 avec l’arrivée de Raquel Welch, le public n’a pas accroché au cynisme ambiant des personnages.
Pourquoi la redécouvrir ? Elle offre une vision fascinante de New York au milieu des années 90, avec des intrigues mordantes qui préfiguraient déjà l’esprit de Gossip Girl ou Sex and the City.
Titans (NBC, 2000)
Conçue comme le grand retour d’Aaron Spelling au soap traditionnel de prime time, Titans met en scène la riche famille Williams, à la tête d’un empire aéronautique à Los Angeles. La série réunit un casting impressionnant : Victoria Principal (Dallas), Yasmine Bleeth (Alerte à Malibu) et Casper Van Dien.
Lancée au tout début des années 2000, la série est arrivée à contre-courant, à une époque où le public se détournait du genre au profit de la télé-réalité émergente. Elle est annulée après seulement 13 épisodes.
Pourquoi la redécouvrir ? Pour le duel au sommet entre Victoria Principal et Yasmine Bleeth, et le charme suranné du tout dernier grand soap produit par l’écurie Spelling.
Dirty Sexy Money (ABC, 2007–2009)
Nick George (interprété par Peter Krause) est un avocat idéaliste qui accepte de reprendre le cabinet de son père après la mort suspecte de ce dernier, devenant ainsi le conseil de la richissime et très excentrique famille Darling. Menée par le patriarche joué par Donald Sutherland, la dynastie accumule scandales, adultères et détournements de fonds.
Broyée par la grève des scénaristes de 2007-2008 qui a interrompu son élan en plein succès critique durant sa première saison, la série n’a jamais réussi à retrouver ses audiences lors de la saison 2.
Pourquoi la redécouvrir ? Une écriture nettement plus moderne, un ton satirique mordant et un casting cinq étoiles (avec aussi Seth Gabel et Lucy Liu dans la saison 2).