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Sebastien Frey : "prendre le temps de me reposer"

Après avoir annoncé sa retraite hier sur les réseaux sociaux, Sebastien Frey s’exprimait pour la première fois aujourd’hui dans les médias français, dans l’émission Euro Foot sur Radio VL.

Le gardien de but international français a expliqué au micro de Bilal Nedman les raisons de sa retraite : “Je me suis donné le temps pour réfléchir, évaluer toutes les possibilités, en fonction des clubs qui ont pu m’approcher. Je me suis rendu compte que j’étais psychologiquement au bout du rouleau et que je ne voulais pas finir sur quelque chose de négatif. Je suis heureux actuellement, je pense avoir créé quelque chose de pas mal pour ma reconversion, maintenant je vais prendre le temps de me reposer un peu avant d’y penser réellement”.

Interrogé au sujet de ses éventuels regrets concernant l’Equipe de France, Sébastien Frey répond sans langue de bois : “Si je dois faire un bilan sur toute ma carrière, le chapitre équipe de France est une parenthèse, mais sur laquelle je garde un peu de déception. Je suis parti à l’étranger très tôt, mais j’ai réussi néanmoins à revenir dans le groupe Equipe de France. Concernant le match contre l’Ukraine, ce qu’il s’est passé, c’est “du n’importe quoi”. J’avais un stress et une pression, les fusils braqués sur moi et on attendait que cette erreur. Je pense que ça devait arriver. J’ai quand même été sélectionné pour l’Euro, mais j’ai ensuite arrêté ma carrière internationale. Je retiens que faire partie de l’équipe de France est un privilège et une expérience formidable. Certains joueurs sont plus charismatiques, et sont amenés à être plus souvent appelés, mais lorsque j’étais dans l’Equipe de France, je n’ai eu aucun problème avec qui que ce soit, l’ambiance était bonne“.

A propos d’ailleurs du choix des gardiens en équipe de France, , il confie que “Grégory Coupet est un super copain, avec lequel je n’ai jamais eu aucun problème. Après le sélectionneur faisait des choix, et je devais les respecter“.

Concernant son principal regret, il le confie au micro d’EuroFoot : “Je trouve qu’un gardien français s’imposant dans un championnat comme l’Italie, très jeune, devrait faire la fierté de la France. Moi, on essayait de me mettre des bâtons dans les roues. La méchanceté de certains journalistes m’a mis en difficulté au niveau humain, on a voulu me faire passer pour un raciste, lors d’un entretien où mes propos ont été détournés. Ce sont les critiques qui m’ont le plus blessé.”

Il affirme avoir eu “plusieurs fois l’opportunité de changer de championnat, mais c’était lorsque le Calcio était à son meilleur niveau mais j’ai toujours préféré privilégier le Calcio car je m’étais battu pour m’y imposer et je voulais en ressortir avec des trophées. Finalement, je n’ai eu que la Coupe d’Italie avec Parme, mais ça reste un souvenir mémorable. J’ai été approché cet été par Bastia, mais le club a eu des problèmes avec la DNCG, du coup ça n’a pas pu se faire. “

A la question de savoir quel est le souvenir le plus marquant de sa carrière en Italie, Sébastien Frey répond en hésitant : “il y a énormément de bons moments, mais il y en a deux qui m’ont spécialement marqué, et ce sont des mauvais. Le premier est un match de Ligue des Champions en quart de finale avec la Fiorentina contre le Bayern. On fait 2-2 chez eux, mais le but égalisateur est marqué sur un but hors jeu de 1 mètre 50, et j’ai trouvé ça dommage d’être éliminé comme ça. Il y a aussi une demi-finale contre les Glasgow Rangers où on perd aux tirs au but, j’aurais aimé vivre une finale européenne.”

Enfin, concernant l’attaquant le plus impressionnant avec qui il a joué, il a eu la chance de l’avoir au sein de sa première équipe italienne, comme il le raconte : “J’ai eu la chance de jouer avec Ronaldo à l’Inter Milan, à l’entraînement, j’étais à la limite de me mettre sur un siège avec des popcorns pour assister au spectacle. C’était presque un honneur quand il me mettait un but.”

Pour rappel, Sebastien Frey a passé l’essentiel de sa carrière en Italie. Après avoir débuté à Cannes en 1998, il part en effet dès 1999 en direction de l’Inter Milan, où il restera trois ans. Mais c’est à Parme, et surtout à la Fiorentina, qu’il passera l’essentiel de sa carrière. Une carrière marqué notamment par deux sélections en équipe de France, et qui ce sera donc achevé en Turquie, à Bursaspor.

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