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Sonia Mabrouk : sa nouvelle émission fait déjà polémique

À peine dévoilé, le titre de la future émission de Sonia Mabrouk sur BFMTV fait déjà couler beaucoup d’encre. Baptisée « 100% Mabrouk », elle sera diffusée du dimanche au jeudi, en access prime time, de 19h à 21h, à partir du 24 août prochain.

Un changement de chaîne très attendu

Sonia Mabrouk
Capture d’écran – Quotidien

Après dix années passées sur CNEWS et sur Europe 1, Sonia Mabrouk a annoncé son départ du groupe de Vincent Bolloré au mois de février dernier, dans un contexte tendu marqué par la polémique autour du maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, condamné définitivement en justice, notamment pour corruption de mineurs. La journaliste avait alors expliqué son choix de rejoindre BFMTV dans un entretien accordé au Figaro, évoquant la confiance qu’elle accorde à Rodolphe Saadé, propriétaire du groupe RMC BFM, et sa relation avec Fabien Namias, le patron de la chaîne d’information.

Ce transfert avait déjà suscité des critiques à l’époque, certains observateurs pointant le coût de ce recrutement dans un contexte de tensions financières pour BFMTV.

Un titre qui rappelle étrangement CNews

Capture d’écran / CNEWS / GROUPE CANAL+

Mais c’est le nom même du programme qui alimente aujourd’hui la controverse. En choisissant d’appeler son rendez-vous « 100% Mabrouk », la journaliste reprend une construction de titre très proche de celle utilisée par son ancienne chaîne, qui propose des émissions comme « 100% Politique » ou « 100% Frontières ». La ressemblance a immédiatement été relevée sur les réseaux sociaux, où les internautes se sont interrogés : simple coïncidence stylistique ou clin d’œil assumé, volontaire ou non, aux codes de CNEWS ?

Certains commentateurs y voient une manière, pour BFMTV, de brouiller les repères des téléspectateurs zappeurs, qui pourraient croire un instant se trouver toujours sur la chaîne concurrente. D’autres dénoncent tout simplement un manque d’originalité dans le choix du titre. Le journaliste Jean-Marc Morandini – condamné définitivement en justice pour corruption de mineurs – dont le départ forcé de CNEWS est directement lié à celui de Sonia Mabrouk, n’a pas manqué de commenter la polémique sur son site, où les réactions des internautes se sont multipliées, entre moqueries et défenses de la journaliste.

Une pression symbolique et personnelle

© CNEWS

Au-delà de la querelle sur le titre, le choix de nommer l’émission directement d’après son patronyme place Sonia Mabrouk dans une position particulière. En donnant son nom au programme, la chaîne mise clairement sur sa notoriété et son image, forgée pendant des années sur un ton de débat tranché et une manière directe d’aborder l’actualité. Mais ce pari comporte aussi un risque : en cas d’audiences décevantes, l’échec serait difficile à dissocier de sa personne.

L’adaptation s’annonce par ailleurs sur plusieurs plans. BFMTV a sa propre culture d’antenne, ses propres codes de plateau et son propre public, différents de ceux auxquels la journaliste était habituée sur CNEWS. Le rythme des émissions, le traitement de l’image et la place accordée aux duplex devront trouver un nouvel équilibre.

Une rentrée électorale sous tension

Ce lancement intervient dans un contexte particulier : une année électorale durant laquelle les chaînes d’information continue se livrent une concurrence acharnée pour capter l’attention du public. En confiant à Sonia Mabrouk une case stratégique en access prime time, BFMTV lui offre une vitrine de choix, mais l’expose également davantage aux critiques.

Reste à savoir si cette polémique autour du titre, née avant même la première diffusion, desservira l’émission ou si elle contribuera au contraire à faire parler de « 100% Mabrouk » avant son lancement. Les audiences des premières semaines permettront de juger si le pari de BFMTV était le bon.

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