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Tests PCR : l’Académie Nationale de Médecine met en garde contre un risque de méningite

Dans un communiqué publié le 8 avril, l’Académie Nationale de Médecine a alerté sur les risques que présentent les tests PCR. Ces derniers, dont l’utilisation a été banalisée depuis le début de la pandémie, pourraient provoquer des « brèches au niveau du crâne associées à un risque de méningite. »

D’abord réservés aux laboratoires de biologie médicale, les prélèvements nasopharyngés ont été démocratisés depuis l’arrivée du coronavirus. Médecins, infirmiers ou encore pharmaciens, nombreux sont les soignants autorisés à pratiquer ces tests. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 70 millions de tests ont été pratiqués depuis le printemps derniers (57,7 millions de PCR, 12,4 d’antigéniques).

À l’arrivée des auto-tests dans les pharmacies françaises (disponibles ce Lundi 12 avril), l’Académie n’a pas hésité à avertir sur les -faibles- risques que les tests présentent.

La plupart des complications liées aux tests nasopharyngés sont bénignes. Désagrément, légers saignements, douleurs etc.

L’académie communique également la possibilité « de graves complications commencent à être décrites dans la littérature médicale depuis quelques semaines ». Parmi elles, l’on cite des « brèches de l’étage antérieur de la base du crâne associées à un risque de méningite ».

Le journaliste scientifique Marc Gozlan relatait en octobre 2020 un cas – unique – d’une femme souffrant sans le savoir d’une malformation à l’intérieur du crâne à la suite d’une lésion causée par le test PCR. Depuis, l’infection a été prise en charge et la patiente va bien.

Outre les rares mais possibles complications, l’Académie met en garde sur les bonnes pratiques de ces tests. En effet, un geste mal réalisé peut facilement donner lieu à un résultat dit « faux-négatif ».

À l’heure où les auto-tests sont disponibles, voici donc la liste des bons gestes à effectuer :

– s’enquérir, avant toute insertion d’un écouvillon dans le nez, d’éventuels antécédents accidentels ou chirurgicaux de la sphère ORL.

– ne pas placer la tête du patient en hyperextension lors du prélèvement. Autrement dit, il faut qu’elle reste en position naturelle, le menton parallèle au sol

– introduire l’écouvillon en suivant horizontalement le plancher de la cavité nasale et ne le dévier en aucun cas vers le haut, en direction de la base du crâne

Pour toutes ces raisons, l’Académie recommande que tout prélèvement nasopharyngés soit réalisé par des « professionnels de santé formés pour la réalisation de ce geste. » Pour les enfants, elle préconise les tests salivaires, beaucoup moins risqués.

À lire aussi : Les tests antigéniques sont-ils aussi fiables que les tests PCR ?

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