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Théâtre : coup de cœur pour Les passagers de l’aube

Jusqu’au 9 février au Théâtre 13 puis en tournée se joue un petit moment de théâtre remarquable avec Les passagers de l’aube, qui traite de la vie après la mort.

C’est quoi Les passagers de l’aube ? C’est l’histoire de Noé, jeune et brillant interne en dernière année de neurochirurgie et à l’avenir tout tracé, dont les certitudes vont voler en éclats. L’histoire d’une intrigue scientifique qui va l’entraîner dans une fuite en avant, et mettre ainsi en danger la femme qu’il aime, l’estime de son meilleur ami, sa carrière. L’histoire d’un homme qui va prendre le risque de tout perdre. A moins que ça ne soit celui de tout gagner ? C’est surtout l’histoire d’un amour sans pareil. Une quête effrénée où vont se confronter médecine occidentale et sagesses anciennes, Expériences de Mort Imminente, amour, raison, et physique quantique.

Sous le choc par ce moment de cinéma au théâtre (ou au choix par ce moment de théâtre cinématographique).

Les passagers de l’aube commence comme une comédie romantique, une belle histoire d’amour parasitée par les recherches trop prenantes et se finit comme une tragédie surnaturelle. Ou quand Love Actually rencontre L’expérience interdite.
Durant 85 minutes, le public est comme suspendu en l’air par la tension qui se joue devant lui, par les pièces d’un drame qui se mettent en place tout en ne cessant de questionner notre rapport à la science, ses limites et comment elle pourrait expliquer le plus grand des tabous : la mort elle même. Le texte, d’une grande intelligence, réussit le tour de force de nous émouvoir et de nous faire réfléchir au point que lorsque les dernières minutes du spectacle arrive, on se retrouve comme tétanisé, saisi par l’émotion qui nous étreint. Certains sont hagards, d’autres bouleversés, mais tous on se pose des questions tentant de comprendre ce que la pièce a (r)éveillé chez nous.

Servi par une mise en scène brillante et des chorégraphies toutes en poésie, une musique envoûtante et bouleversante, où le titre de Barbara Dis quand reviendras-tu résonne en nous comme un écho; et une distribution redoutable à commencer par les deux rôles centraux de la pièce incarnés par Grégory Corre et Florence Coste (saisissante de justesse), secondés par les excellents Mathilde Moulinat et Nicolas Taffin.
Les passagers de l’aube (qui mériterait une belle adaptation au cinéma ou en série à la télé), réussit là où le musical Ghost (qui se joue en même temps à Paris) a échoué, dépassé par le modèle original avec Demi Moore et Patrick Swayze. Sans artifice et avec une vraie sincérité, c’est la promesse d’un moment d’émotion rare et vibrant. On en redemande.

Les Passagers de l’aube
Texte et mise en scène Violaine Arsac
Avec Grégory Corre, Florence Coste, Mathilde Moulinat et Nicolas Taffin
Chorégraphies Olivier Bénard, Lumières Stéphane Baquet, Décors Caroline Mexme, Costumes Clémentine Savarit, Clin d’oeil musical Stéphane Corbin
Production Le Théâtre des Possibles. Coproduction Atelier Théâtre Actuel, ZD Productions. Avec le soutien de l’INREES, d’Inexploré Magazine, de l’ADAMI et de la Ville de Montrouge. Texte édité aux Éditions Les Cygnes.

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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