Anthony.P, 21 ans, s’est évadé de la prison de Brest, ce mercredi, pendant son extraction médicale. Il aurait une fiche S pour radicalisation.

Une évasion organisée

Il est 8h30, ce mercredi matin, lorsque le détenu de 21 ans doit quitter la prison pour une consultation médicale de routine demandée par le médecin de l’infirmerie. Pour cette extraction, trois surveillants pénitentiaires l’escortent.

En sortant de la voiture, pour rejoindre l’hôpital Morvan de Brest, l’homme fait semblant de refaire ses lacets. Il pousse violemment les surveillants et cours vers une voiture qui l’attend juste à côté.

Dans la voiture, deux acolytes l’attendent. Une Peugeot 307 bleue ou mauve, démarre et brise au passage le portail de l’hôpital.

Le détenu est bien connu du centre pénitentiaire de Brest. Originaire de Landerneau, dans le Finistère, il purge actuellement plusieurs peines, certaines pour vol. La police et la gendarmerie le recherchent activement.

Fiché S pour radicalisation

Le parquet de Brest a été avisé et des recherches sont menées par les forces de l’ordre pour le retrouver. Le procureur de la République, Philippe Récappé, précise à l’AFP qu’Anthony P. n’a jamais été condamné pour des faits de terrorisme ou d’apologie du terrorisme. Originaire de Landerneau (Finistère), converti à l’Islam, le jeune homme a 23 mentions à son casier judiciaire pour des faits de vol, dégradation et outrage notamment. « C’est pas un gentil monsieur », estime le magistrat.

Selon une source proche du dossier, deux téléphones portables ont été retrouvés dans la cellule d’Anthony Pondaven. Il s’en servait notamment pour alimenter un compte, sur les réseaux sociaux. Il a également laissé une lettre adressée à la directrice de la prison, sur laquelle apparaît un laconique « je suis libre ».

D’après nos informations, les surveillants pénitentiaires qui l’escortaient jusqu’à l’hôpital n’étaient pas armés. Une incompréhension de plus pour Thierry Labrot : « On l’a sorti il y a deux jours pour qu’il soit présenté à un juge, qui voulait des précisions sur une affaire. Et on était quatre professionnels en arme pour l’escorter ».