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Un gars une fille : RMC Life lance un remake de la série

C’est la grande annonce de ce jour par RMC Life : une nouvelle version de Un gars une fille va être lancée par la chaîne avec de nouveaux acteurs.

Un gars une fille le retour

Après avoir relancé des programmes cultes comme Le Bigdil, RMC Life s’attaque au remake qui ne manquera pas de subir les foudres des fans : Un gars une fille avec Jean Dujardin et Alexandra Lamy. C’est le créateur de contenu Gillian Mussano de la chaîne « Ton pote Gillian » qui a été choisi pour succéder à Jean Dujardin.

Nos confrères de Puremédias ont eu le plaisir d’échanger avec lui : « On va vraiment apporter tout ce qu’on peut voir dans un couple actuel, et on ne trichera pas. Je pense que j’essaierai d’apporter beaucoup de ce que j’ai fait et de ce que je continue de faire sur les réseaux dans ce programme-là, parce que j’ai l’impression que les gens aiment ça. Ça serait bête de ne pas récupérer quelques petits sketchs« .

Les origines : Le succès québécois

Avant de devenir un phénomène en France, le concept est né au Québec sous la plume et l’impulsion de l’humoriste et producteur Guy A. Lepage.

  • Création : Le format voit le jour en 1997 sur la chaîne Radio-Canada.
  • Les acteurs originaux : Guy A. Lepage incarne « Guy » et Sylvie Léonard incarne « Sylvie ».
  • L’étincelle : Le concept provient initialement de quelques sketchs réalisés pour une autre émission télévisée (Besoin d’amour). Face à l’engouement du public pour ce couple aux disputes hilarantes, Lepage décide d’en faire une série à part entière.
  • Le succès : La version québécoise dure sept saisons (de 1997 à 2003) et devient une véritable institution au Québec, raflant de nombreux prix de télévision.

Un format télévisuel novateur

Ce qui a fait le succès universel d’Un gars, une fille, c’est avant tout son format atypique et très codifié qui tranche avec les sitcoms classiques des années 90. « L’humour de la série repose sur l’identification : tout le monde s’est un jour retrouvé, de près ou de loin, dans les travers de ce couple terriblement ordinaire et égocentrique. »

La réalisation repose sur des règles strictes :

  • Une caméra focalisée sur le couple : La caméra suit presque exclusivement les deux protagonistes, souvent filmés de face.
  • Les personnages secondaires hors champ : On ne voit jamais (ou presque) le visage des autres personnages, comme la fameuse belle-mère ou les amis. Ils sont filmés de dos ou coupés au niveau du cou, ce qui recentre constamment l’attention sur le duo.
  • Des transitions graphiques rythmées : Les sketchs sont séparés par des cartons textuels simples ou des virgules sonores et visuelles très identifiables (les fameuses bulles bleues et roses).

L’adaptation française : Le phénomène sur France 2

À la fin des années 90, les productrices Isabelle Camus et Hélène Jacques découvrent la série québécoise et rachètent les droits pour l’adapter en France pour la société Pêle-Mêle Productions.

  • Le casting : Après de nombreuses auditions, la production choisit deux jeunes comédiens encore peu connus du grand public : Jean Dujardin (qui s’était fait remarquer dans l’émission Graines de star avec les Nous C Nous) et Alexandra Lamy. Ils deviennent Jean et Alexandra, affectueusement surnommés Loulou et Chouchou.
  • La diffusion stratégique : Lancée en octobre 1999 sur France 2, la série est diffusée juste avant le journal de 20 heures. Elle réunit rapidement de 5 à 6 millions de téléspectateurs chaque soir.
  • L’évolution scénaristique : Lors de la première saison, les scénarios sont des « copier-coller » des épisodes québécois, simplement adaptés au vocabulaire français. Très vite, face au succès, l’équipe d’auteurs français écrit des histoires originales et les acteurs se mettent à improviser, trouvant leur propre ton.
  • La fin de l’aventure : La série s’arrête en octobre 2003 au bout de 5 saisons et 438 épisodes, les deux acteurs souhaitant se tourner vers le cinéma.

L’héritage d’une série culte

L’impact d’Un gars, une fille sur la télévision et la culture populaire est colossal.

  • Le boom des « Shortcoms » : La série a prouvé qu’un format quotidien de quelques minutes pouvait être extrêmement rentable et fédérateur. Elle a ouvert la voie à des géants de la télévision française comme Caméra Café, Kaamelott, ou encore Scènes de ménages (qui reprend le principe sur plusieurs générations).
  • Un tremplin absolu : La série a propulsé Jean Dujardin vers une carrière cinématographique internationale (le menant jusqu’à l’Oscar pour The Artist) et a fait d’Alexandra Lamy l’une des actrices les plus populaires et prolifiques de France.
  • Un record mondial : Le concept original de Guy A. Lepage a été adapté dans plus de 30 pays (Russie, Mexique, Italie, Grèce, Pologne…), ce qui en fait l’un des formats télévisés les plus exportés au monde.
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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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