À l’occasion du Grand Prix de Portland, douzième manche de la saison 2026 d’IndyCar, qui s’apprête à enchaîner un sprint final de six courses en l’espace de cinq week-ends, Felix Rosenqvist (Meyer Shank Racing) a répondu à une série de questions avant l’évènement.
Le pilote suédois, actuellement septième du championnat avec 296 points, réalise sans doute la meilleure saison de sa carrière en IndyCar. Vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis en mai dernier au terme de l’arrivée la plus serrée de l’histoire de l’épreuve, il compte également un autre podium et cinq arrivées dans le top 10 en onze courses cette saison.
Après plusieurs saisons marquées par des hauts et des bas, Rosenqvist a trouvé chez Meyer Shank Racing l’environnement qui lui permet d’exprimer pleinement son potentiel. Arrivé au sein de l’équipe en 2024, le Suédois a continué à progresser avec le groupe jusqu’à franchir un nouveau cap cette saison, en offrant à cette jeune équipe son deuxième Borg-Warner Trophy (c’est le nom du trophée que les vainqueurs des 500 Miles reçoivent). Plus régulier, davantage en confiance dans son travail avec ses ingénieurs et performant sur tous types de circuits, il figure désormais parmi les pilotes les plus compétitifs du plateau en 2026. Avec encore six courses à disputer, Rosenqvist possède toujours une grande chance de grimper au classement et signer son meilleur résultat en championnat, lui qui n’a jamais dépassé la sixième place dans la catéogie américaine.
Retour chez Arrow McLaren en 2027
Cette saison marque également un nouveau tournant pour Felix Rosenqvist, qui rejoindra Arrow McLaren l’an prochain pour plusieurs années, une équipe qu’il connaît déjà pour y avoir couru entre 2021 et 2023. Un retour qui s’inscrit dans un marché des transferts particulièrement animé cet été, marqué notamment par l’arrivée de Scott Dixon au sein de l’écurie papaye. Fort de son expérience et de sa victoire aux 500 Miles d’Indianapolis, Rosenqvist intégrera un effectif ambitieux aux côtés de Pato O’Ward et du vétéran néo-zélandais, six fois champion de la série.
Deux questions pour Felix Rosenqvist
Nous avions pu poser deux questions au pilote Meyer Shank lors de cette video-conférence.
VL : Vous réalisez sans aucun doute la meilleure saison de votre carrière en IndyCar à ce jour. Pensez-vous avoir fait évoluer votre approche du pilotage, ou estimez-vous plutôt que tous les éléments se sont enfin alignés ? Notamment avec Meyer Shank Racing, une équipe qui a elle aussi franchi des étapes depuis votre arrivée.
FR : Vous savez, il est toujours difficile d’expliquer pourquoi on connaît le succès à certains moments et pourquoi ce n’est pas le cas à d’autres. Au final, chaque résultat est le fruit d’un travail collectif, pas seulement celui du pilote. Beaucoup de gens travaillent dur. Cette année, notre principal progrès est venu de ma relation avec mes ingénieurs. Nous avons mieux compris comment travailler ensemble et dans quelle direction faire évoluer la voiture. Nous n’avons pas bien commencé la saison, mais nous avons su changer notre approche des réglages et nous avons été suffisamment réactifs pour s’en rendre compte. À partir de Long Beach (où Rosenqvist a terminé deuxième, ndlr), les résultats ont commencé à suivre, cela a marqué un tournant dans notre saison.
C’est sur ce genre de petits détails que l’on progresse constamment. À ce stade, il faut simplement les optimiser, parce que tout le monde est très fort dans ce championnat. Quand je regarde la grille, comme je le dis souvent, tous les pilotes sont des »durs à cuire ». Les écarts se jouent donc rarement sur de grands changements. En revanche, si vous avez davantage confiance en vous et que vous travaillez en parfaite harmonie avec les personnes qui vous entourent, c’est généralement là que se fait la différence…

VL : L’IR-28 a enfin fait ses premiers tours de piste, et les premiers retours sont très encourageants. D’après ce que vous avez vu et entendu, qu’est ce qui vous enthousiasme le plus dans cette nouvelle génération d’IndyCar ? Peut-on espérer qu’elle attire de nouveaux fans, un nouveau public ?
FR : Ouais, je pense que c’est une amélioration dans chaque aspect. C’est encore tôt pour me prononcer parce que j’ai besoin de la conduire moi même, mais je pense que la volonté et les efforts de l’IndyCar pour que cela corresponde à nos demandes ont bel et bien été présents. Il y’a beaucoup de travail qui a été fait à partir toutes les petites choses dont on s’est plaint au fil des années.
L’IndyCar est déjà un excellent produit de sport automobile, mais le fait que toute la philosophie derrière la conception de cette nouvelle voiture soit de rendre les courses encore plus spectaculaires est vraiment enthousiasmant. Je pense que cela montre que nous accordons une importance particulière aux fans et à la qualité du spectacle proposé. Nous voulons simplement offrir le meilleur produit possible, aussi bien aux spectateurs présents sur les circuits qu’à ceux qui suivent les courses à la télévision.
J’espère que nous continuerons à attirer de nouveaux fans. Nous en avons déjà gagné beaucoup cette année et tous les indicateurs sont en hausse, que ce soit en termes d’engagement, d’audience ou des fans sur place. Cela dit, ça restera toujours de l’IndyCar. Certains imaginent une véritable révolution, avec des arrêts aux stands automatisés ou des roues qui se changeraient toutes seule… mais ce ne sera pas le cas. Notre championnat restera le même, et c’est aussi ce qui est très enthousiasmant.

Felix Rosenqvist vous donne rendez-vous ce dimanche pour le Grand Prix de Portland, douzième manche de la saison 2026 d’IndyCar, à suivre dès 22h05 sur Canal+ Sport.