L’Afrique est le continent le plus infesté par le virus du VIH. L’Afrique du Sud reste le pays le plus touché par ce virus, avec 12% de contamination. Mais l’avancée des progrès techniques et médicaux représente un véritable espoir pour ce continent, bien que l’accès aux soins soit plus difficile qu’ailleurs pour la population.

Un nouvel espoir est en train de voir le jour en Afrique pour les millions de personnes séropositives. En effet, le laboratoire ViiV Healthcare, spécialisé dans les recherches sur le syndrome d’immunodéficience acquise, a annoncé que leurs essais cliniques étaient « très satisfaisants ».

Vaincre le sida grâce à une injection mensuelle

Cet essai « Atlas » se base sur 618 volontaires répartis sur plusieurs continents (Europe, Amérique et Afrique). Le principe est de passer d’un traitement quotidien, qui peut être dur à suivre dans une région du monde aussi fragile que l’est l’Afrique, à une injection mensuelle. Au bout de presque un an, les résultats entre les deux traitements sont similaires.

Le laboratoire ayant conçu ce nouveau traitement visant à endiguer la propagation prévoit déjà une commercialisation pour 2019.

Des complications liées au terrain

Mais ce produit injectable se heurte aux difficultés du terrain. Effectivement, au cœur du produit se trouve une molécule, la rilpivirine, qui ne survit qu’à une température basse. L’importance du respect de la chaîne du froid est donc cruciale pour que le traitement soit utile. De plus l’injection doit être réalisée avec un matériel stérile.

Le laboratoire prévoit donc des plans plus adaptés au marché africain, comme des patchs ou encore des implants sous-cutanés. Mais pour ces avancées technologies, les personnes séropositives devront attendre encore quelques années. Le délai d’accès aux médicaments pour ce continent est particulièrement long et coûteux, d’autant plus que les brevets de ces différentes technologies sont détenus par trois sortes d’entreprises, ce qui complexifie toujours plus l’accès au traitement pour les africains atteint par le Sida.

Cette nouvelle méthode vient compléter une nouvelle panoplie d’armes dans la lutte contre le VIH comme la PrEP ou la circoncision, théorie qui diminue les chances de contracter le virus dans une relation hétérosexuelle.

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