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Universités : Plus de bacheliers que de places disponibles

Depuis quelques années, c’est le même constat. Les conditions d’accueil des universités sont de plus en plus compliquées. Face à une augmentation du nombre de bacheliers chaque années, les facs se retrouvent débordées. Les syndicats étudiants tirent la sonnette d’alarme.

Rentrée universitaire sous tension

La rentrée universitaire s’annonce encore une fois difficile en septembre 2017. Pour cette rentrée 2017-2018, on estime à 40 000 l’augmentation du nombre d’étudiants. Mais hélas, les conditions d’accueil à l’université sont de plus en plus compliquées chaque années. Certaines filières sont bondées et ont pour conséquence des amphithéâtre plein à craquer. Certains bacheliers se retrouvent également sans affectation ou à choisir une filière par défaut.

Pour preuve, ce lundi 26 juin se déroulait la deuxième phrase de l’Admission Post Bac (APB). Et ce sont 17 000 jeunes qui n’ont toujours pas d’affectation. Selon les syndicats étudiants, ce sont 115 formations qui resteraient en tension. De plus, de nombreuses filières sélectionnent pour l’entrée dans leurs cursus. Les conséquences? Des étudiants restent sur le carreau tandis que les écoles privées tentent de les attraper dans leurs filets.

Conséquences : l’échec de la Licence 1

En 2016, ils étaient 42% des bacheliers à choisir les bancs de l’université ou de l’I.U.T (soit une augmentation de 2.6% par rapport à la rentrée 2015-2016). S’ils sont nombreux à choisir ces formations, les conditions d’accueils restent déplorables selon les syndicats étudiants. Le taux d’échec très élevé en première année de licence est un élément alarmant. (En 2013, 46,2% des étudiants ne passaient pas en deuxième année).

Les filières les plus touchées restent les cursus classiques tels que STAPS, PACES, Droit.  Radio VL a contacté Abdoulaye Diarra, vice président de l’UNEF qui nous a confirmé la situation. Selon lui, la situation est d’autant plus intenable que des filières qui acceptaient à l’origine les étudiants, ne sont plus en mesure de le faire.

Les syndicats tirent la sonnette d’alarme

La FCPE, UNL, UNEF et le PLUS ont fait part de leur préoccupations ce lundi. Pour Abdoulaye Diarra, la première cause d’échec, c’est l’enfermement : “Si un étudiant demande une L1 de droit et se retrouve finalement en L.E.A, ça n’est pas possible. Il a de grande chance de se retrouver en position d’échec si il ne fait pas ce qu’il lui plait. […] Le marché du travail a de plus en plus besoin de jeunes diplômés. Le gouvernement doit garantir l’accès aux études supérieurs à tous les étudiants. 17 000 jeunes en attentes d’affectation, ce n’est pas normal!”. 

Quant au projet du gouvernement de mettre en place des prérequis pour entrer dans l’enseignement supérieur, là aussi les syndicats s’opposent formellement : “On veut imposer une sélection sans en donner les noms. Il s’agit plutôt de gommer la situation! Il ne faut pas trier les élèves, mais leur garantir un accès aux études qu’ils auront choisis.”

Pour lutter : mieux guider les futurs bacheliers et un changement des pratiques en Licence

Afin de lutter contre cette situation, les syndicats proposent tout d’abord que la préparation du projet d’orientation doit être plus intensifiée. Il doit pouvoir être préparer bien en amont de la procédure Post-Bac.

Pour le vice président de l’UNEF, il faudrait que les filières universitaires ouvrent à plus de pluridisciplinarité : “Ces filières sont en général trop “monodiscplinaire” et se mélangent très peu. Quand on veut faire du droit, ce n’est pas facile, on ne fait pas de droit au lycée. Il faut qu’il y ait un continuum entre le lycée et l’université. Il faudrait que la première année de licence soit plus ouverte avant de proposer des spécialisations. Nous souhaitons que le gouvernement prenne ses responsabilités qui sont de garantir l’accès aux études choisis pour tous les élèves. Les élèves doivent pouvoir choisir leur avenir de tout au long de leurs parcours, il faut une orientation progressive.”

En attendant, 17 000 étudiants sont sur liste d’attente sur APB. Une situation qui ne manque pas de faire réagir les futurs bacheliers sur les réseaux sociaux :

 

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Stagiaire rédaction, passionné par la musique électronique, le théâtre et la danse.
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