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Vision artistique #1 – Rencontre avec Insomnie et son « laboratoire » musical

Cette période de confinement peut nous apporter du réconfort grâce à de nombreux artistes qui nous aident à nous en sortir mentalement. Humoriste, réalisateur, musicien, ils nous aident à passer le confinement à leur façon. Chaque semaine, nous vous proposons de découvrir le portrait d’un artiste et de comprendre sa vision de l’art. Première rencontre musicale avec Insomnie.

Des sons, des accords, des intonations, c’est ce qui fait vibrer Jérémie Le Colleter, de son nom d’artiste Insomnie, musicien passionné. Les yeux dans le vague, ce rockeur, influencé musicalement par le post-punk, se souvient de sa jeunesse, de son déclic, de l’apparition de sa passion. 20 ans en arrière, ce grenoblois de 6 ans nous raconte avoir été émerveillé en écoutant Highway Star de Deep Purple, avec une seule pensée en tête : « C’est ça que je veux faire ! »

L’enfance et l’adolescence ont ensuite été ponctuées de chocs musicaux et d’une volonté d’en apprendre davantage sur la culture musicale. « Je crois qu’on naît avec plus ou moins d’imagination, le fait d’être artiste ou non dépend de notre décision de la dévoiler », explique le jeune homme de 25 ans.

Aujourd’hui, Insomnie s’exprime musicalement sur les réseaux sociaux et les plateformes telles que Deezer et Spotify. « Mon but est de donner de l’émotion aux gens afin qu’ils se posent des questions sur eux-mêmes. Je ne suis pas d’accord avec le fait qu’un artiste doive faire passer un message, je trouve cela trop politique », précise-t-il. L’art, ici la musique, est un moyen de s’apaiser, de se sentir en paix tout en exprimant ses émotions. Se lancer n’a pas été une question mais une suite logique de sa passion pour la musique.

« Je cherche à créer le syndrome du wouah »

Son nom d’artiste Insomnie n’a pas été choisi au hasard, il représente sa façon de créer et de s’exprimer musicalement. Sourire aux lèvres, Jérémie définit son projet musical : « Ça correspond à mon habitude de composer et de bidouiller tard le soir dans ma chambre que je vois comme un laboratoire.» Par choix, toutes ses compositions sont chantées dans sa langue maternelle : « Le français me permet d’aller plus loin dans l’écriture, faire quelque chose qui me ressemble, quelque chose de plus intimiste

Il faut cependant nuancer, rien n’est aisé. Créer un morceau prend du temps et de l’énergie. « Je peux tourner en rond pendant des mois car j’essaie de recréer le même son que celui que j’ai en tête », avoue-t-il. L’inspiration peut arriver à n’importe quel moment et sans aucune limite. Chaque instant de vie est peut être une trouvaille musicale : l’accord d’une chanson, le son d’un clavier, l’ambiance d’un film … Dans les moments où les émotions sont trop fortes, paradoxalement, la page blanche s’impose.

Le jeune homme de 25 ans sait ce qu’il veut et se donne les moyens d’y parvenir. « La première chose à laquelle je pense quand je compose une nouvelle chanson ce n’est pas que les gens l’aiment mais qu’ils disent wouah je n’ai jamais entendu ça. Je cherche à créer le syndrome du wouah », confie-t-il avec assurance.

Ce musicien espère aujourd’hui « toucher le plus de monde possible » avec ses compositions postées sur les réseaux sociaux. « Si je devais me retrouver face à ce petit garçon que j’étais je lui dirais : n’écoute pas ce que tout le monde écoute, n’aies pas peur d’assumer et d’écouter ce que tu aimes », conseil qui peut s’appliquer à tous ceux qui souhaitent aussi se lancer.

@Crédit photo : Capucine Lambrey 

Julie Fortun

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