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Week-end Royal : Bill Murray perd de son aura tragicomique

WEEKEND ROYAL_Affiche Que fait donc le chasseur de fantômes des années 1980 dans cette fiction historique sur le président Roosevelt ? La Dépression ne fait pas seulement partie de la trame.

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L’affiche attire le regard : Bill Murray de retour, qui plus est en tête d’affiche de ce qui semble être vaguement une suite d’un des opus de Wes Anderson. Roger Michell, le réalisateur à qui l’on doit Notting Hill, promettait de bons moments romantiques et des seconds rôles comiques et efficaces. Le résultat ramollit plus qu’autre chose.

À la tête d’un pays en pleine crise, le président des États-Unis Franklin D. Roosevelt (Bill Murray) n’a qu’un seul désir : se retirer dans sa maison de campagne d’Hyde Park (NY) pour y trouver le repos. En 1939, il reçoit la visite du couple royal d’Angleterre le roi Georges VI et la reine Élisabeth, qui ne s’étaient jusqu’alors jamais déplacés en territoire Yankee. Il entretient parallèlement une relation ambiguë et intime avec sa cousine éloignée, Margaret Suckley (Laura Linney) dite Daisy.

Le projet initial, écrit par le dramaturge Américain Richard Nelson, est né de la volonté de prendre le point de vue de Daisy face à ces événements diplomatiques. En lisant ses lettres et journaux intimes, en la rencontrant même, l’écrivain aboutit à une fiction historique, car elle suggère une relation plus qu’affective avec le président qui n’a jamais été prouvée. Nelson a également attendu le réalisateur qu’il avait choisi pour adapter sa pièce. L’objectif était donc atteint d’avance, ou presque.

Hyde Park on the HudsonTout ça pour quoi ? Pour un ensemble général bien mou. Bill Murray, privé de l’usage de ses jambes, a perdu de son charme tragicomique. Ses mimiques parasitent sa volonté d’incarner le président des États-Unis. La trame refuse de tomber dans la comédie lourde et assumée lorsque le couple royal est accueilli, soit, mais elle ne s’engage dans aucune ouverture possible (l’handicap du président et du roi ? l’étiquette Anglaise face à la culture Américaine ? la fidélité amoureuse ?).

Le tout reste très superficiel, à commencer par le personnage d’Eleanor Roosevelt. Elle était certes au courant des aventures de son mari, mais organisait-elle l’emploi du temps des amantes ? Le point de vue même de l’héroïne n’est guère engagé. À ce désintéressement général, la gestion des plans ne parvient pas à raviver une once d’intérêt. À apprécier peut-être mieux dans la chaleur et le dilettantisme d’un canapé-télé.

WEEK-END ROYAL Bande annonce by diaphana

Crédit photos : Diaphana Distribution

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