Roberto De Zerbi n’est plus à l’OM depuis plusieurs mois, mais les révélations sur son passage phocéen continuent de faire parler. Cette fois, c’est un ancien joueur du club qui lève le voile sur des méthodes d’entraînement extrêmement surprenantes.
La saison de l’Olympique de Marseille, comme souvent, a été extrêmement agitée. Après une élimination précoce en Ligue des Champions et une déroute 5-0 face au PSG , Roberto De Zerbi et le club ont officiellement mis fin à leur collaboration d’un commun accord. Une séparation présentée comme consentie, mais qui découle en réalité de tensions entre les parties. Désormais sur le banc de Tottenham, l’Italien continue de faire parler de lui concernant son passage olympien. Un de ses anciens joueurs est revenu sur ses méthodes d’entraînement, pour le moins musclées.
Des entraînements militaires
Jonathan Rowe a eu un passage compliqué à l’OM. Parti à Bologne après une altercation dans le vestiaire avec Adrien Rabiot en début de saison, l’ailier anglais évolue désormais en Série A où il a inscrit huit buts cette saison. Dans un entretien accordé à The Athletic, il a accepté de raconter ce que vivaient les joueurs marseillais sous les ordres de De Zerbi. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas commun.
Rowe revient notamment sur le fameux « ritiro », un stage d’entraînement à Rome organisé par De Zerbi. L’Anglais décrit de manière ahurie son expérience : « Nous sommes allés au milieu de nulle part, dans les bois, dans le froid. On se réveillait à 4h du matin… et on allait courir. Ensuite, on faisait des pompes, un petit footing avec les lampes de poche dans le noir, puis une autre marche. Ensuite, on faisait des sprints vers la colline », avoua-t-il. Il ajoute que Roberto De Zerbi aurait également entamé une marche avec eux dans la forêt, en éclairant la voie avec un fumigène qu’il aurait lui-même craqué.
Roberto De Zerbi, des méthodes qui divisent
Ce n’est pas la première fois que les méthodes de De Zerbi font débat. À Brighton déjà, plusieurs joueurs avaient évoqué en privé la pression psychologique intense exercée par le technicien. À Marseille, les tensions ont rapidement éclaté au grand jour. Dans la série documentaire « Sans jamais rien lâcher », qui suivait le groupe olympien, des indices avaient déjà été visibles. Lors d’un entraînement, Roberto De Zerbi avait pris pour cible Ismaël Koné, ancien jeune joueur de l’OM : « Appelle ton agent ! Qu’il vienne ici ! Rentre au vestiaire ! », avait-il lâché. Dès la première journée de Ligue 1, une altercation dans les vestiaires après la défaite à Rennes avait opposé Rowe à Rabiot. Une ambiance qui illustre la difficulté de faire coexister le niveau d’exigence de De Zerbi avec des personnalités fortes telles que celles du vestiaire marseillais.
L’Italien ne semble pas vraiment ouvert à remettre en question ses méthodes. Après le 5-0 encaissé face au PSG, De Zerbi avait lui-même critiqué l’état d’esprit de ses joueurs publiquement : « C’est une période difficile… contre Rennes et Lens on a bien joué, et là c’est le désespoir total. Je m’excuse encore auprès des supporters. » Une déclaration qui n’avait d’ailleurs pas plu à son vestiaire. Désormais, il sera intéressant de suivre sa progression avec Tottenham, un club avec une pression populaire moindre.