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Est-ce que le film “Backrooms” est inspiré d’une histoire vraie ?

« Backroom » débarque en salles le 17 juin 2026 et fait déjà trembler le box-office américain. Mais d’où vient vraiment Backrooms, le film produit par A24 qui affole les foules est-il tiré d’une histoire vraie

Une photo mystérieuse comme point de départ

Tout commence par une image. En 2019, un utilisateur publie sur le forum 4chan une photo étrange : des bureaux vides aux murs jaunâtres, éclairés par des néons fluorescents. Aucune légende. Aucune explication. Juste cette image froide, presque banale, mais profondément dérangeante.

L’image fait rapidement le tour d’Internet. Pendant plusieurs années, personne ne connaît son origine. Ce n’est qu’en mai 2024 qu’une communauté Discord, après des années de recherches collaboratives, trace l’image jusqu’à une page archivée de mars 2003, grâce à la Wayback Machine. La photo vient en réalité du Wisconsin, aux États-Unis. Elle montre l’intérieur d’un futur magasin de jouets en rénovation. Rien de paranormal, donc. Mais le mal est fait. La légende, elle, est déjà née. 

@a24

Everything must go. Experience BACKROOMS, a Kane Parsons film starring Chiwetel Ejiofor and Renate Reinsve. In Theaters 05.29.26 Get tickets – backrooms.mov

♬ original sound – A24

Une légende urbaine née sur Internet

Les Backrooms appartiennent à la catégorie des « creepypastas » , ces histoires d’horreur collaboratives nées sur Internet, enrichies par les internautes au fil du temps. Le concept est simple mais efficace : des personnages se retrouvent piégés dans un labyrinthe infini de pièces vides et répétitives, hors de toute réalité connue. 

Ensuite, la communauté prend le relais. Les internautes ajoutent des « niveaux », des règles, des créatures et des organisations fictives. Le premier espace imaginé, avec ses murs jaunes et ses néons, devient le « niveau 0 ». D’autres versions ajoutent des parkings, des tunnels, des complexes industriels ou des centres commerciaux abandonnés. Le mythe évolue sans cesse, porté par Internet. Il n’y a pas de solution, pas de fin heureuse. Juste une errance et l’impression de se perdre dans un labyrinthe mental. Ce sentiment universel d’angoisse explique en grande partie le succès fulgurant du phénomène.

Kane Parsons, le prodige de 20 ans derrière le film

Parmi les millions d’internautes fascinés par les Backrooms, un adolescent se distingue. En 2022, Kane Parsons publie sous le nom de « Kane Pixels » un court-métrage en found footage dans lequel un jeune garçon s’égare dans des couloirs terrifiants. En deux semaines, la vidéo dépasse les 20 millions de vues. 

Le studio A24 remarque le talent du jeune homme. Il lui confie alors la réalisation d’un long métrage. Backrooms devient ainsi son premier film, adapté de sa propre web-série, elle-même inspirée de la légende urbaine née sur 4chan. Kane Parsons confie à l’AFP qu’il a découvert l’univers des Backrooms en mai 2019, à seulement 13 ans. Six ans plus tard, il signe un blockbuster mondial à 20 ans.  Mais la vrai question c’est est ce que c’est une histoire vraie ? La réponse est claire : nonBackrooms n’est pas inspiré d’une histoire vraie. Le film est une œuvre de science-fiction horrifique, adaptée d’une légende urbaine et d’une creepypasta née sur Internet en 2019.

Pourtant, le mythe repose sur quelque chose de bien réel. On retrouve dans les Backrooms les codes du « liminal space » : ces lieux de transition, ni vraiment publics ni vraiment privés, qui hantent nos souvenirs d’enfance. C’est précisément cela qui rend l’histoire si efficace. Elle ne raconte pas un fait divers. Elle exploite une peur primitive : celle de se retrouver seul, perdu, dans un espace familier devenu hostile.  Backrooms est le produit d’une époque. Internet a créé le mythe. Un adolescent passionné l’a transformé en chef-d’œuvre visuel.

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