Le Comité International Olympique (CIO) s’est réuni à Lausanne (Suisse) pour dépoussiérer le programme des disciplines, le 7 juillet. Seule discipline réservée aux hommes, le combiné nordique laisse sa place au freeride et au patinage synchronisé. Focus sur ces nouveautés des prochains JO d’hiver.
« Le freeride a connu une croissance internationale fulgurante, grâce à un public jeune et passionné et à des compétitions spectaculaires », justifie le CIO dans son communiqué. L’organisation veut attirer l’attention de la nouvelle génération, adepte des réseaux sociaux et des formats visuels percutants. Le freeride en offre une floppée sur Instagram : des reels où on vit la descente vertigineuse de la piste grâce à une caméra frontale.
Si le freeride est une discipline qui donne autant de frissons, c’est parce qu’elle se pratique hors piste. Les adeptes de la pratique cherchent souvent à fuir les foules. Le freerider est livré à lui-même. Il choisit une face à skier où la neige n’est ni préparée, ni sécurisée. Les juges notent la fluidité de la course, les sauts, leurs réceptions et le choix du parcours. Pour faire face à des pentes exposées au vent, croutées ou très raides, le skieur doit chausser des « fats » (skis larges) ou un snowbard.
Coût dérisoire
Cette pratique en pleine nature est devenue une discipline à part entière dans les années 1990. Le créateur de la compétition Freeride World Tour, Nicolas Hale-Woods a tout fait pour la plébisciter auprès du CIO. C’est un sport qui ne coûte pas cher pour les JO. « Mis à part le broadcasting et l’accueil des athlètes et du staff, le reste, en termes d’infrastructure, c’est très léger par rapport à d’autres disciplines », confie-t-il à L’Equipe.
Les freeriders ont rendez-vous en 2030 sur le spot de Montgenève, dans les Hautes-Alpes. Les Français sont particulièrement attendus. Pour les premiers championnats du monde en février 2026, la France finit première dans le classement des nations. Au total, 44 athlètes doivent s’affronter. Parmi eux, il y a autant d’hommes que de femmes. C’est une autre première dans l’histoire des JO.
Le spectacle avant tout
« L’intégration du synchro9, une épreuve par équipes, est un élément clé pour parvenir à une parité femmes-hommes lors des Jeux Alpes 2030« , ajoute le comité olympique. Le patinage synchronisé se réinvente aussi pour les JO. Chaque équipe représente désormais une nation, et non un club. Les équipes passent de 16 à 9 patineurs. Leur nombre réduit laisse la place à des performances plus courtes et rapides. Une stratégie assumée face à la diminution du temps de concentration chez les jeunes.
Le patinage synchronisé ne se juge pas seulement sur la technique : le niveau artistique compte autant dans la note. Les sportifs sont encouragés à faire des pirouettes, des portés ou des séries d’attitude. Les athlètes chorégraphient leur performance autour d’un thème, comme un spectacle de danse. Tout le monde doit patiner à la même vitesse. Le format repose sur des tours éliminatoires, avec des duels face à face. C’en est fini du programme unique noté, typique des compétitions précédentes.