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A 321 Metrojet : confusions autour du crash

L’Airbus 321 de la compagnie russe  Kogalymavia qui devait relier l’aéroport Charm El-Cheikh en Egypte à Saint-Petersbourg en Russie, s’est écrasé ce samedi matin dans le Sinaï égyptien. À bord, 224 personnes.

Le samedi 31 octobre à 5h51 (locale), l’Airbus 321 d’une compagnie low-cost russe quitte l’aéroport Charm El-Cheikh, en Egypte. Peu après son décollage, le commandant de bord aurait signalé un problème technique de communication et demandé à faire demi-tour. Attendu à Saint Pétersbourg, celui-ci  disparaît des contrôles radars seulement 24 minutes après son décollage selon le site FlighRadar24. Le bilan est très lourd : les 224 personnes à bord sont tuées. Parmi elles,  17 enfants. La Russie est aujourd’hui en deuil : il y aurait 220 personnes  de nationalité russe, quatre autres ukrainienne.

L’Egypte et la Russie mobilisées

Dès la confirmation du crash, l’Etat égyptien a envoyé des avions de l’armée afin d’identifier les lieux. Quarante-cinq ambulances y sont dépêchées pour évacuer les corps.

En Russie, après avoir exprimé ses « sincères condoléances » aux familles des victimes, le président Poutine a décrété une journée de deuil national : dimanche 1er novembre, les drapeaux seront mis en berne sur les bâtiments officiels russes ; les programmes de divertissement annulés.

Le chef de l’Etat russe a ordonné à Vladimir Poutchov, ministre des Situations d’urgence, d’envoyer des avions de son ministère pour travailler sur les lieux du crash. Le comité d’enquête en charge des principales investigations en Russie a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’éventuelle responsabilité de la compagnie aérienne Kogalymavia/Metrojet. Leur bureaux ont été perquisitionnés dès aujourd’hui afin de contrôler si les mesures de sécurités avaient été respectées.

 » Les soldats du califat ont réussi à provoquer le crash d’un avion russe en Egypte… » 

Dans l’après midi, l’Etat Islamique en Egypte affirme être l’auteur du crash en réponse à l’intervention russe en Syrie. Cela fait planer le doute sur les raisons exactes de l’accident. Toutefois, cette affirmation est complètement démentie par le Kremlin et les autorités égyptiennes. Effectivement, cette revendication doit être prise avec précautions. A 10 000 mètres du sol soit 307 000 pieds, le groupe EI en Egypte n’aurait pas les équipements nécessaire pour abattre un avion à une telle altitude.

Seules les boîtes noires rétabliront la vérité 

Les boîtes noires de l’avion ont été retrouvées par les autorités égyptiennes. Elles seront les seules à établir la vérité sur les conditions du crash. En effet, malgré les démentis des  russes et égyptiens, l’EI ne revendique jamais des attentats dont il n’est pas l’auteur. Si l’hypothèse des tirs de missiles par l’EI a été écartée par les enquêteurs du fait de l’absence de traces trouvées sur l’avion, rien est à exclure. Malgré la défaillance technique signalée par le pilote, un attentat à bord a pu être commis. Seules les boites noires détiennent la vérité.

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