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Affaire Julie Douib : ouverture du procès pour féminicide

Le procès de l’ex-compagnon de Julie Douib, assassinée en mars 2019, s’est ouvert ce jeudi à Bastia. Devenu un symbole pour la lutte contre les féminicides, le meurtre avait suscité une vaste mobilisation dans toute la France.

Bruno Garcia-Crucian, ex-compagnon de Julie Douib, est jugé devant la cour d’assises de Bastia jusqu’au 16 juin. Sur les 146 féminicides dénombrés de 2019, celui de Julie est le trentième. Elle qui avait pourtant porté plainte à plusieurs reprises a été tuée en mars 2019 chez elle à l’Ile Rousse, en Haute-Corse.

L’ex-compagnon de Julie Douib a déjà reconnu s’être introduit dans le domicile de la jeune femme et lui avoir tiré dessus. Il s’était rendu à la police de lui-même mais nie toute préméditation. Sa version est cependant remise en cause par la justice à cause des différentes plaintes de la jeune femme ainsi que l’historique internet de l’accusé. Il aurait en effet effectué les recherches “peine pour homicide avec arme” et “partir vivre en Thaïlande” avant de passer à l’acte. Il encourt la prison à perpétuité. Les deux enfants de l’ancien couple n’assisteront pas au procès mais seront défendus par une avocate.

Une affaire qui a fait date

Au lendemain des six nouvelles mesures visant à lutter contre les féminicides, l’assassinat de Julie Douib est dans les mémoires. Il avait suscité des réactions dans la France entière en pointant du doigt les dysfonctionnements du système. De nombreuses manifestations avaient éclaté en 2019 à la suite de cette affaire. Bruno Garcia-Crucian était violent et menaçant. A la séparation du couple, Julie Douib savait que son ancien compagnon possédait une arme et en avait prévenu la police. 

Marlène Schiappa, alors Ministre secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes, avait avoué “Elle n’a pas été suffisamment protégée”. Un Grenelle des violences conjugales s’était ainsi ouvert et a débouché sur 46 mesures. Parmi elles, une formation sur l’égalité entre les filles et les garçons pour le personnel de l’éducation nationale ou encore la possibilité pour les professionnels de santé de lever le secret médical en cas de danger immédiat pour la victime.

En 2021, déjà 49 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Le dernier en date s’est produit à Colmar le 3 juin.

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