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Bastien Cadeac : “La télé me rend riche intellectuellement et heureux”

Bastien Cadeac interviewé sur VL

Tout Pour Réussir, dix minutes d’interview avec Saad Merzak. Un retour sur la carrière d’une personnalité du monde médiatique, artistique ou économique, et les raisons de son succès. Aujourd’hui Saad reçoit Bastien Cadeac, présentateur du magazine “Capital”. 

 

Saad Merzak : C’est votre deuxième saison à la tête du magazine « Capital », quel bilan faites-vous de la saison passée ?

Bastien Cadeac : Bilan ultra positif, je suis vraiment très content et épanoui. Comme vous le savez, c’est un métier que j’ai découvert l’année dernière, donc j’ai appris beaucoup de choses, j’ai beaucoup travaillé et aujourd’hui je suis très content.

Quand vous dites que vous avez travaillé, j’imagine que c’est un tout, car l’an dernier vous étiez aussi critiqué sur la présentation. Aujourd’hui, ça se passe comment ?

J’ai été critiqué au début, ce qui est en réalité assez normal étant donné que c’était un exercice que je ne connaissais pas du tout. Mais je pense que les gens ont rapidement vu une évolution, ça prend forcément du temps. Aujourd’hui je me sens très à l’aise sur le plateau, je pense que ça se ressent, j’ai plutôt de bons échos maintenant. Ça, c’est pour la partie présentation. Et maintenant pour la partie éditoriale – parce que je suis aussi Rédacteur en Chef adjoint –  c’est simplement apprendre à gérer une émission, apprendre à gérer des sujets. Donc c’est un tout, effectivement.

En tant que Rédacteur en Chef adjoint, c’est quoi votre mission concrètement ? Qu’est-ce qui vous différencie du Rédacteur en Chef par exemple ?

En réalité on travaille tous en équipe, et on cherche à construire des émissions, des sujets au sein de ces émissions ; avec la particularité qu’a Capital d’avoir un thème unique avec ensuite deux, trois ou quatre sujets, autour de cette même thématique globale. Donc nous on est chargés de ce qu’on appelle l’Editing, c’est-à-dire trouver ces sujets, construire une émission cohérente avec différents thèmes, que l’on va aborder au sein d’un thème plus global.

En une semaine de préparation de Capital – même si je sais que ça prend plus que cela – ça ressemble à quoi votre journée au boulot ?

Écoutez, je lis les news, ensuite on réfléchit en fonction de ça à des idées de sujets, on est tous réunis en Open Space, donc on est constamment en train d’échanger. Ensuite de manière assez concrète on met sur le papier ces idées de sujet, ensuite il y a une partie d’enquête sur la faisabilité de ces sujets.

En tant que Rédacteur en Chef adjoint de l’émission, c’est quoi votre mission exactement ?

Alors ma mission, et j’en ai plusieurs, c’est… De toute manière on travaille tous en groupe avec le Producteur, le Rédacteur en Chef, les autres Rédacteurs en Chef adjoints, avec les Journalistes, et ensemble on a une mission commune qui est de construire cette émission, une émission avec plusieurs sujets ; une des spécificités de Capital c’est le fait d’avoir un thème global et au sein de ce thème différents sujets. Donc c’est et de construire l’émission, et de faire en sorte que les sujets au sein de cette émission se passent bien.

Par exemple, une journée type se passe comment ? Le matin vous arrivez au boulot, c’est une conf’ de rédac’…

Alors il n’y a pas de conf’ de rédac’ tous les jours, on en fait de manière régulière. Donc moi je lis les news, on est tous en Open Space donc on est tous à côté et on échange énormément, on échange sur des idées de sujets. Ensuite il y a une partie lorsqu’on se met d’accord ensemble sur le fait qu’un sujet à un potentiel intéressant, on va enquêter pour savoir s’il y a des nouveautés, si c’est un business qui est en croissance, s’il y a plusieurs acteurs… Bref, s’il y a tous les ingrédients pour faire un bon sujet de Capital. Ensuite, une fois que le sujet va être lancé, il va y avoir un enquêteur et un journaliste dessus, et là on va se voir de manière régulière pour se dire : « Qu’est-ce qu’on raconte ? » et « Comment on le raconte ? ». Parce qu’avant tout, Capital c’est aussi raconter des histoires d’entrepreneurs donc c’est très important d’avoir une narration spécifique.

Dans le prochain numéro de Capital, l’histoire sera : « Devenir riche et heureux, ils vous vendent la recette miracle ». Est-ce que la télévision vous rend riche et heureux ?

Riche intellectuellement et à titre personnel, c’est sûr, ça me rend heureux ; je suis aujourd’hui très épanoui. Alors c’est la TV mais aussi les équipes avec qui je travaille, le Groupe M6, donc c’est un tout qui me rend heureux, oui.

Et financièrement, c’est mieux que votre vie de « Startuper » ou c’est différent ?

C’est très différent et je ne pense pas que l’argent soit une motivation en soit, sinon je serais resté sans doute à mes premiers débuts, puisque j’avais plutôt commencé par de la finance, donc je ne pense pas qu’on fasse ce métier par…

Justement parlons de votre précédente vie où vous étiez entrepreneur, pourquoi vous avez eu envie de quitter le milieu des startups pour venir en télévision ? Comment ça s’est passé ?

C’est une opportunité, ce n’est pas quelque chose que j’avais anticipé mais c’est aussi une rencontre avec la direction de M6 que j’étais venu voir dans le cadre de mes activités précédentes pour leur proposer d’investir dans les startups à mes côtés, pour faire du conseil en transformation digitale… Et en fait eux ont eu un autre projet pour moi, qui était la présentation de Capital. Quand ils me l’ont proposé, j’ai tout de suite vu une opportunité incroyable, on était assez alignés sur le fait de se dire que Capital c’est vraiment une marque incroyable, mais qui avait encore plein de choses à faire, plein de choses à développer et moi c’était ce challenge qui m’a beaucoup plu.

Mais dans votre vie d’avant, par exemple quand vous étiez startuper, je crois que vous avez aussi travaillé dans la finance à New York, vous avez fait pas mal de voyages… Quels souvenirs gardez-vous de avant la télévision ?

J’en garde de super bons souvenirs, je discute encore d’ailleurs avec plein d’anciennes personnes avec qui j’avais l’habitude de travailler. Il y a quand même un lien, c’est-à-dire que dans Capital le but c’est d’être les premiers à voir des nouvelles tendances, de traiter des startups qui vont se créer et dans ce sens-là je reste en contact avec le milieu des startups, parce que c’est encore là que l’on peut avoir de très bonnes sources d’inspiration de sujet. Donc en fait ce n’est pas une rupture énorme qui s’est passée d’un point de vue « écosystème fondamental ».

Votre magazine Capital attire 2.5 millions de téléspectateurs en moyenne, comment expliquez-vous que vous êtes très peu suivis sur les réseaux sociaux alors que l’émission marche pas mal ? Par exemple, sur Twitter j’ai relevé 2500 followers ou encore sur Facebook 1100 personnes, alors que pour le présentateur qui vous avait précédé, au contraire, Capital était une sorte de « booster » en terme de notoriété. Comment vous l’expliquez ? Vous pensez que les gens s’identifient plus au programme qu’à vous ?

Au contraire, je pense que les précédents présentateurs avaient tous fait beaucoup d’antenne, et étaient finalement déjà connus du public. Moi le public m’a découvert l’année dernière, on fait les choses par étapes. La notoriété c’est aussi quelque chose que j’ai découverte, qui prend de l’ampleur effectivement beaucoup plus maintenant ; je pense qu’il y a un temps nécessaire à ça. Je pense par exemple aux émissions de l’été où j’étais sur le terrain en action, en situation pour tester des choses, pour faire des interviews. Je pense qu’à partir de là ça a vachement boosté toute ma présence… et voilà, je pense que les choses prennent leur temps, et que c’est normal.

A part Capital, est-ce qu’il y a des émissions que vous aimeriez animer ?

Non, je suis vraiment à fond dans Capital. L’économie, c’est vraiment la matière qui me plait, l’exercice Capital, c’est l’exercice qui me plait. Ça demande énormément de temps, il y a encore beaucoup de choses à faire, et moi je préfère toujours être focus sur une chose pour la faire bien à 100% avant de commencer à considérer faire d’autres choses.

Quels sont les autres programmes que vous regardez à la télévision aujourd’hui ?

Je regarde Zone Interdite, Enquête Exclusive, des films aussi…

Et à part des programmes M6, est-ce que vous regardez un peu la TV sur les autres chaines ?

Oui, je regarde effectivement de manière globale tout ce qui se fait dans l’info, pour voir un peu les différents styles de narration, avoir des idées de sujet, voir la réalisation… Parce qu’on prête aussi une importance assez grande à la réalisation, et encore une fois je le répète, à la manière de raconter les histoires. Donc bien sûr j’ai un œil aussi sur tout ce qui se fait ailleurs.

Où voyez-vous votre avenir dans les cinq prochaines années ?

S’il y a deux ans vous m’aviez dit « Où tu te vois dans cinq ans ? », je n’aurais sûrement pas donné la bonne réponse parce que je n’aurais sûrement pas pensé à Capital. Donc de la même manière, aujourd’hui je suis super heureux dans Capital, on a beaucoup de choses à faire, beaucoup de choses pour dynamiser encore l’émission, pour se réinventer constamment, pour la développer… Donc aujourd’hui je me vois très heureux de continuer dans cette voie-là, avec Capital.

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