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« Cachez ce sein que je ne saurais voir »

Par respect pour le Pape François, dès son arrivée sur les plages de Copacabana à Rio de Janeiro, la culture brésilienne a été légèrement transformée. En effet, fesses et seins nus, corps de femmes sulfureuses sculptés dans le sable ont été recouvertes pour ne pas provoquer le regard choqué du représentant du Vatican.

Cette initiative est parvenue des artistes eux-mêmes. Les « Journées mondiales de la jeunesse » se tiennent en ce moment (du 22 au 28 juillet 2013). Ils sont sculpteurs : “Mon travail, c’est de sculpter des femmes en sable, mais par respect pour le pape et pour le lieu qu’il va bénir, j’ai changé leur tenue”. Ubiratan dos Santos gagne sa vie avec son travail et ses œuvres qu’il expose sur les plages de Copacabana : des femmes sculptés aux courbes sensuelles prenant des poses affriolantes. Ce geste est un signe mais plus fort que cela, une sculpture du pape François assis dans un fauteuil sous un vrai palmier, réalisée pour l’occasion, sa traditionnelle femme allongée sur le ventre en string revêt désormais… une petite jupe plissée. Devant elle, le symbole de Rio : une statue du Christ Rédempteur aux bras ouverts, également en sable.

L’union fait la foi

C’est tout le collectif d’artistes qui a voté l’accord de revêtir les statues, par crainte. Le Brésil est un pays très croyant et c’est pour eux l’occasion de se faire remarquer par le pape et obtenir ses faveurs pouvant influer sur leur vie. “Je veux que le pape nous bénisse tous, nous avons besoin de sa foi”, souligne Ubiratan. Rio est la ville de la sensualité incarnée et il est difficile de le cacher aux yeux de notre cher pape. Ce n’est pas de la pudeur mais du respect dont il s’agit ici. “C’est une ville exubérante. Il ne s’agit pas de pudeur ou non, les courbes sont dans l’imaginaire de la ville et il n’était pas nécessaire de couvrir les sculptures”.

L’incompréhensible

Au Brésil, le culte du corps est plus qu’ancré dans les esprits. Les femmes se prélassent en mini string qu’un bout de ficelle en cacherait très certainement plus. Pourtant l’incroyable mais vrai est aussi imprimé, voir pyrogravé, dans les mentalité : le topless est formellement interdit de par les coutumes du pays.

Pour ces JMJ, ni les fidèles, ni le pape n’auront l’occasion de se rincer l’œil sur quel que bout de corps apparent. Il ne reste que le sable massant les pieds servant aussi pour provoquer la créativité recherchée par le pays de la samba.

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