Selon le quotidien El Pais, l’ancien président catalan est parti en avion lundi matin pour Copenhague au Danemark, où il n’est pas protégé contre le mandat d’arrêt européen lancé par Madrid.

Le journal espagnol a publié une photo de Carles Puigdemont à l’aéroport de Bruxelles où son avion a décollé aux environs de 8 heures. Le journal La Vanguardia a même posté sur Youtube la vidéo de l’arrivée de l’ancien journaliste à l’aéroport belge :

Le chef de file séparatiste est censé participer à un colloque intitulé : « La Catalogne et l’Europe à la croisée des chemins de la démocratie ? » à 14 heures à l’université de Copenhague.

Cette conférence a lieu alors que les négociations pour le choix du président catalan battent leur plein : le 21 décembre, les indépendantistes avaient retrouvé une majorité absolue  au parlement régional.

Aujourd’hui, Roger Torrent, le président du parlement catalan doit annoncer le candidat qu’il propose aux élus pour diriger la région. Sa décision sera débattue puis votée à la fin du mois. Le principal candidat n’est autre que M. Puigdemont. Mais l’ancien maire de Gérone veut être investi à distance, chose que le gouvernement espagnol juge illégale.

Dans un communiqué publié dimanche, le Parquet espagnol a indiqué qu’il « agira immédiatement pour demander au juge d’instruction de la Cour suprême d’activer le mandat européen d’arrêt (…) afin de demander à l’autorité judiciaire danoise l’arrestation de l’inculpé ».

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Que risque Carles Puigdemont ?

Si le mandat d’arrêt européen est émis et que Carles Puigdemont est arrêté, il risque  jusqu’à 30 ans de prison, au titre des violences lors des manifestations qui ont eu lieu quelques jours avant le référendum. Ce point est encore questionné.

Ce n’est pas la première fois qu’un ancien dirigeant est poursuivi : Arthur Mas, l’ancien président de la généralité de Catalogne de 2010 à 2016, avait été condamné pour avoir organisé en novembre 2014 une consultation sur l’indépendance. Finalement, en mars dernier, sa peine n’avait été que de deux ans d’interdiction d’exercice de fonctions publiques électives.

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